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17/02/2011

Cassez:Trop ou pas assez!

Une affaire compliquée que celle-là.Pourquoi donc ne pas examiner d'autres sons de cloches.

sarko carla mexique.jpg
Vacances privées du couple présidentiel au Mexique(2009).C'est à cette occasion que notre Vénéré avait demandé à Calderon d'avoir le bonté de gracier Mlle Cassez.Ce dernier avait refusé au nom de l'indépendance de la justice dans son pays.Un peu comme chez nous,le président ne peut pas faire ce qu'il veut avec les juges.
Tout se permettre,oui!

 

Affaire Cassez: qui a menti ?


La presse, l'opposition et le gouvernement français continuent de présenter Florence Cassez comme la victime expiatoire d'une Justice mexicaine nécessairement aveugle et corrompue. Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Bertrand Delanoë et Martine Aubryse sont mis d'accord la semaine dernière pour inscrire ensemble le Mexique entier au ban des nations... Leur conviction commune repose sur une méthode est très simple : il suffit de faire abstraction de tous les éléments à charge, depuis les aveux des complices jusqu'aux témoignages des victimes, qui comptent ici pour rien!

 Dans cette affaire, même les parents de Florence (Bertrand et Charlotte Cassez) n'ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au Président de la République en affirmant qu'ils ignoraient tout eux aussi des activités criminelles d'Israel Vallarta Cisneros - l'amant de Florence, arrêté en même temps qu'elle le 9 décembre 2005 - au point de ne l'avoir jamais rencontré ! (Florence Cassez elle-même a rétabli la vérité dans son livre, A l'ombre de ma vie, paru longtemps après la première rencontre de ses parents avec Nicolas Sarkozy.)

Deux photos publiées dans la presse mexicaine - mais jamais dans la nôtre ! - prouvent en effet les joyeuses relations établies de longue date entre la famille Cassez et le chef du gang Los Zodiacos: sur la première, on découvre Bertrand Cassez et Israel Vallarta en train de trinquer ensemble, de façon fort conviviale, dans des coupes en argent, tandis que la seconde (prise un autre jour) atteste du fastueux accueil réservé aux parents de Florence au sein du ranch "Las Chinitas", à 29 km de Mexico...

 "On te sectionne une oreille, ou on te coupe un doigt ?"

"Las Chinitas"... Le ranch qui servait de repaire au gang "Los Zodiacos", convaincu d'une dizaine d'enlèvements et de plusieurs assassinats, excusez du peu ! La maison où habitaient Florence (qui l'a reconnu, la police y ayant saisi tous ses effets personnels sous ses yeux) avec son amant, Israel Vallarta Cisneros, chef d'une bande de criminels spécialisés à Mexico dans le rapt des femmes et des enfants de bourgeois aisés... La maison même où Cristina Rios Valladares, son mari Raul et leur fils Christian (les derniers otages du gang) furent conduits le 19 octobre 2005, les yeux bandés, ligotés à l'arrière d'une grosse 4x4, après avoir été capturés par trois hommes armées de fusils de guerre dans une banlieue bourgeoise de la capitale mexicaine.

... Le ranch où Florence Cassez elle-même s'est occupée généreusement de nourrir les otages du gang et de leur administrer des calmants. Elle s'intéressait de près au petit Christian, 11 ans, dans le but évident d'accélérer le versement de la rançon : "- Qu'est-ce qui te ferait le plus mal, Christian, qu'on te sectionne une oreille ou qu'on te coupe un doigt ?" (Certains soutiennent que Florence, beaucoup moins inhumaine qu'on pourrait le penser, se serait finalement contentée de prélever un peu de sang au garçon, pour y tremper une oreille sectionnée par le gang sur un petit cadavre, et faire porter le tout à la famille qui tardait imprudemment à s'exécuter, mais nous ne sommes certain de rien !)

... Le ranch où Cristina Rios Valladares comprit très vite qu'elle avait affaire à la concubine d'Israel Vallarta. D'autant plus vite que le chef du gang provoquait chez sa compagne de formidables colères chaque fois qu'il venait bousculer sa victime et en abuser sexuellement : "Si tu continues à la sauter, je me vengerai sur elle, et tu n'auras pas ta rançon !"

Quand l'évidence compte pour rien

A qui fera-t-on croire en effet qu'une "fiancée" qui s'occupe de si près des affaires du gang "Los Zodiacos", dans une maison bourrée d'armes de guerre et de munitions, une fiancée qui assiste au viol de la mère retenue en otage, lui administre des sédatifs et prélève le sang de son petit garçon, oui, à qui fera-t-on croire que cette femme ignorait tout des agissements criminels de ses compagnons ?

La réponse est simple : on le fait croire aux Français; on le fait croire à Nicolas Sarkozy, qui vient de recevoir à nouveau les parents de Florence; on le fait croire à Michèle Alliot-Marie, qui continue en vain de négocier avec le gouvernement mexicain le transfert en France de l'intéressée ... L'homme qui s'est fait connaître par son courage personnel pour sauver la vie des enfants, lors d'une prise d'otages dans une école maternelle de Neuilly, assume aujourd'hui - peut-être sans le savoir  - la défense publique d'une complice amoureuse mais parfaitement consciente et extrêmement active d'odieux criminels mexicains !

Pour soutenir le contraire, il faudrait pouvoir invalider de façon définitive le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père fou de douleur et un enfant terrorisé, que ses parents conduisaient à l'école quand l'horreur a surgi. Invalider aussi celui d'un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des "Zodiacos" avec son compagnon Israel Vallarta :

"Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s'isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l'organisation... Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons... Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d'otages... Ils estimaient que ces informations stratégiques n'avaient pas lieu d'être partagées." (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico.)

L'Agence France-Presse a publié aussitôt un communiqué qui se garde bien d'entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous nos journaux ont emboiîé le pas, en rang par quatre, pour éviter d'avoir à s'interroger... Le mensonge par omission, sélection et orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les plus grands médias, est bien le plus sournois de tous, parce qu'il nous prive sans le dire des éléments indispensables à l'objectivité et à la liberté de notre propre jugement.

Le mensonge par omission nous est devenu quotidien

A qui fera-t-on croire aussi qu'il ne se trouve même plus un seul journaliste, dans les salles de rédaction françaises, pour passer quelques coups de fil à ses correspondants mexicains et aller voir sur internet, en langue espagnole, comme nous l'avons fait, ce que nous disent les photos, les dates, les faits, les témoins ?

Une fois de plus, face au "mythe Cassez" - la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues - les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l'aveu des comparses et l'évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la désinformation systématique est devenue notre pain quotidien.

Il fut un temps où Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur puis candidat à la magistrature suprême, rassurait beaucoup de Français en plaidant l'écoute privilégiée des victimes, et la fermeté sans faille des pouvoirs publics contre toutes les formes de délinquance ou de criminalité. N'aurait-t-il plus le choix des vraies causes à défendre, depuis qu'il est devenu Président, qu'il a épousé Carla et qu'il habite l'Elysée ?

©Hugues Kéraly/Sedcontra.fr

 http://www.sedcontra.fr/La-Une/Affaire-Cassez-qui-a-menti...

A voir en complément:

http://www.sedcontra.fr/La-Une/Je-mappelle-Cristina-Rios-...

http://www.rue89.com/2009/03/04/les-sarkozy-seul-recours-...

Sarkozy:Faut pas chatouiller le Mexicain!

 

mexique ambassade.jpg

Le titre de mon blog n’a jamais été autant justifé.L’armée mexicaine,celle de ceux qui nous gouverne à la va-je -te pousse non contente de nous imposer sa politique néfaste et suicidaire s’en va donner des leçons à qui veut bien l’entendre.Jouer à l’armée mexicaine chez les autres en somme.Sauf que le vrais Mexicains n’ont pas marché dans les délires de notre président,l’armée mexicaine,c’est nous qui lui ont fait dire à notre polichinelle.Lui qui se croit autoriser à nous prendre pour des billes dans notre pays s’en va à faire croire des vessies pour des lanternes aux Mexicains.Le Mexicain est rebelle et fier.Il est comme ça,comme son leader historique Sancho Panza.Il est chatouilleux le mexicain.Je dis bien le Mexicain,le peuple mexicain.Qu’on s’occupe de ses affaires ne lui plait pas tant que ça surtout quand il sent qu’on le prend pour un mexicon.Et ce ne sont les propos apaisants(sic) de notre Vénèré d’hier qui vont les calmer.Notre Méprisant s’est encore pris les pied dans le tapis,une fois de plus….D’ici qu’il nous plante une guerre avant 2012,y’a pas des kilomètres.Je le vois à bien partir à l’assaut de la Cote d’Ivoire.On verra.

Ci-dessous vous trouverez le texte de l’éditorial de la Charente Libre et de l’interview de M.Carlos Fuentes.Paroles justes méritent d’être reproduites.

Paris- Mexico:c'est pas encore la guerre

Nicolas Sarkozy a décidément un problème avec les juges. Les nôtres. Mais aussi ceux du Mexique. Chez nous il les trouve laxistes. Au Mexique il les voit au mieux faibles, au pire corrompus. Ici, il les rêverait plus dociles et ne verrait aucun inconvénient à ce qu'ils soient totalement aux ordres de l'exécutif. Mais du côté de Mexico, il leur reproche sans ambages d'être à la botte du pouvoir politique. En France, ses accusations après le meurtre horrible de Laëtitia ont mis le monde judiciaire sens dessus dessous.
L'affaire Florence Cassez est, elle, en train de provoquer une crise diplomatique d'une ampleur inédite entre Paris et Mexico. Ces deux cas sont assez révélateurs de la méthode Sarkozy. On y retrouve d'abord la manière dont l'hyper-président fait preuve - forcément... - d'hyper-réactivité face à la détresse des familles des victimes. Il les reçoit systématiquement. Jusqu'à dix fois pour les parents de Florence Cassez... Autre ingrédient: la compassion. Sincère, même si la dimension com' et les arrière-pensées électorales ne sont jamais tout à fait absentes.
Toujours résolument du côté des victimes, Nicolas Sarkozy n'aime rien tant, lui l'ancien avocat, que de prendre la posture de l'implacable justicier pourfendant ici de «graves dysfonctionnements» ou parlant plus haut encore que Michèle-Alliot Marie lorsqu'elle évoque un «déni de justice» commis par la cour de cassation de Mexico. Et peu importe les contradictions et les outrances, les approximations et les risques de retour de boomerang ! Quand on a érigé la «rupture» en art de gouvernement, on ne va pas s'embarrasser de tels détails...
Cette forme de volontarisme à tous crins témoigne d'un engagement personnel fort qu'on peut certes saluer tant il change d'une certaine pusillanimité trop répandue. Mais elle a malheureusement ses revers. C'est ainsi qu'après le rapport sur le suivi du présumé meurtrier de Laetitia remis au Garde des Sceaux, rapport qui met hors de cause les magistrats, ceux-ci attendent - sans trop y croire - des excuses élyséennes... C'est ainsi également qu'après avoir été d'une rare arrogance en annonçant publiquement lundi soir que chaque manifestation de l'année du Mexique en France serait dédiée à Florence Cassez (un souhait émis par la prisonnière elle-même...), Nicolas Sarkozy a dû se livrer hier à un exercice de rétro-pédalage qui valait mea culpa.
C'était bien la peine de mettre la barre aussi haut et de monter le ton si fort pour (se) faire la leçon en déclarant qu'«il faut garder son sang-froid». Hier Robert Badinter glissait qu'il aimerait que la parole du Président soit «une parole rare et pesée». On ne saurait mieux dire. Sauf de prier l'ancien Garde des Sceaux de Mitterrand d'adresser le même conseil de retenue à ses amis socialistes quand eux aussi oublient que le Mexique est peut-être malade de sa criminalité et de sa corruption, mais que c'est un état souverain.

Jacques Guyon

http://www.charentelibre.fr/2011/02/16/paris-mexico-c-est-pas-encore-la-guerre,1021777.php

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Carlos Fuentes soutient l'année du Mexique en France,mais pas le président français qu'il traite de "dictateur de république bananière".

 Suite au rejet par la justice mexicaine, jeudi, du pourvoi en cassation de la Française Florence Cassez, condamnée à 60 années de prison pour enlèvements, le gouvernement français a décidé de lui dédier L'année du Mexique en France. Lundi, le gouvernement mexicain s'est retiré de l'évènement. Pour l'auteur mexicain Carlos Fuentes, qui s'exprimait mardi 15 février sur la radio Formato 21, faire de L'année du Mexique en France et l'affaire Cassez une seule et même histoire est une "stratégie destinée à redorer le blason du chef d'Etat, Nicolas Sarkozy, en perte de popularité" (El Universal.com). "Lorsque le président français déclare que chaque événement de L'année du Mexique sera introduit par un hommage fait à Florence Cassez, c'est à dire, une personne jugée et condamnée au Mexique, cela transforme la manifestation en un événement politique et judiciaire", peut-on lire sur Milenio.com. Pour le Prix Cervantes 1987, Nicolas Sarkozy se conduit ici comme le "dictateur d'une république bananière" en quête de popularité. "Les relations culturelles" entre deux pays "sont une chose", les "relations politiques, judiciaires et diplomatiques en sont une autre" déclare t-il. L'auteur se rendra aux évènements auxquels il est invité, bien qu'il soit en profond désaccord avec la politisation de l'évènement, déclarant souhaiter contribuer à faire perdurer "ce programme enraciné dans la grande amitié franco-mexicaine". 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/affaire-cassez-carlos-fuentes-attaque-nicolas-sarkozy_963199.html

A voir :

universal.jpg

http://www.eluniversal.com.mx/impreso/wportada_20110215.pdf

 
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