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18/11/2014

Ump:Darmanin le magicien

Ump:Darmanin le magicien

D’aucuns promettent un grand avenir politique à celui qui est devenu le porte parole du candidat Sarkozy,force est de constater qui a le choix en terme de parole.Pour l’abrogation devant la manif pour tous et le printemps français,contre devant ce qui reste de gay lib à l’ump…..Ce n’est plus porte parole qu’il est ce monsieur mais porteur des paroles.A chacun la sienne !

Notons que si le malheureux rater sa prometteuse carrière politique,il pourrait se envisager une grande carrière de prestidigitateur.L’élève va vite dépasser le maître en terme de bobard,de culot ou d’arrangements avec la vérité,grande spécialité de notre vedette internationale.

 

Plus sérieusement,M.Sarkozy n’a cessé depuis le dernière campagne présidentielle de nous assurer de sa volonté de donner la parole aux français par voie référendaire.Sur tous les sujets présentant des blocages ou de distorsions dans notre société il faut "referender",il n'y a pas plus belle occasion de nous montrer ce qu'il sait faire si les textes en vigueur le permettent. 

68% des français sont favorables au mariage et 53 % à l’adoption par des couples homosexuels,58% des sympathisants de l’ump sont pour le mariage,ainsi M.Sarkozy abrogerait une loi qui ne pose aucun problème d’ordre public au contraire de ce nous qu’assuraient les gredins de l’ump,qui trouve l’assentiment dune large majorité de français et d’électeurs de droite,singulière vision de la différence entre majorité et minorité.Que ce soit en démocratie ou en république,ça compte M.Guaino !

Ainsi ce serait un bande d’excités - 6000 dit on – mélange de sympathisants de la manif pour tous et du printemps français que M.Copé a voulu absolument agréger à l'ump qui feraient la loi dans ce pays.

L’ump nous a joué l’air du référendum quand les débats sur ce projet de loi ont commencé,exigeons si la droite revenait en 2017 un référendum sur une éventuelle abrogation de la loi Taubira et sur le projet que proposerait le nouveau gouvernement.

Ce sera la meilleure des occasions pour M.Sarkozy qu’il tient ses promesses au plan de son prurit référendaire et démontrait pour le coup qu’il n’est plus le menteur invétéré qu’il est encore aujourd’hui.

Je rappelle qu’en 2017 cette loi aura 4 ans  d’ancienneté,celui ou celle qui va s’amuser à la remettre en cause aura beaucoup à faire pour convaincre les français qui entre nous n’ont rien à faire que des homos se marient dés lors qu’eux ne sont pas perturbés.Ce que fait ton voisin ne te regarde pas,ce que tu fais ne regarde que toi,voila la règle que la plupart de nos compatriotes ont adoptée,il est clair que ce ne sont pas  les résidus de manif pour tous,du printemps français  - combien seront-ils en 2017 - qui iront pas bousculer cet équilibre.

 

 

13/05/2014

UMP:Les mots pour dire ce quelle n’a pas le courage de dire elle même!

UMP:Les mots pour dire ce quelle n’a pas le courage de dire elle même!

La droite, sans vergogne…

le 4 mai 2014 16H00 | par 

Jacques Attali

Que le président actuel,et ses gouvernements successifs,n’aient pas encore réussi à sauver le pays, personne ne peut le contester : le chômage a, depuis 2 ans, augmenté de 500.000 personnes et la dette publique de 150 milliards ; le déficit extérieur atteint des niveaux extrêmes. Les départs de cadres, de jeunes, de chercheurs, de fortunes, de centre de décisions, se sont accélérés. Et, depuis deux ans, les réformes tardent à commencer.

Mais la droite française est la plus mal placée pour le dénoncer. Ses dirigeants ont pourtant atteint le sommet de l’impudeur avec leurs déclarations au moment du débat au Parlement du plan d’économies. Selon eux, la gauche n’aurait fait, depuis deux ans, que défaire un pays où tout allait bien. Et on les a entendus, sans vergogne, recommander à la gauche de se lancer d’urgence dans des réformes qu’ils n’avaient pas osé entreprendre quand ils étaient au pouvoir.

Il faut donc rappeler quelques vérités, que la droite aurait tort d’oublier :

  1. Le pays allait très mal quand la gauche a pris la relève. Pendant le mandat du président précèdent (qui a,comme son successeur, bien géré les crises internationales), presque aucune réforme d’importance n’a été lancée pour moderniser le pays. Il n’y eut que quelques ébauches, bien trop timides, portant sur les universités, le droit du travail, la concurrence, la représentativité syndicale et le statut de l’entrepreneur.
  2. La droite, comme la gauche, sait ce qui est nécessaire ; et il y a dans ce pays un consensus implicite de toutes les élites, politiques et syndicales, sur ce qu’il convient de faire pour moderniser le pays : rendre plus efficaces et plus justes les dépenses publiques, en particulier le financement du logement et des prestations sociales ; prolonger la durée du travail au rythme de l’augmentation de l’espérance de vie ; supprimer les départements ; concentrer la formation professionnelle sur les chômeurs ; développer la formation par alternance ; mettre en place une dévaluation fiscale pour améliorer la compétitivité ; développer la recherche ; relancer des grands investissements d’infrastructure ; briser les rentes des professions règlementées, des taxis aux commerces ; promouvoir la transition énergétique ; libérer les initiatives individuelles en particulier en renforçant les petites et moyennes entreprises; concentrer les moyens de l’éducation sur l’enseignement préscolaire. Et bien d’autres.
  3. La droite ne peut prétendre qu’elle n’a pas eu le temps de faire ces réformes. Elle a été au pouvoir sans interruption pendant dix ans. Au lieu de réclamer à la gauche de revenir sur les 35 heures, ou de faire des économies, ou d’élargir le travail le dimanche, elle doit donc s’excuser auprès du pays pour ne pas avoir eu le courage de le faire quand elle en avait le pouvoir.
  4. La droite ne peut prétendre que la crise lui interdisait de faire des réformes. Les autres pays d’Europe se sont justement réformés massivement pendant une crise, de l’Allemagne à la Grèce, de la Grande-Bretagne à l’Italie. De l’Espagne à la Suède. Et en France, les gouvernements de Lionel Jospin et de Jean-Pierre Raffarin ont démontré que, en cas d’abondance, on ne réforme pas d’avantage.
  5. La droite est responsable de la brutalité des réformes lancées aujourd’hui, parce qu’elle a laissé tout empirer : par exemple, si les économies budgétaires et la réforme de la formation professionnelle avaient commencé dès 2009, comme cela avait été proposé, on aurait aujourd’hui 500.000 chômeurs de moins et 10 points de PIB de dette publique en moins. Et la gauche n’aurait pas eu à lancer en catastrophe, avec courage, un plan de 50 milliards d’économies, qui sera sans doute insuffisant.
  6. La droite doit donc faire amende honorable et admettre ses propres erreurs. Car c’est d’elles qu’on apprend. Elle doit se faire un moment discrète, ne serait-ce que pour se préparer, éventuellement, à mieux gouverner la prochaine fois que les électeurs lui en donneront la charge.

Plus généralement, la classe politique française reste à des années-lumière de la maturité du peuple qu’elle est censée conduire. Et si les hommes politiques d’aujourd’hui ne sont pas capables d’affronter la vérité, et leurs erreurs, d’autres surgiront. De nulle part.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/05/04/la-droite-sans...

 

07/05/2014

UMP:Le coup du referendum ils nous l’ont déjà fait… Pourquoi un referendum en 2014 alors que eux l’ont refusé en 2010

UMP:Le coup du referendum ils nous l’ont déjà fait…

Pourquoi un referendum en 2014 alors que eux l’ont refusé en 2010

Raffarin : "Un gouvernement qui ne sait pas où... par Europe1fr

 M.Raffarin,les gaullistes,les vrais pas ceux de l’ump,n’ont pas oublié le oui mais de M.Giscard…..

 

Ce petit de coup de vice,l’ump nous l’a déjà fait à l’occasion de l’adoption de la loi sur le mariage pour tous avec le succès qu’on sait.Aujourd’hui,rien n’empêche le groupe UMP à l’assemblée nationale de déposer une motion référendaire et la présenter au vote de ensemble des députés.Ils ne la présenteront pas car ils savent qu’il perdront …C’est plus facile d’agiter les bras,brasser de l’air et passer à autre chose dans quelques jours pour passer à une  prochaine querelle tout autant inutile que celle là.

Ils passent leur temps à nous faire perdre du temps tout en demandant d’aller plus vite.

Demander un référendum sur la réforme territoriale c’est bien,ça va faire plaisir aux quelques abrutis qui s’abreuvent aux paroles de M.M.Raffarin ou Bertrand,qui croient en les sornettes de ces gredins,ça fait de la mousse pendant 2 ou 3 jours,la difficulté c’est que de demander ce qu’on a refusé lors de la dernière réforme proposée par le gouvernement Fillon à propos de la création des  conseillers territoriaux est fort hasardeux compte tenu de la différence de méthodes depuis l’arrivée de M.Valls à Matignon.

En ces temps bénis quand la France était devenue la première puissance du monde,M.Hortefeux répondait en ces termes à  M.Bel et Mme Cohen Seat qui demandaient un referendum sur la réforme des conseillers territoriaux,je le cite sans rire en relisant sa conclusion » La même logique d'opposition systématique est àl'œuvre aujourd'hui. » ou « L'enjeu est majeur : il s'agit de débattre sereinement, au Parlement, de l'organisation territoriale de la France. ».

I. Pour ma part, je ne partage pas ce curieux raisonnement qui consisterait, pour un parlementaire, à souhaiter se dessaisir de ses fonctions législatives.

  • Comprenez-moi bien, il ne s'agit évidemment pas pour moi, aujourd'hui, de faire le procès du referendum.

Nous savons tous que l'article 3 de notre Constitution en fait l'un des moyens d'expression du peuple souverain : "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum".

Mais nous savons tous aussi que, dans notre tradition républicaine,la démocratie représentative est, si j'ose dire, la règle, quand la démocratie référendaire est l'exception.

J'ai à l'esprit la formule de Benjamin CONSTANT : la démocratie représentative, c'est "une procuration donnée à un certain nombre d'hommes par le peuple, qui veut que ses intérêts soient défendus".

  • Cette formule reste pleinement d'actualité. Je crois profondément que le débat parlementaire constitue la garantie d'un examen exhaustif, par la sérénité qu'il apporte, autant que par l'expertise qu'il comporte.

Comment expliquer à nos concitoyens que les parlementaires qu'ils ont élus au suffrage universel renonceraient, en quelque sorte, à leur devoir de législateur ?

Comment expliquer, surtout, que des membres de la Haute assemblée – dont la mission constitutionnelle consiste précisément à représenter les collectivités territoriales –, souhaiteraient ainsi être dessaisis d'une réforme essentielle pour l'avenir de ces mêmes collectivités ?

Il y a là, à tout le moins, un certain paradoxe.

Cette motion, ou devrais-je dire cette forme de démission, qui peut l'entendre ? Qui pourrait l'accepter ? Personne !

Le sénateur COURTOIS au nom de la commission des lois, comme le sénateur BUFFET au nom du groupe UMP et le président ABOUT au nom du groupe de l'Union centriste, ont été, à cet égard, particulièrement éloquents.

Que les députés et sénateurs ump prennent donc toutes leurs responsabilités.

Sauf que sous couvert de grandes déclarations de principe a propos de cette réforme,la vérité toute simple est que lump veut faire capoter cette réforme.La faire capoter d’abord parce qu’elle n’en veut pas et la droite n’en a jamais voulue – c’est la droite famille Giscard dont M.Raffarin était un des principaux partisans qui a fait perdre le référendum en 1969 – ensuite en utilisant l’argument du référendum alors qu’on sait que tout cela finira par un vote négatif et l’occasion de demander le départ du président de la république.

Pour l’heure,il faut que le premier ministre s’en tienne aux arguments de M.Hortefeux qui,comme nombreux nous sommes à le considérer,est en terme d’argument un champion.

Pas de référendum en 2010,pas de référendum 2014 et cela pour les mêmes motifs.

Quand l’UMP exigeait encore un referendum…

Exigeons un référendum sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe

Alors que plus d’un million de personnes ont manifesté leur opposition au projet de loi sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, François Hollande et le Parti Socialiste refusent toute discussion.

Nous demandons solennellement à François Hollande de consulter les Français par référendum sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.

http://www.u-m-p.org/agir/je-signe-la-petition/exigeons-u...

 

 

 

Quand l’UMP refusait un référendum

 20.01.2010 - Réponse à la motion référendaire déposée par les présidents des groupes PS et communiste au Sénat Jean-Pierre Bel et Nicole Borvo Cohen-Seat

22 janvier 2010

 Intervention de M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales au Sénat, le 20 janvier 2010, en réponse à la motion référendaire déposée par les présidents des groupes PS et communiste au Sénat Jean-Pierre Bel et Nicole Borvo Cohen-Seat.

- Seul le prononcé fait foi -

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Président de la commission des lois,
Monsieur le Rapporteur,
Monsieur le Rapporteur pour avis,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

J'ai écouté avec la plus grande attention ce qui s'est dit depuis le début de cet après-midi sur la supposée nécessité qu'il y aurait à soumettre au referendum le projet de loi de réforme des collectivités territoriales.

Je voudrais à présent, au nom du Gouvernement, vous faire part de quelques observations.Bien que figurant dans le règlement du Sénat depuis 1959, la motion référendaire est une procédure rarement utilisée. Entre 1984 et 2006, c'est-à-dire en 22 ans, elle n'a été employée qu'à cinq reprises. J'observe, néanmoins, que depuis quelques temps, l'opposition semble redécouvrir cette procédure : c'est, en effet, la deuxième fois, en seulement deux mois, que la Haute assemblée va devoir se prononcer sur une telle motion - après celle présentée par les groupes PS, PC et RDSE et écartée, à propos du projet de loi relatif à La Poste.

A croire que ce qui était une procédure exceptionnelle semble devenir, dans l'esprit de certains, un effet de séance presque habituel !

I. Pour ma part, je ne partage pas ce curieux raisonnement qui consisterait, pour un parlementaire, à souhaiter se dessaisir de ses fonctions législatives.

  • Comprenez-moi bien, il ne s'agit évidemment pas pour moi, aujourd'hui, de faire le procès du referendum.

Nous savons tous que l'article 3 de notre Constitution en fait l'un des moyens d'expression du peuple souverain : "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum".

Mais nous savons tous aussi que, dans notre tradition républicaine,la démocratie représentative est, si j'ose dire, la règle, quand la démocratie référendaire est l'exception.

J'ai à l'esprit la formule de Benjamin CONSTANT : la démocratie représentative, c'est "une procuration donnée à un certain nombre d'hommes par le peuple, qui veut que ses intérêts soient défendus".

  • Cette formule reste pleinement d'actualité. Je crois profondément que le débat parlementaire constitue la garantie d'un examen exhaustif, par la sérénité qu'il apporte, autant que par l'expertise qu'il comporte.

Comment expliquer à nos concitoyens que les parlementaires qu'ils ont élus au suffrage universel renonceraient, en quelque sorte, à leur devoir de législateur ?

Comment expliquer, surtout, que des membres de la Haute assemblée – dont la mission constitutionnelle consiste précisément à représenter les collectivités territoriales –, souhaiteraient ainsi être dessaisis d'une réforme essentielle pour l'avenir de ces mêmes collectivités ?

Il y a là, à tout le moins, un certain paradoxe.

Cette motion, ou devrais-je dire cette forme de démission, qui peut l'entendre ? Qui pourrait l'accepter ? Personne !

Le sénateur COURTOIS au nom de la commission des lois, comme le sénateur BUFFET au nom du groupe UMP et le président ABOUT au nom du groupe de l'Union centriste, ont été, à cet égard, particulièrement éloquents.

  • Je voudrais, en outre, insister sur un point qui me paraît fondamental.

Là où le referendum n'offre par définition qu'une réponse binaire – soit oui, soit non – à une question fermée, la procédure parlementaire a l'immense avantage d'autoriser une discussion ouverte ! Des arguments sont échangés, des positions sont rapprochées, des amendements sont déposés.

Et ces amendements, je vous le dis clairement : nous les appelons de nos vœux dès lors qu'ils sont utiles et qu'ils viennent conforter la démarche de réforme que le Gouvernement propose ! Nous ne nous sentons pas propriétaire de chacun de ses alinéas !

Je n'imagine pas que les sénateurs socialistes et communistes, dont beaucoup sont aussi – faut-il le rappeler – des élus locaux, trouvent inutile de prendre part cette discussion !

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Dépassons les manœuvres d'obstruction, évitons les fausses querelles et comme je vous le disais hier ici à la même place, tenons-nous éloignés des facilités, des caricatures ou des postures.

L'enjeu est majeur : il s'agit de débattre sereinement, au Parlement, de l'organisation territoriale de la France.

Adopter aujourd'hui, sur ce texte, en ces lieux, une motion référendaire, ce serait interdire au Sénat de débattre d'une loi fondamentale pour les collectivités territoriales ! Ce serait aussi absurde que d'interdire au Gouvernement de gouverner !

II. Alors, deux mots, tout de même, sur le fond.

Permettez-moi de vous dire que votre argumentation est littéralement, comme le disent les juristes, "inopérante".

Non, ce projet de loi n'instaure pas une "recentralisation" comme vous essayez vainement de l'insinuer. Avouez que, sur ce point, la ficelle est tout de même un peu grosse !

Instituer un élu local puissant, le conseiller territorial, pour simplifier, clarifier, mieux articuler nos collectivités, est-ce recentraliser ?

Donner la liberté aux départements et aux régions de se regrouper volontairement, sans que la loi n'impose les contours de ces regroupements, est-ce recentraliser ?

Proposer que les conseillers communautaires soient demain élus au suffrage universel direct, est-ce recentraliser ?

Donner la liberté aux communes qui le souhaiteront de créer une métropole, non pas d'après une liste établie depuis Paris, comme je l'ai entendu hier sur vos bancs, mais sur la base du volontariat et à partir d'une dynamique de territoires, est-ce recentraliser ?

Confier à nos commissions départementales de coopération intercommunale, qui sont composées d'élus, le pouvoir d'imposer aux préfets des solutions alternatives dans le cadre de l'achèvement et de la rationalisation de la carte intercommunale, est-ce recentraliser ?

Et lorsque vous citez l'article 72 de la Constitution, citez-le jusqu'au bout ! : "les collectivités territoriales s'administrent librement par des conseils élus dans les conditions prévues par la loi".

Et c'est bien là, mesdames et messieurs les Sénateurs, que réside l'originalité et la spécificité de la décentralisation française : un modèle dans lequel le législateur, c'est-à-dire vous-mêmes, fixe et organise la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités.

La vérité, je l'ai dit hier, c'est que la décentralisation est notre patrimoine commun, droite, gauche et centre. Elle n'est la propriété d'aucun camp politique. Que vous le vouliez ou non, elle n'est pas figée pour l'éternité à ce qui s'est fait en 1982. La décentralisation, c'est le mouvement. Chercher à corriger ses faiblesses, que nous connaissons tous et que nous avons tous un jour ou l'autre décriées, ce n'est pas en faire le procès ou l'affaiblir, c'est au contraire la conforter, lui donner un nouveau souffle.

Mesdames et messieurs les Sénateurs,

Personne ne sera dupe de ce jeu de rôle.

Vous prenez la pose des défenseurs de la décentralisation. Pour être totalement crédibles, il eut mieux valu avoir voté, ce que précisément vous n'avez pas fait, la révision constitutionnelle de 2003 présentée par le Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN qui a consacré, à l'article 1er de notre Constitution, « l'organisation décentralisée » de notre République.

La même logique d'opposition systématique est àl'œuvre aujourd'hui.

Elle n'est pas à la hauteur des enjeux.

Je ne peux que le regretter.

http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-de-Brice-H...

 

 
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