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06/05/2011

Scandale à la FFF :Moi,j’aime bien Malika….

 

malika_sorel.jpg

Oui,j’aime bien Mme Malika Sorel.Elle me rafraichit le cerveau,aiguise ma pensée et m’empêche de pourrir sur pied.Elle me régénère.

 

Pas de pensée unique,un parler vrai,des analyses fondées et surtout aucun tabou.

Voila ce qu’elle pense de cette affaire de quota.

Intéressant.

 

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 L'inquisition a frappé, par la voix de Mediapart. La ministre Chantal Jouanno a donc fait rouler la tête du directeur technique, qui n’aura même pas eu droit à un procès, fût-il stalinien. Laurent Blanc, lui, verra peut-être sa tête sauvée car, dixit Chantal Jouanno : « Pour le connaître, il prône plutôt le métissage ». Il faudra que le soviet suprême nous dise un jour ce que « métissage » signifie exactement.

 

Une équipe de France ethniquement divisée

Il est aujourd’hui important de se remémorer le comportement inqualifiable de certains joueurs de l’équipe de France de football lors de la dernière Coupe du monde. Les langues s’étaient alors déliées pour porter à la connaissance du grand public l’absence totale de cohésion, le regroupement selon l’ethnie d’origine, la dictature exercée par certains joueurs pour lesquels on était allé jusqu’à imposer un certain nombre de contraintes à l’ensemble de l’équipe, y compris d’ordre alimentaire et sanitaire (douches séparées). Se souvient-on encore du préjudice énorme que cette « équipe » avait alors fait subir à la France en salissant son image devant les téléspectateurs du monde entier ?

Au micro de RTL, Christophe Dugarry révèle que le soir de 1998 où la France vient d’être sacrée championne du monde, alors que les joueurs prennent des photos dans les vestiaires, Lilian Thuram lance un : « allez les blacks, venez, on va faire une photo tous ensemble ! » Imaginez que c’eût été un joueur blanc qui ait lancé « allez les blancs, venez, on va faire une photo tous ensemble ! »… Alors, c’était donc ça, la France black-blanc-beur de Jacques Chirac ?

La question de la double nationalité

Un problème notable existe aussi du fait du comportement de joueurs dotés d’une double nationalité. Le Monde : « Lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu’ils avaient porté le maillot de l’équipe de France en sélection de jeunes. Ces “binationaux” sont nés et ont grandi dans l’Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d’origine de leurs parents. »

La gauche comme la droite pratiquent depuis fort longtemps la discrimination positive au profit des personnes d’origine étrangère. J’en avais longuement parlé dans Le puzzle de l’intégration. Le critère ethnique est même mentionné en toutes lettres dans la Charte de la diversité instituée en octobre 2004 par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre.[1] Engagement n°3 de la Charte de la diversité : “Nous [les entreprises signataires] nous engageons à chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ETHNIQUE dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.”

Discrimination négative pour les Français de souche européenne

La Charte de la diversité incite, dans les faits, les entreprises à favoriser le recrutement de ceux qui ne sont pas d’origine européenne. Cela se transforme en discrimination négative vis-à-vis des Français de souche européenne.

Voici un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité.

« Sur le terrain, la pratique de la discrimination positive se transforme, de manière très concrète, en discrimination négative envers les Français de souche européenne : “L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume […], déclare le directeur général du groupe Jean-Paul Agon. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche. [2] ” Ces propos discriminatoires à l’égard des Français de souche ont été tenus par le dirigeant d’un groupe qui emploie 12 000 personnes en France. Autre illustration : “À compétences égales, eh bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc pour être clair. [3] ” Ces propos discriminatoires à l’égard des hommes blancs ont été tenus par Anne Lauvergeon, patronne d’un groupe français qui emploie 50 000 personnes. Imaginons que de tels propos aient été tenus à l’encontre d’autres couleurs que la couleur blanche ; toutes les associations de France et de Navarre auraient rué dans les brancards. Là, il ne s’est rien passé. Comment expliquer, par ailleurs, que de tels propos et attitudes n’aient pas été sanctionnés par la loi ? Parce que le racisme est devenu, comme je l’ai précédemment évoqué, un concept à géométrie variable, qui ignore superbement les comportements qui frappent les Français de souche européenne. Le 14 mai 2009, le ministre de l’Immigration félicitait le groupe L’Oréal pour sa politique de recrutement et le gratifiait du “label diversité” [4]

[…] Par exemple, le racisme dirigé contre les Français de souche européenne ne semble guère les émouvoir. Leur indignation est sélective. Eux qui font feu de tout bois, se gardent bien de s’interroger sur cette tendance aujourd’hui à l’œuvre sur le sol français : “Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, 485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés : 410 l’ont été au préjudice de sites chrétiens, dont 179 cimetières et 231 lieux de culte. [5] ” Autrement dit, 85 % des dégradations de lieux de culte ont visé en 2010 des sites chrétiens ! Les Français ont-ils le sentiment que cette information a été relayée par les médias, ou que leurs représentants politiques ont témoigné la moindre compassion, à défaut d’indignation ? Le comportement de ces censeurs porte de surcroît atteinte au vrai combat contre le racisme, car, mettait en garde Claude Lévi-Strauss, “en banalisant la notion de racisme, en l’appliquant à tort et à travers, on la vide de son contenu, et on risque d’aboutir au résultat inverse de celui qu’on recherche. [6] ” »

De la méritocratie républicaine à la préférence extra-nationale

Si vous y réfléchissez bien, nous ne sommes plus du tout en France dans une politique de méritocratie républicaine, mais dans une politique clairement fondée sur un critère de préférence extra-nationale. Et comme l’avait très bien relevé notre ami Jugurta, les Français d’origine extra-européenne qui ont réussi leur intégration et se sont assimilés subissent le même sort que les Français de souche européenne.

Voici ce que déclarait Nicolas Sarkozy le 26 octobre 2005, en tant que ministre de l’Intérieur, dans une conférence-débat sur le thème Un défi républicain : la discrimination positive à la française, le ministère de l’Intérieur s’engage : « La première fois, ministre de l’Intérieur, où j’ai réuni les préfets, j’ai demandé à mes collaborateurs : “Y-a-t-il quelque chose qui vous choque ?” Ils m’ont répondu : “Rien du tout. Tout est normal.” Ben moi y’a quelque chose qui me choquait. Parmi les préfets, il n’y avait que des Christophe. Enfin, des Pierre, des Louis, des Jean et c’est amusant, et parmi les préfets ils étaient tous de la même couleur. Je vous laisse la deviner. »

Encore un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité : « Les Français se sentent aujourd’hui apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres. Pour qu’ils reprennent confiance en eux et en l’avenir de la France, il est urgent qu’ils se réapproprient le droit élémentaire qui leur a été confisqué – celui d’exprimer et d’assumer ce que “Français” signifie dans leur tête, leur cœur, leur âme et surtout leur inconscient collectif ».

 

[1] La Charte de la diversité en entreprise a été instituée en octobre 2004 (Jean-Pierre Raffarin). Elle comprend actuellement 3 076 entreprises signataires, dont la liste peut être consultée ici

[2] Jean-Paul Agon, « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume », propos recueillis par Nathalie Brafman et Stéphane Lauer, Le Monde, 13 juillet 2007.

[3] Propos tenus par Anne Lauvergeon lors du Women’s Forum à Deauville, Journal de France 2, 16 octobre 2009.

[4] La création de ce label « diversité » a été annoncée par le président de la République dans son discours à l’École polytechnique sur l’égalité des chances. Ce label a été créé par décret le 17 décembre 2008.

[5] Lettre adressée par Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales à Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme au Conseil de l’Europe, rendue publique le 2 novembre 2010.

[6] Claude Lévi-Strauss, Didier Éribon, De près et de loin, Odile Jacob, 1988.

 

 http://www.malikasorel.fr/

 

Le site Atlantico a repris le billet de Mme Malika Sorel sous ce lien.

Bizarrement,il en a changé le titre.On se demande pourquoi.

malika equipe de france.jpg

  

http://www.atlantico.fr/decryptage/football-equipe-france-football-metissage-laurent-blanc-discrimination-positive-91552.html

 

 

17/04/2011

Immigration:Malika répond à Rama

rama yade identite nationale.jpg

http://lci.tf1.fr/politique/2009-11/l-identite-nationale-...

 

La dernière de notre « perle noire ».

 "Mois je suis née à l'étranger,d'un pays musulman,j'allais à l'école catholique, en même temps à l'école coranique, et puis je suis profondément laïque, mon beau-père est un chanteur yiddish qui a échappé à la Shoah... Donc vous voyez, c'est ça la France, à côté des genêts de Bretagne et des bruyères d'Ardèche c'est aussi ça, et ça nous vaut l'admiration du monde".

 

Sans aucune malice,je voudrai rappeler son discours fleuve lors d’intronisation de Nicolas Sarkozy.Elle pourra ainsi mesurer son évolution fulgurante et son irrésistible ascension vers les sommets de notre vie politique grâce à son soutien à M.Borloo.

rama ump 2007.jpg

 http://www.dailymotion.com/video/x1lvpm_rama-yade-congres...

 

« A 10 ans,je connaissais par cœur tous les discours du Général,de Pompidou… ».

Elle les a appris à l’école coranique.

Le coup de la Constitution européenne,saluons le coup magistral….une fois élu,son patron la faisait passer en douce au parlement.

Quand on entend ce discours et qu’on voit Longuet applaudir,on se dit qu’un long chemin a été parcouru depuis ce mois d’avril 2007,il y a peu il prétendait que M.Boutih n’était pas vraiment le meilleur pour être nommé à la tête de la Halde,sans doute quelques réminiscences de son passage à Ordre Nouveau et comme rédacteur du premier programme du Front national.On a eu droit au discours de Grenoble.

On a eu au quand il y en un…..

La prochaine fois que vous entendrez Mme Yade faire son cinéma à la télévision à encenser M.Borloo,pensez à ce discours.Je suis sur que vous serez atteint du plus gros fou rire de votre vie et vous direz qu’un bourricot ne sera jamais une Ferrari.

C’est comme cela que se qualifie Nicolas Sarkozy - vu dans la bande annonce du film « la conquête » - il avait oublié que pour entretenir une Ferrari il faut beaucoup de petites Ferrari autour.

Force est de constater que l’on peut commencer à se comparer à une Ferrari et,cinq ans après,s’être transformé en carriole.

 

Autre malice,autre plaisir:

A voir et écouter pour comprendre quelques ressorts du subit enthousiasme de Mme Yade pour M.Borloo,le nouvel espoir de la droite,pardon du centre,aprés avoir été 10 ans ministre dans des gouvernements de droite et d’ultra droite.

yade doigt.jpg

  http://www.youtube.com/watch?v=bvDq1pBq-eg

 

Pour l’heure,la dernière tirade de Mme Yade me fait penseràa une chanson de Maurice Chevalier - éditée sous l’occupation - dans laquelle il vante notre beau pays.Un pays ou il fait bon vivre,où il y des fleurs - des genêts en Bretagne et des Bruyères en Ardèche - et qu’ après tout en France on peut tout y mettre,c’est que c’est pour cela qu’on l’admire selon l’intéressée.

Ben moi,je dis que Mme Yade est du même tonneau que la chanson de M.Chevalier.

ca sent si bon la france.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=Wiz2tkecq7Y

 

La France,on ne l’admire pas pour ses mélanges savants de culture et ses beaux paysages,on l’aime parce que c’est la France et si on l’admire,on doit adopter sa culture et son histoire sans adjuvants.Que le beau, père de Madame « de « soit un rescapé des camps de la mort,qu’il soit yiddish,qu’ importe.Ce n’est pas pour cela qu’il est français,il est français parce qu’il a intégré la France,sa culture et son histoire,sa langue et ses coutumes.La France le reconnaît comme il est,comme citoyen pas comme rescapé ni comme yiddish.

Et,je crois que Mme Yade l’ignore,la communauté juive de France a adopté une prière pour la république – bien que ce fut l’Empereur qui créa le Consistoire central - pour la remercier des les avoir reconnus citoyens français.

Il est bien symptomatique de cette nouvelle génération de français,Mme Yade est d’ailleurs française depuis peu – qui met en parallèle des communautés avec des fleurs.c’est plus aisé ensuite de nous expliquer qu’en fait on peut juxtaposer des hommes et des femmes à un territoire donné - la France - dés lors qu’ils aiment nos fleurs,si j’ose dire.

La culture,la langue,l’histoire et les coutumes et surtout le contrat républicain passeraient après.

C’est le contraire qu’il convient d’expliquer et faire comprendre à celles et ceux qui veulent rejoindre notre communauté nationale.En France,il n’ya pas que des genêts et des bruyères,il y aussi des cathédrales,des calvaires à tous les coins de routes surtout en Bretagne – Mme Yade l’a oublié – des monuments aux morts dans tous nos villages,il y a des villages aux toits d’ardoise,d’autres en chaume,il y en tellement de choses dans notre beau pays.

La France,ce n’est pas tout le monde et les genêts et bruyères en prime.

Il y a toutes les cicatrices de notre histoire,celles que les français ont payé de leur sang.Il y a Valmy,Auterlitz et aussi Waterloo,la Marne et Verdun.

Il y a tout ce que doit assumer notre mémoire collectice.Le bon et le mauvais.On devient français quand on est capable a minima d’assumer une partie de cette histoire.

Elizabeth Lévy parlait de cadeau que fait la France à celle et celui qui veulent l’épouser en lui offrant sa culture et son pacte républicain,moi je parlerai de dot.Au destinataire de savoir la faire fructifier.

Je voudrai aborder aussi ce sentiment diffus d’une éventuelle dette que nous avons envers les français ou sujets musulmans qui ont combattu pour sauver et libérer la France.

Il y a eu des milliers d’Italiens,de polonais,et autres qui se sont portés volontaires en 1914 et aussi en 1940.Des juifs aussi,beaucoup de juifs récemment devenus français et pas français aussi.Les pas nationaux s’engageaient dans la Légion étrangère.

Pour les autres,ceux qui voient leur petits-enfants,arrières petits enfants réclamaient aujourd’hui récupération si j’ose dire,pour obtenir des mosquées,l’histoires est fort différente.

Il serait trop long d’expliquer comment ils furent enrôlés dans nos rangs. Certains ont été volontaires - les plus éduqués souvent - les autres furent souvent forcés,c’est une de nos grandes fautes envers eux.Mais sommes nous responsables,nous-mêmes ,des fautes des nos aïeux et des gouvernements de l’époque.

La France et la république les a remerciés par l’édification de la grande mosquée de Paris et plus récemment par l’édification d’un monument aux anciens combattants d’Afrique à Fréjus.

L’état français a changé le régime des retraites de ces anciens combattants.Le Général de Gaulle avait décidé,c’était son droit,de geler les retraites d’ anciens combattants aux citoyens des pays africains à la date de leur indépendance.

Je ne voudrai pas passer pour un outrecuidant mais il convient de rappeler qu’aujourd’hui dans les unités issues de nos anciens régiments d’Afrique et d’Outre Mer le souvenir des ces moments de fraternité sont toujours respectés et fêtés.

A tous ceux qui réclament des mosquées au nom du sacrifice de leurs aïeux,je le  dit qu’il devrait avoir honte.Je l’ai écrit souvent,ces anciens combattants ont obtenu le statut de citoyens français par le sang versé pas pour devenir des motifs de revendications religieuses. C’est ne pas respecter leur sacrifice que de les prendre comme instruments de revendications purement confessionnelles.

Il fallait le dire.

Laissons Mme Yade à ses élucubrations radicales – elle croit avoir atteint le nirvana de la politique en découvrant le radicalisme alors qu’elle ignore totalement l’histoire de ce parti et principalement le rôle qu’il a joué sus la III ème république.Rôle qui ne correspond pas,à l’évidence,à l’idée que s’en fait le nouvel espoir de la droite qui pour sa part a découvert le radicalisme quand il a choisi de faire une OPA sur un parti moribond* - et laissons la parole à des gens sérieux et qui connaissent le sujet.Le maîtrise aussi.

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 Selon Malika Sorel, "pour devenir français, il faut en avoir la volonté". 

Atlantico : L’intégration française est-elle en panne ?

Malika Sorel : Tout d’abord, il est important de définir les termes, de savoir de quoi l’on parle. Il faut bien distinguer intégration et insertion.

L’insertion correspond à l’obligation faite à chacun de respecter les normes collective de la société française. Cette insertion régresse.

L’intégration, c’est différent. Celle-ci repose entièrement sur le registre moral et affectif : elle consiste à épouser les principes de la société française et à les transmettre à sa propre descendance. Cette intégration passe donc à la fois par la volonté de partager le destin des Français dans le futur et d’assumer le passé de la nation (comme l’a remarquablement développé Ernest Renan).

Toutefois, on ne peut pas imposer à quelqu’un de se sentir affectivement engagé vis-à-vis de la France ! Par conséquent, intégrer n’est guère possible, mais l’on peut et l’on doit insérer les immigrés.

N’existe-t-il pas aussi une confusion sur la définition même de l’immigration ? On parle par exemple « d’immigrés de troisième génération » pour des Français dont les parents étaient eux-mêmes Français ?

Dans l’intégration, il existe deux parties en présence : le migrant qui souhaite être Français et la communauté française qui détermine qui est français ou pas. Tant que la communauté ne perçoit pas le nouvel entrant comme porteur des valeurs françaises, il n’a aucune chance d’être reconnu comme français.

Mais alors est-ce la faute de la communauté nationale ou des immigrés si certains immigrés de troisième génération ne se sentent pas Français ?

Il faudrait un livre pour vous répondre ! Ce que l’on peut dire c’est que les hommes politiques tendent à penser que l’on peut devenir français uniquement en respirant l’air français ! Ce n’est pas suffisant. Pour devenir français, il faut en avoir la volonté. On n’est pas obligé de devenir Français, mais l’on doit respecter les lois françaises. Chaque intégration à la France est une histoire personnelle. Aucune intégration ne peut réussir sans émancipation des personnes de leur groupe de naissance, pour en faire des individus libres de choisir leur propre destin.

La responsabilité fondamentale de la société française c’est de ne pas avoir transmis les codes de la réussite d’insertion dans la société française. Une personne qui ne parvient pas à s’insérer dans la société française ne peut réussir son intégration dans la communauté nationale française. Dans ce contexte, le regard que l’on porte soi-même sur la femme et sur les relations hommes-femmes est décisif. Ce sujet permet de déterminer si l’on est proche ou loin de l’intégration.

 Et où en est-on aujourd’hui de l’insertion des immigrés en France ?

L’insertion régresse. Plusieurs éléments l’attestent. On observe ainsi un désengagement à l’école des enfants issus de l’immigration : deux tiers des 150 000 élèves qui sortent chaque année sans diplôme sont issus de l’immigration alors que les moyens qui leur sont consacrés sont considérables.

L’utilisation de la langue française régresse également, beaucoup d’immigrés ne la pratiquent plus ni dans la rue, ni dans leur milieu familial comme c’était le cas auparavant. Ils utilisent souvent la langue de leur pays d’origine. C’est un marqueur identitaire.

Citons également la propagation de la religion utilisée comme marqueur identitaire, les revendications liées à la nourriture à la cantine, le fait de refuser d’aller à la piscine, la contestation des programmes d’histoire des cours sur la Seconde guerre mondiale, notamment sur la Shoah, ... Il existe donc régulièrement des tentatives pour se démarquer.

A quoi attribuez-vous cette évolution ?

Cette évolution est liée au renoncement de nos élites politiques à faire respecter le pacte républicain d’intégration française. Plus les élites insistent sur le besoin de diversité, plus, sur le terrain, cela se traduit par un besoin d’exhiber sa culture et par du communautarisme.

Existe-t-il des différences d’insertion dans la société française selon les pays d’origine des populations immigrées ?

Oui. L’insertion est facilitée si la culture du pays d’origine est proche de la culture française. C’est la raison pour laquelle les migrations intra-européennes ont été facilitées : les héritages grec, chrétien ou encore ceux liés à la Renaissance et à la Révolution créent un terreau culturel favorable.

Regardez comment l’Allemagne et la France parviennent à dépasser leur histoire commune douloureuse, alors que le Maghreb peine à dépasser l’héritage de la colonisation. La proximité culturelle entre la culture française et la culture des immigrés est donc fondamentale dans le décryptage des facilités ou des difficultés d’insertion et d’intégration.

Existe-t-il un problème spécifique avec l’Islam dans cette intégration des immigrés ?

Il existe aujourd’hui beaucoup d’interrogations par rapport au comportement de certains musulmans. Les Français sont inquiets, les sondages le montrent. Ils s’interrogent : les musulmans sont ils capables de s’adapter aux normes françaises ? L’exemple des prières dans la rue, de la question du voile, puis de la burqa, des piscines non-mixtes, de la nourriture halal ou du fait de ne pas vouloir être enterré à côté de Français tend à montrer que c’est un processus difficile pour certains d’entre eux.

Un dernier mot sur Claude Guéant. Que pensez-vous de sa volonté de réduire l’immigration légale ?

J’approuve cette proposition. Enfin, un homme politique qui agit de manière responsable ! C’est être responsable que de vouloir réguler de manière ferme l’immigration. C’est normal de gérer sa maison. Ce qui est anormal c’est lorsqu’un Etat ne maîtrise plus la gestion de ses frontières, de la même manière qu’on ne laisserait pas adopter des enfants par des parents qui n’arriveraient pas à instaurer un climat serein au sein de la famille.

Et puis il y a la question du chômage : c’est le patronat qui est intéressé par l’immigration. Le but de la politique doit être d’assurer l’intérêt général et non l’intérêt du patronat.

Sur cette question, comme sur les autres, il me semble que c’est d’un langage de vérité dont la France a besoin aujourd’hui.

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/immigration-malika-sor...

 

*Le parti radical valoisien est le résultat de la scission d’avec les radicaux de gauche qui avaient rejoint Mitterrand avec Robert Fabre.Rappelons à Mme Yade que le parti radical-socialiste a participé au Front populaire.

 
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