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22/05/2009

Violences urbaines et UMP:pourquoi qui s'enervent?

Il était de bon ton chez les caciques de l'Union Mexicains Perdus de ne pas entretenir la polémique sur les évènements tragiques - tirs à l'arme de guerre sur des fonctionnaires de police,qui se sont déroulés a La Courneuve.De bon ton de façade et sur les plateaux de télévision avant qu' un conseiller communication ne préconise l'énervement feint à l'assemblée nationale.En effet,jusqu'au 19 mai dernier,jour de séance des questions au gouvernement,on avait noté que l'UMP avait adopté une communication profil bas se contentant de communiqués rabâcheurs et de visites de principe de la ministre de l'intérieur .Notons que pour une fois,on a laissé la ministre se dem.......der toute seule et que ni Nicolas Sarkozy,président le de république de tous les français,ni François Fillon,premier ministre des léthargique en mission,ne se sont déplacés.Bref,tous avaient su rester dignes face à un évènement qui ne réclamait que cela.

Et v'la qu'arrive la question du député de La Courneuve,M.Goldberg,et le défoulement de Mme Alliot-Marie au cours de sa réponse.Défoulement injustifié au demeurant et totalement feint dés lors que l'on prend le soin de bien analyser la vidéo.Rappelons que cette séance est télévisée et il est toujours de bon ton de s'y faire remarquer.Les députés UMP,debouts,applaudissant la ministre,ça marque dans les chaumières,vociférait des contre-vérites sur la sécurité,ça flatte un certain électorat...Voila à quoi servent les séances publiques.

Bravo,Madame la ministre mais sachez  que vous n'avez impressionné que certains membres de votre majorité qui savent parfaitement à quoi s'en tenir une fois revenus dans leur circonscription. J’en connais qui ont bien rigoler devant votre prestation.....Si,par hasard, ils vous ont regardé en direct ou en visionnant votre vidéo de votre prestation sur Dailymotion.Ce sont les tireurs de La Courneuve qui courent encore et toujours.....Et les petites racailles qui ont du mettre le souk,la nuit dans la barre des 4000.

Je vous plains, Chère Madame, et j'ai de la réelle compassion et une vraie admiration pour les jeunes policiers que vous envoyez au casse-pipe.

Ami lecteur,par souci de complète d'information,merci de trouver,ci-dessous,le texte intégral des 2 questions qui ont été posées a Mme Alliot-Marie a propos des événements de La Courneuve .Suit la vidéo de question et la réponse,épique,de Mme la ministre de l'intérieur qui parait être plus mexicaine que les pires des Mexicains.Vivement qu'Estrosi soit nommé secrétaire d'Etat à la sécurité  publique,c’est lui qui se collera à ce genre d’activités.Au moins on connaître la personnage - Tartarin de Tarascon - et on rigolera un bon coup !Ca se sera toujours ça de pris.

Le texte des questions  de la séance du 19 mai 2009.J'ai conservé la question de M.Manuel Aeschlimann* et auquel Mmme Alliot-Marie a répondu sur un ton très détendu et fort courtois.Sans doute l'effet des questions préparées et,préalablement,transmise au cabinet de la ministre. 

Attaque de la Courneuve

M. le président. La parole est à M. Manuel Aeschlimann, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.

M. Manuel Aeschlimann. Ma question s'adresse à Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ; j'y associe mes collègues de Seine-Saint-Denis.

« Aujourd'hui, c'est du flash-ball. La prochaine fois ce sera du lourd » : cette menace, relevée il y a quelques semaines par des policiers sur des murs de la Cité des 4 000 à la Courneuve, après des tirs contre leurs effectifs, a malheureusement été mise à exécution ce week-end. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, des coups de feu, qui n'ont heureusement pas fait de blessés, ont été tirés d'une arme de type Kalachnikov contre des policiers qui ont riposté face au guet-apens qui leur était tendu. Alors qu'ils convoyaient des gardés à vue après un examen à l'hôpital, les policiers ont essuyé une rafale de tir d'arme automatique et ont réussi à mettre en fuite leurs agresseurs puis à rattraper l'un des gardés à vue qui tentait de s'enfuir.

Dimanche après-midi, plusieurs fouilles d'immeubles de ce quartier des 4 000 ont été menées. Lors des interventions dans trois d'entre eux, ce sont notamment dix kilos de drogue qui ont été trouvés par les services de police. Mes chers collègues, permettez-moi, au nom de la représentation nationale, de saluer le professionnalisme mais aussi le courage de ces policiers et d'adresser plus généralement un message de soutien, de sympathie et de confiance envers la police nationale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. Jean-Pierre Soisson. Très bien !

M. Manuel Aeschlimann. Madame la ministre, vous luttez avec ténacité, courage mais aussi lucidité contre les violences sous toutes leurs formes. Pour vous, comme pour nous, députés de la majorité, la sécurité est bien la première des libertés. Votre action porte ses fruits, nous le savons. Vous agissez pour qu'aucun lieu, à aucun moment, ne soit une zone de non-droit. À cet égard, pouvez-vous nous préciser les mesures déjà mises en place en Seine-Saint-Denis et les dispositifs que vous souhaitez y ajouter ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. Roland Muzeau. Ah, il demande plus d'effectifs !

M. le président. La parole est à Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales. Monsieur le député, les faits qui ont eu lieu ce week-end et que vous avez rappelés sont inacceptables et intolérables, et ils ne seront pas tolérés. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) Je l'affirme devant l'ensemble de la représentation nationale : tout sera mis en œuvre pour que les auteurs de ces faits soient retrouvés, interpellés et déférés à la justice afin que leur soit appliquée, je l'espère, une sanction exemplaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Il ne s'agit pas de stigmatiser l'ensemble de la population, qui est la première victime de ces groupes. Nous ne sommes d'ailleurs pas en présence d'une délinquance ordinaire et il ne s'agit pas de violences urbaines. C'est, en réalité, la dérive d'un certain nombre de bandes se livrant au trafic de drogue qui se trouve à l'origine de ces faits. Nous assistons à la criminalisation de certaines bandes sur fond de trafic de drogue.

M. Henri Emmanuelli. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur. Cet exemple montre d'ailleurs que l'action de la police les dérange. Que les auteurs de ces faits ne se fassent aucune illusion : nous ne leur abandonnerons pas le terrain, et je n'aurai de cesse qu'ils soient arrêtés et déférés à la justice.

J'ai mis en place il y a deux ans les trois premières UTEQ en Seine-Saint-Denis...

M. Bruno Le Roux. Avec zéro moyen !

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur. ...et la compagnie de sécurisation, et j'ai relancé l'action des GIR avec des résultats convaincants quant à leur efficacité.

D'ici à la fin de l'année, trois nouvelles UTEQ seront mises en place, et je pense que la police d'agglomération de Paris, dans sa nouvelle configuration, nous permettra encore de renforcer notre efficacité. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Ensuite,vient la question de M.Goldberg

M. le président. La parole est à M. Daniel Goldberg, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Daniel Goldberg. Ma question s'adresse à Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.

Madame la ministre, en tant que député de La Courneuve, j'étais hier à vos côtés pour saluer le courage et le professionnalisme des policiers du commissariat de ma commune, qui ont été attaqués avec une arme de fort calibre. Je veux ici renouveler solennellement, au nom de tous, je pense, notre soutien à l'action des forces de l'ordre qui, sur le terrain, agissent au service des habitants. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Un palier supplémentaire a été franchi depuis plusieurs semaines dans nos quartiers, qui met en évidence une montée de la violence dans le pays, notamment en ce qui concerne les atteintes aux personnes.

Comme député de La Courneuve et au nom de mes collègues des quartiers populaires, je ne veux plus me contenter de nouvelles réponses sans lendemain. Depuis 2002, votre majorité est en échec sur la question de la sécurité. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC. - Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

Dans ma ville, après le meurtre d'un jeune enfant en 2005, Nicolas Sarkozy avait promis de « nettoyer » La Courneuve, en utilisant d'ailleurs des expressions méprisantes pour la ville et ses habitants. Ministre de l'intérieur, il avait déclaré : « S'il n'y a pas de recul durable de la violence, j'en tirerai toutes les conséquences. »

Il est aujourd'hui temps de le faire. Votre échec patent est celui d'une certaine forme d'organisation des forces de l'ordre dénuée d'efficacité, qui ne permet pas d'établir une relation de confiance avec l'ensemble de la population. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

La généralisation des unités territoriales de quartiers sonne comme un désaveu pour votre prédécesseur, qui a supprimé la police de proximité. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Vous avez choisi la frénésie législative, en faisant voter quatorze lois en sept ans, sans rien régler.

Le droit à la tranquillité doit être le même pour tous, que l'on habite La Courneuve ou les quartiers favorisés. Cela implique que l'on augmente et stabilise les effectifs, que l'on développe une police de proximité en même temps qu'une police d'investigation capable de lutter contre le grand banditisme, que l'on donne des moyens à la justice et, enfin, que l'on mette en place une vraie politique de prévention.

Pour répondre aux besoins, nous sommes disponibles.

M. le président. Merci, monsieur Goldberg.

M. Daniel Goldberg. Accepterez-vous notre proposition d'une mission parlementaire sur la réalité des effectifs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales. Monsieur le député, vous le savez, face à un sujet sérieux, il ne sert à rien de rouler des mécaniques, et c'est donner une image déplorable que d'énoncer des contrevérités (Vives protestations sur les bancs du groupe SRC) comme vous venez de le faire.

Entre 1997 et 2001 - soyez attentif, car, quand on profère des mensonges, il faut aussi accepter d'écouter la vérité -, la délinquance de proximité avait augmenté de 17 %, alors que, entre 2002 et 2006, elle a baissé de 2 %. (« C'est faux ! » sur les bancs du groupe SRC.) Dans votre département, entre 2006 et 2007, elle a baissé de 4,4 %, et, entre 2007 et 2008, de 4,7 %.

Mme Danièle Hoffman-Rispal. C'est faux !

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur. Vous ne pouvez nier ces chiffres, dont l'exactitude a été vérifiée. (« Ils sont faux ! » sur les bancs du groupe SRC.) Sur les trois premiers mois de l'année, on compte 1 800 délits de proximité de moins par rapport à l'année dernière.

Voilà la réalité. Alors, ne montez pas en épingle un événement déplorable, qui sera d'ailleurs suivi de sanctions, pour raconter des histoires. Vous ne pouvez nier qu'un effort particulier a été consenti dans votre département. Je vous rappelle qu'aujourd'hui la direction départementale de la sécurité publique compte 4 800 policiers. Savez-vous qu'en 2002 ils étaient 700 de moins ? (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Qu'avez-vous fait entre 1997 et 2002 ? (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

Monsieur le député, ce n'est pas en critiquant systématiquement les moyens de la police, la vidéo-protection, les fichiers,...

M. le président. Merci, madame la ministre.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur. ...ou d'autres actions de la police que vous renforcerez l'autorité de l'État. (Mmes et MM. les députés du groupe UMP se lèvent et applaudissent longuement.).

On aura noter que la ministre termine sa réponse par une énonciation de chiffres quant à laprésence policière dans la Seine St Denis.On ne peut que se féliciter de l'augmentation sensible des effectifs de fonctionnaires de police nationale dans ce département,parmi les plus criminogènes de France.Reste que Mme Alliot-Marie a une fâcheuse tendance à manipuler les chiffres au gré de son humeur.En voila la preuve.Et s'il n'y avait que les chiffres!

CCF22052009_00001.jpg

Vous voulez visionner la vidéo de cette passe d'armes:

http://www.dailymotion.com/video/x9c41g_question-de-danie... 

 

*Nous préparons un dossier sur les activités politiques et extra-politiques de ce député UMP,ex maire d'Asnières et ex conseiller de Nicolas Sarkozy,président de l'UMP.

 

 
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