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20/09/2012

PSA:Qui bloque la négociation…

PSA:Qui bloque la négociation…

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Le président François Hollande, qui a reçu jeudi à l'Elysée l'intersyndicale de PSA Aulnay, a promis des négociations tripartites -syndicats, direction, Etat- mais ne s'est pas engagé sur le gel du plan social, ont indiqué des syndicalistes à la sortie de la réunion.

"Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu la réunion tripartite avec le soutien ferme du président mais il ne s'est pas engagé sur un gel du plan le temps de ces négociations", a déclaré Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat majoritaire à Aulnay) à sa sortie de l'Elysée.

Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "les négociations auront lieu site par site", notamment celui de Rennes et d'Aulnay-sous-Bois, que PSA entend fermer d'ici à 2014, supprimant quelque 3.000 emplois.

Il s'agit pour les syndicats d'"obtenir le maximum de garanties sur le maintien de l'emploi, c'est une revendication unanime des syndicats", a poursuivi Jean-Pierre Mercier.

"Il va falloir que les salariés imposent leur ordre du jour (lors des tripartites) car Peugeot a dit jusqu'à présent qu'il ne voulait négocier que sur la réindustrialisation" et pas sur les 8.000 suppressions de postes annoncées mi-juillet par PSA, a-t-il insisté alors qu'une manifestation de salariés d'Aulnay était prévue non loin de l'Elysée.

Sollicité par l'AFP, le groupe PSA Peugeot Citroën s'est simplement dit "d'accord pour parler de la revitalisation des sites dans le cadre d'une négociation tripartite".

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/hollande-promet-...

Je demande solennellement  à M.Estrosi,ancien sinistre de l’industrie,grand défenseur de la cause du groupe PSA d’intervenir auprès des dirigeants de ce groupe pour qu’il engagent des négociations sérieuses sur le pan social et nos sur un hypothétique plan de revitalisation qui en tout état de cause sera financé,in fine,par le gouvernement .Le groupe PSA est directement responsable de l’état de ses finances et de ses usines,il serait temps qu’il assume ces responsabilités.

C’est au pied du, mur maçon qu’on voit le maçon,M.Estrosi va prendre sa petite truelle et aller à la rencontre de salariés d’Aulnay et des membres de la direction de PSA, responsables de cette situation.

On proposera à François Hollande de nommer cette sommité en matière industrie pour agir dans cette affaire comme médiateur.Ce serait d’intérêt général.Il ne pourrait refuser tant son gaullisme ardent le met toujours aux avants poste de l’a défense de l’intérêt national

D’autant que le triste sire n’est pas avare de critiques moins de propositions,ce sera l’occasion de voir s’il est un bon maçon.

 Puisqu’il a les solutions…

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http://www.bfmtv.com/economie/psa-christian-estrosi-sur-b...

"lorsque nous (l'UMP ndlr) avons voulu nous opposer aux fermetures d'industries, nous nous sommes toujours opposés

« Il aurait "trouvé les solutions avec monsieur Varin (...) il y a deux mois, (...) pour qu'on ne ferme pas Aulnay". »

Il devait bien se gondoler M.Varin à écouter les fadaises de ce gus qui est définitivement un imbécile plein de vent.

26/07/2012

PSA:Un peu de sérieux,ça fait pas de mal…

PSA:Un peu de sérieux,ça fait pas de mal…

PSA

La valeur du jour à Paris - PEUGEOT rebondit en Bourse.

AOF le 25/07/2012 à 10:21

(AOF) - PSA Peugeot Citroën rebondit de 3,74% à 6,476 euros. Les investisseurs réagissent favorablement à l'annonce d'un nouveau plan d'économies après sa lourde perte du premier semestre. Pénalisé par la chute du marché européen, où il a réalisé 61% de ses ventes, le premier constructeur automobile européen a enregistré sur les six premiers mois de l'année une perte nette de 819 millions d'euros contre un bénéfice de 806 millions un an plus tôt.

Le résultat opérationnel courant au niveau du groupe à l'équilibre à 4 millions, contre 1,157 milliard au premier semestre 2011. Le résultat opérationnel courant de la division Automobile est en perte à - 662 millions. Le chiffre d'affaires au niveau du groupe a reculé de 5,1% à 29,6 milliards.Le chiffre d'affaires de la division Automobile a baissé de 10,5%, "reflétant principalement la baisse des ventes de 13%". Pour 2012, le constructeur table désormais sur un repli plus prononcé du marché automobile en Europe, de l'ordre de 8%, sur une croissance de l'ordre de 7% en Chine,de 2% en Amérique Latine et de 9% en Russie. En février 2012, PSA estimait que les marchés en Europe accuseraient un recul de l'ordre de 5%, et comptait sur une croissance de l'ordre de 7% en Chine, de 6% en Amérique Latine et de 5% en Russie.Selon Peugeot, la dégradation durable de la demande en Europe rend aujourd'hui nécessaire, au-delà des mesures de réduction des coûts et de gestion du cash mises en place début 2012 et en cours d'exécution, un plan de 1,5 milliard d'euros en 2015. Ce plan ' Rebond 2015 ' permettra de dégager un cash flow opérationnel à l'équilibre fin 2014.Ce plan prévoit une réorganisation de la base industrielle française et une diminution des coûts de structure pour un impact estimé de 600 millions, annoncées le 12 juillet. Ce projet prévoit l'arrêt de la production à Aulnay en 2014, l'adaptation du dispositif industriel du site de Rennes, des mesures de revitalisation sur les sites d'Aulnay et de Rennes et l'ajustement des structures du groupe.Il prévoit également une réduction des investissements de 550 millions, après la fin des montées en charge d'investissements capacitaires en Russie, Amérique latine et Chine. La réduction sera sensible dès 2013.Enfin, ce plan comprend une optimisation des coûts de production résultant notamment de l'alliance avec General Motors pour 350 millions, la moitié des gains venant des premières synergies Achats de l'alliance, l'autre moitié des plans d'action sur les coûts unitaires de conception et de production.Ces nouvelles annonces interviennent alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et le ministre du Travail, Michel Sapin, présenteront aujourd'hui le plan de soutien du gouvernement à la filière automobile.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Le groupe vise des parts de marché de 8% en Chine d'ici 2015-2020 ;- PSA bénéficie d'une stabilité actionnariale, le groupe familial Peugeot détenant plus de 30% du capital.

Les points faibles de la valeur
- PSA est considéré comme le constructeur européen « mass market » le plus isolé. Il vend encore près de 60% de ses volumes en Europe, où il souffre de surcapacités, et sa structure de coût fixe l'empêche de générer des marges et du cash suffisant dans ses activités automobiles ;- PSA a un positionnement fort sur le segment B, le plus sensible à l'arrêt des aides gouvernementales et où la pression sur les prix est forte ;- Les analystes estiment que le plan d'amélioration des performances opérationnelles, complété récemment par de nouvelles annonces d'économies de coûts, ne sera pas suffisant pour restaurer la compétitivité du constructeur, notamment sur le segment B. Son exécution pourrait même être remise en cause par la dégradation de l'environnement économique. Le succès du renouvellement de la 208 sera déterminant ;- L'internationalisation du groupe pèse au niveau de l'EBIT du fait des investissements importants en Amérique Latine et Russie ;- La situation financière du groupe s'est nettement dégradée.
Comment suivre la valeur
- Peugeot est une valeur cyclique, directement liée à la conjoncture économique et au moral des ménages ;- L'évolution des taux d'intérêt est à observer du fait de l'importance de la vente à crédit dans le secteur (deux voitures sur trois) ;- Le groupe a scellé au printemps 2012 une alliance capitalistique avec l'Américain General Motors (Opel en Europe) qui détient désormais 7% du capital. Jusqu'ici attaché à son indépendance, le groupe avait seulement conclu des accords de coopération ponctuelle avec certains constructeurs (Fiat, Toyota, Mitsubishi ou BMW). Reste à savoir quels seront précisément les contours de cette alliance (coopération uniquement technique, accord ou non capitalistique...) afin de respecter les 3 conditions que le constructeur a toujours mises en avant pour un éventuel partenariat : une stratégie commune, des synergies significatives et la préservation de l'indépendance du groupe ;- La famille Peugeot est réputée pour sa « prudence légendaire » ;- Suivre l'évolution de la participation dans l'équipementier Faurecia, qui a été réduite à 57% suite au rapprochement entre cette filiale et Emcom.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Automobiles - Constructeurs
Le marché automobile mondial est soumis à de nombreuses alliances, que ce soit entre Daimler et Chrysler, Renault et Volvo, ou Ford et Mazda. Le mariage entre Renault et Nissan a constitué l'une des plus grandes alliances du secteur. Renault détient 43,4% de Nissan et ce dernier détient 15% du groupe français. Dans le cas de Fiat et Chrysler, le constructeur italien possède 58,5% du constructeur américain. L'étape suivante devrait être une fusion. Après avoir multiplié les coopérations techniques simples, PSA Peugeot Citroën va voir le premier constructeur automobile mondial, General Motors (GM), entrer à hauteur de 7% dans son capital. GM deviendra ainsi le deuxième actionnaire principal du groupe français, après la famille, qui détient aujourd'hui 30% des actions et 46% des droits de vote. Sur le plan opérationnel, des synergies importantes sont attendues, mais pas avant un certain temps. Les deux industriels cherchent à partager leurs plates-formes de véhicules, de composants et de modules, et souhaitent créer une société commune, destinée aux achats, pour réaliser des économies d'échelle. 

http://www.boursorama.com/actualites/la-valeur-du-jour-a-...

La singulière affaire Peugeot

L'affaire Peugeot, puisqu'il faut bien l'appeler par son nom, dépasse l'entendement. Ils sont tout de même bizarres, ces Peugeot. Peut-on concevoir, dans la France normale de 2012, de tels agissements que les leurs ? Voilà un groupe plus que centenaire, employant 200.000 personnes dans le monde, dont 100.000 en France (excusez du peu : à peine un sixième du nombre de fonctionnaires territoriaux recrutés depuis dix ans), confronté à des pertes financières importantes et à une baisse de ses ventes essentiellement liée à l'arrivée d'une crise économique d'une ampleur sans précédent en Europe. Voilà une famille industrielle française, ayant le mauvais goût de continuer de diriger ses affaires depuis Paris, de payer de considérables impôts essentiellement en France - quel toupet ! -, de vouloir faire des économies - quelle horreur ! -non pas pour s'enrichir sur le dos des travailleurs, mais pour survivre et maintenir le maximum d'emplois pour ces derniers.

Et puis quoi encore ? Quelle honte de ne pas suivre l'exemple que leur donne l'élite financière européenne et une partie de l'élite politique de ce pays ! Qui peut nommer, en France, un seul gouvernement depuis Raymond Barre, une seule grande mairie, un seul conseil régional ayant osé ces dernières années faire des économies, pour que la collectivité équilibre ses comptes et s'en sorte par elle-même, plutôt que de toujours recourir à l'argent des autres ? Celui de nos impôts ou de nos créanciers étrangers.

A défaut de suivre ces politiques-là, au moins les Peugeot pourraient-ils suivre l'autre modèle d'irresponsabilité qui triomphe aujourd'hui en Europe : celui des banquiers et financiers. Celui du chantage ( « renflouez ma banque sinon vous coulez avec moi ») ; de la tricherie pure et simple (le scandale du Libor) ; de l'amateurisme (les scandales Kerviel et consorts) ; et de l'intérêt général sacrifié sur l'autel des petits et gros profits personnels, qu'ils s'appellent carry-trades, bonus défiscalisés, golden hellos, golden parachutes, assez éloignés du vocabulaire et des pratiques de la firme au lion.

Ils sont curieux, ces Peugeot. Ils continuent de se battre pour s'en sortir par leurs propres moyens. Ils continuent de rendre des comptes à une représentation nationale qui s'est affranchie de ce genre d'exercice depuis fort longtemps - à témoin le rejet enthousiaste, la semaine dernière, de toute idée de transparence sur les indemnités des députés. Où irait-on, en effet, si l'on apprenait comment les 577 députés de l'Assemblée dépensent ou thésaurisent leurs indemnités « représentatives de frais de mandats » (sic) de 6.412 euros mensuels - plus de cinq fois le SMIC ?

Demain, Philippe Varin va donc rendre des comptes à cette représentation nationale-là. On se met, un instant de déraison, à espérer qu'un jour l'inverse se produise. Qu'un jour, des représentants de la société civile française, celle qui crée la richesse pour tous, retraités, fonctionnaires et hommes politiques inclus, viennent demander des comptes à ceux qui ont conduit le pays au bord du précipice. Qu'un jour, un homme d'entreprise comme Philippe Varin, ou comme Enrico Bondi, administrateur judiciaire de Parmalat, aujourd'hui chargé du redressement des finances de l'Italie, réapprenne à la classe politique française à faire des économies, à chasser le gaspi, à ne plus vivre au-dessus de ses moyens pour que nous survivions à la crise qui vient. Qu'un jour, la France retrouve son rang dans la compétition mondiale, et son rôle moteur dans la construction européenne, gage de notre paix et de notre prospérité futures.

On le voit : le quinquennat du président Hollande est, hélas, mal parti. Il reste un espoir pour que ce dernier, à l'instar de François Mitterrand à partir de 1983, ouvre les yeux sur la réalité de notre pays et change de direction, dans tous les sens de ce mot. Mais le temps presse. Nous ne sommes plus en 1981 : l'accélération des rythmes économiques et financiers réclame un ajustement sous deux mois, pas dans deux ans.

Edouard Tétreau est professeur affilié à HEC, associé-gérant de Mediafin, créateur du site

http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202186830410-...

Peugeot, une voiture trop française

LE CERCLE. La grave crise industrielle que connaît le constructeur Peugeot fait l’objet de nombreuses analyses. L’une des raisons expliquant la situation du constructeur français est sa faible présence dans les pays émergents, particulièrement en Chine et en Inde. Alors pourquoi une telle situation ?

La grave crise industrielle que connaît le constructeur Peugeot fait l’objet de nombreuses analyses. L’une des raisons expliquant la situation du constructeur français est sa faible présence dans les pays émergents, particulièrement en Chine et en Inde. Rappelons que l’an dernier, 22 millions de véhicules particuliers ont été vendus dans ces deux pays, soit plus du tiers que dans l’Union européenne. La part de marché de PSA en Chine est faible, 3,4 %, très loin après GM, Volkswagen ou Audi. Si GM a pu reprendre des couleurs après avoir frôlé la faillite en 2006, c’est grâce à sa présence en Chine, où désormais il vend davantage de véhicules qu’aux États-Unis. Alors pourquoi une telle situation ?

Le syndrome de la 504

Peugeot a été l’un des premiers constructeurs européens à s’être installé en Chine, dès le début des années 1980. Fort de son succès en Afrique, Peugeot a utilisé les mêmes méthodes : proposer des modèles éprouvés, dont la fiabilité est reconnue, mais un peu dépassée comme la 504, fabriquée au Nigeria jusqu’en 2005. Une attitude qui explique l’échec de Peugeot au milieu des années 1980, avec ses modèles un peu "has been", l’inusable 504 et la 505, dans un marché chinois où les Coréens et les Japonais sont déjà présents et répondent davantage aux attentes d’un consommateur plus averti. Par souci d’économie et par manque de patience, PSA s’est désengagé, avant de ne revenir qu’au début des années 2000.

Les voitures ne sont pas des parfums !

PSA a voulu capitaliser sur l’image positive de la France, associée au luxe et à un certain savoir-vivre. Le constructeur s’est parfois contenté de modifier à la marge ses véhicules (notamment en offrant des modèles tricorps) et leur accolant un nom censé attirer le client, avec des voitures baptisées Élysée. Mais en Chine comme ailleurs, le client est plus intéressé par la fiabilité et les équipements de son véhicule que par son nom. Autre exemple, on peut s’interroger sur l’intérêt de proposer en Chine, le Xsara Picasso, un monospace, dans le pays de l’enfant unique. Enfin, si en France la "Peugeot" est d’abord un chiffre, comme la 403 de Colombo ou la 604 de Giscard, à l’étranger, ces chiffres peuvent être une source d’équivoque. Dans les croyances chinoises, surtout dans le sud du pays, le chiffre 4 a une prononciation proche du mot qui veut dire la mort. Ces aspects culturels sont loin d’être anodins.

Ma "bagnole" c’est moi !

À la différence des pays européens, la voiture en Chine reste associée au statut social. Si en France, venir à son travail à vélo, en voiture électrique ou en petite voiture branchée comme la DS3 est très "tendance", il en est autrement en Chine. Tout chef d’entreprise ou cadre du Parti se doit de rouler dans une voiture de haute cylindrée de préférence de couleur noire et aux vitres teintées. Un symbole de la réussite matérielle. Peugeot a proposé des modèles plus originaux, mais qui répondaient davantage à la demande d’un consommateur européen, plus sensible au design ou à la consommation du moteur. PSA a du mal à se positionner entre des constructeurs locaux, de plus en plus compétitifs et dont les modèles gagnent en fiabilité comme BYD et les rivaux allemands et japonais. Trop cher pour les jeunes actifs et trop banal pour les riches. Enfin, le groupe français reste en retard dans le domaine de la technologie des voitures hybrides, alors même que sous l’impulsion de l’État, plusieurs entreprises chinoises comme State Grid sont chargées de développer une technologie nationale de véhicules électriques.

Depuis cinq ans, PSA a fait de réels efforts pour s’implanter en Chine et offrir des produits satisfaisant la clientèle. Mais le retard du groupe français par rapport à ses concurrents allemands et japonais, pèse aussi lourdement sur les comptes de l’entreprise. Ces déboires illustrent la trop grande frilosité des entrepreneurs à partir à la conquête des pays émergents, hier la Chine, aujourd’hui l’Inde, et leur faible capacité à comprendre des sociétés, donc des consommateurs différents. Nul ne peut se réjouir de cette situation, à commencer par les milliers de salariés, privés demain de leur emploi.

 http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-ec...

 

20:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psa

Sacré Borloo,il aurait du choisir de soutenir François Hollande…

Sacré Borloo:Avec toutes ces bonnes idées,il aurait du choisir de soutenir François Hollande…

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Que faut-il faire pour sauver la filière automobile ?

Associer tout d'abord à la discussion toutes les parties prenantes qui sont très nombreuses. Un plan en faveur de l'automobile ne se décide pas dans un bureau ministériel, comme est en train de le faire le gouvernement. Il est dans l'affichage total. La méthode ne convient pas. Il faut mettre tout le monde autour d'une table, constructeurs, sous-traitants, syndicats, élus locaux, énergéticiens pour lancer un Grenelle des véhicules du futur. C'est ce qui a été fait dans ma région et ce qui a permis d'arriver à l'accord entre PSA et Toyota pour assurer l'avenir de l'usine Sevelnord après le désengagement de Fiat.

Concrètement, quelles sont les mesures à prendre ?

Il faut poursuivre et amplifier le plan que j'avais mis en place en 2009 pour sauver l'industrie automobile française. Cela passe par un soutien massif à l'essor de la voiture décarbonée. L'Etat devrait passer une commande publique de 100.000 véhicules électriques d'ici à 2015 pour montrer l'exemple et garantir un volume de production aux constructeurs. Il faut aussi renforcer le bonus-malus que j'avais institué, en augmentant les subventions pour les voitures émettant peu de CO2 et en durcissant la pénalité pour les véhicules très polluants.Ce dispositif a déjà déplacé 4 millions d'achats en trois ans et permis à la France d'avoir le parc automobile le moins polluant au monde. Et il faut investir massivement dans les infrastructures pour favoriser le développement de l'automobile électrique : 900.000 prises à charge rapide chez les particuliers et 75.000 sur la voie publique pour qu'à l'horizon 2020, comme la France s'y est engagée, 20 à 25 % de la consommation d'énergie pour l'automobile soit d'origine électrique. Cela représente un investissement de 150 millions d'euros. Dans le cadre du grand emprunt(1), il est déjà prévu que 750 millions d'euros aillent à la recherche et au développement de la voiture du futur. Il ne faut surtout pas remettre en cause ce choix et au contraire le conforter.

Qui doit-être le chef d'orchestre d'une telle concertation ?

Cela devrait être le rôle du ministre d'un ministère qui a malheureusement été supprimé. Cela démontre l'erreur colossale qu'a été le démantèlement de ce qui était le ministère de l'ingénierie du XXI e siècle. Ce ministère que j'ai eu l'honneur et le bonheur de conduire regroupait l'énergie, l'urbanisme, les transports, l'écologie, soit 50 % de l'activité économique du pays. C'est cette synergie qui nous a notamment permis de poser les bases permettant de créer la croissance verte. Et,face au défi de l'avenir de la filière automobile, c'est ce levier qui nous manque aujourd'hui. Faute d'un vrai chef d'orchestre gouvernemental, c'est donc au Premier ministre de piloter ce travail de concertation nécessaire.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/inter...

(1)Il faudra qu’un jour les messieurs qui nous parlent abondamment de ce grand emprunt expliquent aux français comme il est financé.Par de la dette.

Nota :

Si j’ai tout bien compris,c’est M.Borloo qui a obtenu de haute lutte l’accord entre Peugeot et Toyota .C’est lui qui est aussi à l’origine du projet de plan de flexibilité qui devrait être mise en œuvre sur le site de Sevelnord.Sans ce plan,Peugeot ne pourra pas honorer ce contrat si on croit des sources autorisées comme confirmé par ces formules sibyllines tirées d’un article de la tribune »« Cette collaboration devrait s’étendre au-delà de 2020. Le japonais participera au développement et aux investissements industriels relatifs à cette prochaine génération, qui pourrait être produite à Sevelnord, si les conditions de compétitivité du site sont jugées acceptables par PSA. En revanche, et conformément à ce qu'avait affirmé début avril Didier Leroy, patron de Toyota Europe à Latribune.fr, aucune prise de participation ni production commune ne sont envisagées. » et « Les achats de Toyota vont donc représenter une bouffée d'oxygène, mais ils ne résoudront pas à eux seuls les problèmes structurels de Sevelnord, dont PSA a annoncé le 11 juillet qu'il reprendrait les parts de Fiat. »(2).M.Borloo sauveur de Peugeot,ca vaut bien un Pernod.

« Jean-Louis Borloo,député du Nord et président du groupe Union des Démocrates et Indépendants (UDI) à l'Assemblée nationale, s'est "félicité, qu'après un long travail de discussions et de négociations, un accord industriel et de commercialisation (ait été) trouvé entre PSA et Toyota". "Compte tenu de l'importance de l'usine Sevelnord en France et dans le Valenciennois, cet accord est considérable pour la région". En outre, au "moment où l'avenir de l'industrie automobile française est une préoccupation majeure pour notre pays, cet accord est un signe fort et confirme les capacités industrielles du groupe PSA", a-t-il estimé. "Ce projet nécessitera le soutien de tous, pouvoirs publics locaux et nationaux", a-t-il conclu. »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/inter...

(2)http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aut...

 
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