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25/10/2014

Sarkozy:Merci Nice matin...

Sarkozy:Merci Nice matin...

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Enfin,on va pouvoir disposer de la kyrielle d’éléments de langage qu’utilise M.Sarkozy pendant ces discours.Utlisés et éculés,devrions nous dire.De Mme Le  Pen qui aurait fait élire François Hollande aux affaires expliquées sur l’air du « ce n’est pas moi mais,je dirais tout si on me le demande »,à la petite fantaisie Pygmalion Bygmalion connais pas…le panoplie est complète,à nous de la déballer..

Nous commencerons par cette belle fable que nous raconte notre nouveau venu sur la scène politique,celle qui concerne le rôle de Mme Le Pen dans sa défaite.Seul grief trouvé par M.Sarkozy en oubliant les autres plus fondamentaux.Lui,c’est sa défaite qui l’obsède bien qu’il ne soit en aucun cas revanchard,les positions programmatiques,les propos des responsables du Front national ça ne l’intéresse pas….et pour une simple et bonne raison c’est qu’il croit être obligé d’en  épouser certains pour tenter de capter une fois de plus son électorat.Gare qu’il n’en capte que le plus mauvais.

Quand cette rengaine est répétée sous ses directives par les perroquets de service comme M.Hortefeux,on a beaucoup de mal à croire que M.Sarkozy est devenu le sous tout neuf et tout propre de la politique française.Beaucoup de mal à croire qu’il n’a pas entretenu durant ces dernières années un esprit de revanche assumée.Beaucoup de mal à croire que certaines opérations d’enfumage comme le cabinet noir de Elysée et les élucubrations de Valeurs actuelles n’étaient pas téléguidées.Y compris celles qui ont concerné le deux journalistes du Monde qui s’est avéré être un fiasco.

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Si j’avais quoi que ce soit à me reprocher,je ne serais pas là !

Le Sarkozy Bashing vous agace-t-il ?

Quand vous êtes au sommet de l'arbre le plus élevé de la forêt, que vous y êtes monté vous-même en vous donnant beaucoup de mal, vous n'allez tout de même pas vous plaindre des difficultés que vous rencontrez.

 Est-ce que ça vous blesse ?

Ce n'est pas le sujet. Je n'y peux rien, j'essaye de ne pas en tenir compte. Sur ce point, j'ai réellement changé. Je réagis moins vivement.

Avant 2017, votre parcours va être certainement semé d'embûches.

Différentes affaires pourraient rythmer la campagne. Si l'une d'entre elles vous arrêtait dans votre course, que ferez-vous ?

Pendant la présidentielle, on vous a expliqué que j'avais abusé de la faiblesse d'une vieille femme, madame Bettencourt. On vous en parlait matin, midi et soir.J'ai eu droit à quatre perquisitions et à 22 heures d’interrogatoires.A l'arrivée, j'ai eu un non-lieu.

Personne n'en parle.

Concernant l'affaire Karachi, ça fait dix ans que l'on explique que je suis responsable de la mort de nos malheureux compatriotes là-bas. J'ai été complètement lavé. Personne n'en parle. L'affaire Khadafi ? C'est un montage grossier d'un document qui est un faux manifeste. La justice doit trancher. On verra ce qu'il adviendra. Mais je vous fais le pari que quand la justice se prononcera,plus personne n'en parlera.

Les affaires pourraient-elles vous conduire à arrêter votre campagne ?

Je suis déterminé. Si j'avais quoi que ce soit à me reprocher, je ne serais pas là, je ne viendrais pas m'exposer comme ça.

Karachi,ce n’est pas fini au contraire de ce que prétend le futur président de l’UMP.Après nous avoir jouer l’air de la désinvolture,voila le temps de la calomnie.Comme son ami Guaino,M.Sarkozy remet en cause une décision de la CJR,voila une singulière vision de la justice de la part d’un ancien président de la république qui fut garant de son bon fonctionnement.Garant des boites des petits pois.

 

 

 

 

 

Affaire Karachi : Sarkozy se déclare un peu vite lavé

Concernant Nicolas Sarkozy, ex-ministre du Budget (1993-1995) du gouvernement Balladur, la position des juges est plus ambiguë. Voilà ce que les juges ont écrit : «Il apparaît cependant au vu des éléments recueillis par l’information qu’il appartient à la CJR d’entendre Nicolas Sarkozy comme témoin assisté, en qualité de ministre du Budget».

La commission des requêtes de la CJR a ouvert officiellement le 23 juin une enquête visant François Léotard et Edouard Balladur. Si Nicolas Sarkozy n’est donc pas visé à ce stade, rien ne dit qu’il ne sera pas convoqué… en qualité de témoin ou de témoin assisté comme le préconisaient les juges dans l’ordonnance de désistement.

Bref, si cela ne préjuge pas de la suite, la certitude est qu’il est trop tôt pour affirmer que Nicolas Sarkozy a été lavé.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/09/22/affaire-ka...

 

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« Madame Le Pen a fait élire François Hollande »

Est-ce que vous allez essayer de ramener vers l'UMP les électeurs du FN?

Rassembler, ça veut dire quoi ? Aller recher­cher un par un les électeurs qui ont voté pour le FN ? Ces gens ont peur. On va leur reprocher leur peur? Ces gens ont été déçus, y compris par moi, sans doute. On va leur reprocher d'être déçus? Je vais plier les reconquérir pour leur dire que leur vote, quand il s'est porté sur Marine Le Pen, a eu pour effet de faire élire François Hollande. C'est ça, la vérité ! Madame Le Pen donne des leçons à tout le monde, elle est coresponsable de ce qui se passe.

Le FN a remporté des mairies et obtenu un siège de sénateur en Paca. Or il ne semble pas y avoir de rejet...

Je ne suis pas pour le Front national, mais les gens ont choisi, c'est la démocratie. C'est une façon pour eux de renverser la table, ce que je peux comprendre. Je ne partage pas les va­leurs de Mme Le Pen sur un certain nombre de points. Lorsqu'il s'est agi de parler de l'avenir de la France le 6 mai 2012, elle a fait le choix de François Hollande. Ce que je dis ne plaît pas, mais c'est la vérité. Par ailleurs, je ne crois pas au discours de Mme Le Pen sur l'isolement de la France. Vos grands-parents, on leur a déjà fait le coup avec la ligne Maginot ! Vous avez vu la catastrophe qui a suivi ? Ensuite, cette façon de désigner l'autre comme l'ennemi ne me plaît pas. Il faut maîtriser l'immi­gration, la réduire, beaucoup plus que ce qui a été fait et que ce que j'ai fait. Je n'aime pas qu'on oublie que derrière la personne qui veut venir il y a un être humain qui a le même des­tin que vous et moi. Enfin, j'aime mon pays, c'est celui de Balzac, de Flaubert, de De Gaulle. C'est un pays rayonnant. Ce n'est pas un pays ennemi. Je ne fais aucune morale à ceux qui ont voté Front national, mais je dis une chose : nous,c'est pas eux, et eux, c'est pas nous. Après, vous choisirez librement. Mais il ne faudra pas dire qu'on ne savait pas.

 

Que de bobards,mon Dieu !

Ne peut-il pas assumer sa défaite lui le grand président responsable de tout sauf de lui même.

Plus simplement,pourquoi les électeurs du Front national devraient automatiquement, obligatoirement selon M.Sarkozy,voter pour un candidat qui ne les représentent pas ,pire qui les avait trahis depuis 2007.

A la vérité,M.Sarkozy se considérant comme le candidat de droit divin de toutes les droites se considère également représentant légitime de ceux du Front national tout en prétendant que eux c’est eux et que nous c’est nous….

Quoiqu’il en soit la légende que colportent M.Sarkozy et ses perroquets n’est pas une légende mais un grossier mensonge comme à peu prés tout ce que débite M.Sarkozy à l’occasion de son come back.Tant sur ce point que sur les affaires,en particulier les rétro- commissions dans l’affaire Karachi,la machine à baratin,au contraire d’un vrai programme,a été bien préparée.

Voila quelques éléments qui vous permettront de forger votre propre jugement.

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DÉTECTEUR DE MENSONGES - Lors de son interview télévisée, dimanche soir sur France 2, Nicolas Sarkozy a évoqué les raisons de sa défaite en 2012. S'il a reconnu sa "responsabilité", il a critiqué, entre autres, la position entre les deux tours de Marine Le Pen,troisième du premier tour de l'élection présidentielle.Mais l'ancien chef de l'Etat déforme quelque peu la réalité électorale.

Invité à revenir sur sa défaite de 2012, Nicolas Sarkozy a effectué, pour la première fois dimanche sur France 2, une autocritique. Mais il ne s'estime pas le seul responsable de sa défaite électorale. "Monsieur Valls était bien content du coup de main de Madame Le Pen entre les deux tours de la présidentielle, quand elle a appelé à ne pas voter pour moi", a-t-il estimé alors qu'il était interrogé sur le Front national. Et d'ajouter dans la foulée : "Madame Le Pen ne peut pas s'exonérer du bilan de Monsieur Hollande, elle lui a donné un sacré coup de main (en mai 2012)."

Marine Le Pen n'a jamais appelé à voter pour François Hollande entre les deux tours de l'élection présidentielle. "Je voterai blanc (au second tour) et en juin bleu Marine", clamait-elle ainsi lors du traditionnel rassemblement du FN, le 1er mai 2012 à Paris, entre les deux tours du scrutin présidentiel. "Chacun d'entre vous fera son choix en son âme et conscience, selon sa sensibilité. Ceci est votre liberté première de citoyen que j'exerce moi aussi. Je n'accorderai donc ni confiance ni mandat (à François Hollande et à Nicolas Sarkozy)", déclarait-elle encore.

Les électeurs du FN ont bien voté pour Sarkozy

Reste que voter "blanc" revient souvent à faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Entre les deux tours d'un scrutin présidentiel, les candidats sont souvent à la recherche de réserves de voix. En appelant ses électeurs à s'abstenir, Marine Le Pen privait logiquement Nicolas Sarkozy d'un certain nombre de voix. "Je sais que certains croient encore dans un semblant de patriotisme de droite (...) À titre personnel, je me détournerai de ces mirages", disait d'ailleurs la présidente du FN en ce 1er mai 2012. De quoi convaincre ceux qui voudraient faire "barrage à la gauche", comme le réclamaient en coulisses certains cadres du FN, de ne pas aller voter du tout.

Mais l'analyse du scrutin fait au lendemain de la victoire de François Hollande nuance quelque peu les dires de Nicolas Sarkozy. Selon un sondage CSA pour BFMTV, les électeurs de Marine Le Pen ont voté majoritairement pour le président-candidat de l'UMP (56%). Seuls 28% d'entre eux ont voté pour François Hollande. Des voix qui ont pu néanmoins s'avérer cruciales, à l'instar de celles des électeurs de François Bayrou : si 52% d'entre eux ont voté pour Nicolas Sarkozy, 33% ont voté pour le candidat du PS.

Élément de langage

L'abstention, fixée à 19,66%, a-t-elle davantage profité à François Hollande? Si un resserrement des intentions de vote entre les deux candidats a été vu en fin de campagne, ce regain a plutôt profité à Nicolas Sarkozy. Selon le sondage de l'institut CSA, 61% des abstentionnistes du premier tour ayant voté au second tour l'ont fait en faveur de Nicolas Sarkozy.

L'ancien chef de l'Etat, qui, dimanche, a affirmé "n'avoir jamais menti", a donc effectué une erreur d'analyse. Mais peut-être était-elle volontaire? En effet, depuis l'entre-deux-tours du scrutin présidentiel, de nombreux cadres de l'UMP évoquent ce même élément de langage : en appelant à voter "blanc", Marine Le Pen aurait fait élire François Hollande. "Voter blanc, c'est voter rose (…) Marine Le Pen donne ainsi de fait le droit de vote aux étrangers, l'immigration sans contrôle, la régularisation des clandestins…", disait ainsi le député UMP Lionnel Luca. Un discours repris par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.

Gaël Vaillant - leJDD.fr

 dimanche 21 septembre 2014

 Electeurs FN : le vote blanc a privé Sarkozy de la victoire

http://www.marianne.net/Electeurs-FN-le-vote-blanc-a-priv...

Pour qui ont voté, au second tour, les électeurs de Marine Le Pen et François Bayrou

Réservoir de voix favorable à Nicolas Sarkozy

Un ancrage, qui, pour les électeurs du centriste François Bayrou, se révèle totalement différent. En effet, ils sont 33 % à se reporter sur François Hollande, et 52 % sur Nicolas Sarkozy. «Alors que François Bayrou a indiqué voter, à titre personnel, pour François Hollande, on voit que son électorat vote différemment, et garde un ancrage centre droit», explique Yves-Marie Cann.

Quant aux électeurs au premier tour de Marine Le Pen, ils votent majoritairement, et sans surprise, pour Nicolas Sarkozy (56 %) plutôt que François Hollande (28 %). Des niveaux des reports de voix qui permettent d’expliquer la défaite de Nicolas Sarkozy, selon le sondeur. «Seul un report de l’ordre de 70 % à 80 % aurait permis à Nicolas Sarkozy de l’emporter. Or, Nicolas Sarkozy ne bénéficie que de 56 % des reports de voix de cet électorat.»

Si un resserrement des intentions de vote entre les deux candidats a été vu durant les dernières semaines, ce regain a plutôt profité à Nicolas Sarkozy. C’est le deuxième enseignement de l’analyse de cette abstention: «61 % des abstentionnistes du premier tour ayant voté au second tour l’ont fait en faveur de Nicolas Sarkozy», indique Yves-Marie Cann. «Le réservoir de voix, qu’appelait de ses vœux Nicolas Sarkozy, existait bel et bien, et il a voté majoritairement pour lui au second tour. Ce réservoir de voix au second tour explique ainsi, pour le premier tour de l’élection, la relative contre-performance de Nicolas Sarkozy.»

http://www.20minutes.fr/elections/929979-20120507-vote-se...

 

07/02/2014

Sarkozy:Ca,c’est pas une rumeur

Sarkozy:Ca,c’est pas une rumeur...

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JUSTICE - Les juges demandent que la CJR se saisissent de l'enquête sur Balladur et Léotard et que Nicolas Sarkozy soit entendu.

Le volet financier de l'affaire Karachi va-t-il changer de main ? C'est du moins ce que demandent les juges d'instruction en charge de l'enquête sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont en effet demandé de transmettre à la Cour de Justice de la République (CJR) ce volet de l'enquête. Les deux magistrats ont préconisé l'audition de Nicolas Sarkozy, comme témoin assisté, par la CJR. Europe 1 vous résume l'enjeu de ces deux ordonnances rendues jeudi par les juges d'instructions.

Les juges se dessaisissent de l'enquête au profit de la CJR. Dans la première ordonnance, les deux magistrats se dessaisissent de l'enquête au profit de la Cour de Justice de la République. La CJR est en effet la seule juridiction compétente pour enquêter et juger les délits ou crimes commis par des membres de gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Dans le cas précis, la Cour de Justice de la République serait donc chargée d'enquêter sur l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard. Au terme de cette enquête, la CJR pourrait décider de mettre en examen, ou non, les deux anciens membres du gouvernement.

La réaction de l'avocat. "C'est une grande satisfaction car nous sommes à l'origine de cette plainte qui, pour les juges, nécessite la saisine de la CJR en ce qui concerne l'ancien Premier ministre et l'ancien ministre de la Défense, dans une ordonnance qui est accablante à leur égard", a déclaré Me Morice, l'avocat des proches de victimes de l'attentat de Karachi. Les juges ont aussi estimé que les éléments recueillis par l'enquête rendaient nécessaire une audition comme témoin assisté

 

Sarkozy entendu comme témoin assisté ? Dans la seconde ordonnance, les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire expliquent qu'ils refusent d'entendre eux-mêmes Nicolas Sarkozy, comme le leur avait demandé Me Morice. Les juges ont en effet estimé que les éléments recueillis par l'enquête rendaient nécessaire une audition comme témoin assisté de Nicolas Sarkozy. Le ministre du Budget dans le gouvernement Balladur, c'est-à-dire entre 1993 et 1995, devrait donc être entendu par la CJR.

La réaction de l'avocat. "En refusant notre demande d'audition de Nicolas Sarkozy, les juges soulignent que des témoignages et des éléments recueillis dans l'information judiciaire nécessitent que la CJR puisse l'entendre comme témoin assisté", a-t-il ajouté. "Cela démontre à l'évidence que Nicolas Sarkozy n'est nullement mis hors de cause dans le volet financier de l'attentat de Karachi", selon Me Morice.

La requête dans les mains du parquet. Cette requête des juges a été transmise au parquet. Le parquet de Paris doit désormais décider de transmettre, via le parquet général, le dossier au procureur général près la Cour de cassation, Jean-Claude Marin. Ce sera à lui de décider s'il faut transmettre la saisine à la commission des requêtes de la CJR.

http://www.europe1.fr/France/Ce-que-preconisent-les-juges...


15/01/2014

Hollande/Gayet:On ne parle que de ça* et pendant ce temps là… Les petites affaires,les vraies,continuent!

Hollande/Gayet:On ne parle que de ça* et pendant ce temps là…Les petites affaires,les vraies,continuent!

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Affaire de Karachi : le parquet demande que Balladur et Léotard soient jugés par la CJR

Le Monde.fr | 13.01.2014 à 16h20 • Mis à jour le 13.01.2014 à 18h30 |Par Fabrice Lhomme et Gérard Davet

Le spectre de la Cour de justice se rapproche pour Edouard Balladur et François Léotard… et s'éloigne pour Nicolas Sarkozy. Lundi 13 janvier, le procureur de Paris, François Molins, a préconisé le renvoi des deux premiers devant la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à interroger puis, le cas échéant, mettre en examen et enfin juger, des membres du gouvernement pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Le 16 décembre, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en charge du volet financier de l'affaire de Karachi, avaient adressé au parquet une ordonnance succincte, dans laquelle ils demandaient au procureur de rendre un avis, voire de prendre des réquisitions, sur une éventuelle saisine de la CJR.

Les deux magistrats enquêtent sur les dessous de plusieurs contrats d'armement passés dans les années 1990 et dont la véritable finalité aurait été un financement politique occulte. Leurs investigations, d'après l'analyse du parquet, ont permis de réunir des indices laissant présumer que deux membres du gouvernement Balladur (1993-1995) auraient commis des délits, dont ils devraient répondre devant la CJR. Il s'agit donc de l'ancien premier ministre Edouard Balladur lui-même et de son ministre de la défense de l'époque, François Léotard.

Nicolas Sarkozy, quant à lui, était à l'époque ministre du budget. Mais pour le procureur, le cas de ce dernier, dont le nom n'est même pas mentionné dans l'avis adressé aux juges lundi 13 janvier, ne relève pas de la Cour de justice de la République, aucun délit ne pouvant lui être reproché. L'analyse du parquet rejoint donc celle des magistrats instructeurs, qui semblent considérer ne pas avoir réuni d'indices graves et concordants susceptibles d'entraîner des poursuites visant l'ex-chef de l'Etat.

MM. Balladur et Léotard, en revanche, sont suspectés d'avoir œuvré, entre 1993 et 1995, en faveur de sulfureux hommes d'affaires dans plusieurs contrats d'armement passés par la France avec le Pakistan et l'Arabie saoudite. Poursuivis par les juges Van Ruymbeke et Le Loire, les deux principaux intermédiaires au cœur de l'enquête, Ziad Takieddine (réincarcéré le 31 décembre 2013 pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire) et Abdul Rahman El-Assir, avaient été imposés in extremis dans ces contrats par Matignon et la Défense, et ce alors que les marchés semblaient déjà conclus.

Une partie des faramineuses commissions perçues par le duo auraient en fait servi à financer de manière illicite, sous forme de « rétrocommissions », la campagne présidentielle de M. Balladur, en 1995, ainsi qu'à renflouer les caisses du Parti républicain (PR) de M. Léotard. Les magistrats ont également examiné les patrimoines de MM. Balladur et Léotard, suspectant un enrichissement personnel.

Les juges d'instruction devraient maintenant saisir le parquet général de la cour d'appel de Paris qui devrait ensuite transmettre leur demande de saisine de la CJR au procureur général de la cour de cassation, ce dernier devant décider s'il y a lieu de saisir la commission des requêtes de la CJR, dernière étape avant la saisine de la commission d'instruction.

MM. Van Ruymbeke et Le Loire restent saisis du volet « non ministériel » du dossier, même si leurs investigations sont terminées. Les différentes personnalités mises en examen (Ziad Takieddine, Thierry Gaubert, conseiller au ministère du budget de Nicolas Sarkozy dans les années 1990, Nicolas Bazire, directeur de cabinet à Matignon sous Balladur, Renaud Donnedieu de Vabres…), pour l'essentiel proches d'Edouard Balladur, restent sous la menace d'un renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/13/karachi-...

*affaire Dieudonné-affaire Gayet


 
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