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20/06/2013

Sarkozy:Et ça c’est François Hollande qui l’a inventé !

Sarkozy:Et ça c’est François Hollande qui l’a inventé !


Olivia Recasens par franceinter

Quand on écoute cette journaliste on comprend pourquoi les juges évoquent une bande organisée...et on regarde François hollande avec bienveillance en lui souhaitant de réussir pour nous prémunir à l'avenir de ce genre d'energumènes...

Petite musique sur le cas DSK bien intéressante...

Sarkozy:Encore un coup du cabinet noir,encore un coup de François…

Sarkozy:Encore un coup du cabinet noir,encore un coup de François…

Ne sachant plus quoi inventé M.Sarkozy faut courir le bruit,par l’Express,que François Hollande aurait constitué un cabinet noir pour le démolir.D’abord compte tenu du nombre d’affaires,des dates de début de certains procédures on conseillera à l’ancien président de la république de se constituait une sérieuse équipe d’avocat et d’experts au lieu d’accuser les autres qui en réalité n’ont pas besoin de cela tant les preuves s’acculement quant à l’implication du monsieur qui ferait tout pour qu’on parle de lui.Ensuite,selon le vieux principe en cours dans les écoles maternelles selon lequel « c’est celui qui le dit qui y est » preuve est faite qu’il y avait du temps  de ce monsieur ,si empreint de principes républicains,une cellule,une bande organisée,qui servait à actionner les services - affaire Squarcini par exemple - et organisent tous les coups tordus - affaire Tapie et autres en cours.Je notais à l’attention de mes aimables lecteurs qu’à chaque fois que ce monsieur ou de ses affidés parlent et accusent,il faut renverser les postulats.Ainsi,tout le monde aujourd’hui s’accorde à dire  que la justice travaille sereinement et en en toute indépendance,en était-il de même auparavant quand on sait qu’un procureur visitait le maître de la république à maintes reprises.

Combien de fois a-t-on vu le procureur de Paris dans les anti-chambre du Palais et dans le bureau de François Hollande et combien de fois y a-t-on vu M.Courroye sous le mandat de l’accusateur.

courroye sarko.jpg

M.Sarkozy accuse François Hollande pendant que les juges découvrent tous les jours des rendez-vous quelque peu suspects …

Oui,il y avait un cabinet noir à Elysée sous le mandat de M.Sarkozy.

Pour conclure,la même accusation avait été formulée,par le même,à l’encontre de M.de Villepin pendant l’affaire Clearstraem.Je rappelle aussi que M.Le Maire était à l’époque directeur de cabinet du premier ministre accusé par Nicolas Sarkozy.M.de Villepin,celui que M.Sarkozy  voulait pendre a un croc de boucher.

M.Giesbert a raison si M.Sarkozy est un homme d’état… »,sauf qu’il démontre au jour le jour qu’il ne l’est pas !

Conclusion :M.Sarkozy a les miquettes,M.Sarkozy lâche Guéant et M.Guéant lâchera Sarkozy,M.Richard a beaucoup parler et pas devant un cabinet noir mais devant des juges.Il a lâché Mme Lagarde qui elle lâchera M.Sarkozy.

Et la question finale c’est celle-là :M.Sarkozy a toujours dit que sans lui rien n’était possible,c’est moi qui suis obligé de tout faire clamait-il,cette bande d’incapable,le collaborateur,c’est moi que je fais tout et maintenant il ne serait plus au courant ce qu’il se passait dans son cabinet.Va-t-il tenter le pari de nous faire croire que l’affaire Tapie,l’affaire Bettencourt,les sondages de l’Elysée ont été combinées par ses collaborateurs et ministres derrière son dos.Son prestige en prendrait un sacré coup et l’argument selon lequel il était impossible que François  Hollande ne connaissait pas la réalité de l’affaire Cahuzac aussi des lors que le plus grand de nos présidents- se serait fait selon lui aussi roulé dans la farine par son secretaire géneral.

Les juges cherchent le chef de bande,à trop en faire l’intéressé va réussir à se demander de lui-même

Les juges vont sans doute le convoquer et si les dates de commencent de l’affaire Tapie

précédent son accession à la présidence de la république qui lui assure une totale immunité ,il sera susceptible de se retrouver devant la Cour de Justice de la République.

En complément et pour prouver que les origines des affaires qui touchent M.Sarkozy et un certain nombre de ses collaborateurs ne sont pas la création d’un supposé cabinet noir…sauf à croire que les parquets et cabinets de juges d’instruction le sont…

En périphérie de toutes ces péripéties et accusations sans preuves de ce monsieur qui manifestement n’est pas un homme d’état,il faudra revenir sur la nécessité de réformer la DCRI et sur l’analyse du rôle qu’elle a joué pendant 5 ans,ce quelle n’a pas fait et aurait du faire pendant 5 ans et principalement le rôle qu’elle joué ou pas durant cette premier année de mandat de François Hollande.On reviendra sur cette fumisterie de supposée chasse aux sorcières,chasse aux sorcières qui n’a concerné que peu de responsables,ce qu’a regretté et regrette amèrement M.Valls.

Il conviendrait par exemple de faire convoquer les patrons et certains responsables de cette institution pour connaître leur rôle exact dans l’affaire Cahuzac.

 

Renseignement : 4.000 agents " au service de Sarkozy "

20/01/2012

Un livre dénonce l’instrumentalisation par le Président des renseignements et de leur patron, Bernard Squarcini. L’une des auteurs revient sur son enquête.

sarko squarcini.jpg

OliviaRecasens, journaliste au Point, a enquêté durant un an avec deux collègues sur les dérives de la DCRI*. Elle réagit à la décision de Bernard Squarcini, patron des renseignements, de porter plainte pour diffamation.

Comment réagissez-vous à ce dépôt de plainte?

« On s'en doutait, je crois qu'il n'avait pas d'autre choix. Mais notre enquête est sérieuse, nous sommes sereins. On a rencontré soixante personnes, y compris monsieur Squarcini. On a fait un travail très long, on a recoupé nos informations, et on est même resté en deçà de la réalité. Le fait qu'autant de personnes nous aient parlé, c'est bien qu'il y a un malaise dans la boutique. »

Vous parlez d'une machine à espionner…

« Ce qu'on a découvert, c'est que la promesse de Nicolas Sarkozy de placer les renseignements au service de l'intérêt général a été complètement dévoyée. Les agents de la DCRI travaillent en partie pour des missions qui ne sont pas légitimes. Normalement, la DCRI devrait faire du contre-espionnage, de la lutte contre le terrorisme… des tâches nobles. En l'occurrence, elle défend les intérêts privés de l'Élysée.

"Espionnage quasi industriel"

Si on prend l'affaire des fadettes (écoute téléphonique de journalistes du Monde), on a découvert qu'il existait tout un système d'espionnage quasi industriel pour surveiller à la fois des journalistes, des magistrats… toute personne qui est susceptible de poser un problème à l'Élysée.
Chaque agent travaille sans savoir pour quoi il travaille. C'est comme un puzzle dont chacun n'a qu'un morceau, et qui n'est reconstitué qu'en fin de course. Le système est très perfectionné. »

Les deux hommes ont-ils besoin l'un de l'autre?

« Il y a une proximité inédite entre le chef du service de renseignement intérieur et le chef de l'État. Bernard Squarcini a aidé Nicolas Sarkozy dans son ascension depuis le début. Lors d'un entretien, il nous a dit " J'ai connu la gauche, j'ai connu la droite, j'ai été témoin de beaucoup de choses ". C'est pour cette raison qu'il est resté en place malgré sa mise en examen dans l'affaire des fadettes. Il a menacé de balancer. »

Qu'espérez-vous changer en publiant cette enquête?

« Tous les gens qui ont accepté de nous parler l'ont fait pour que les choses cessent.Ce qu'on aimerait, c'est que les parlementaires puissent s'en saisir. La DCRI est une formidable machine de renseignement :4000 hommes, 40 millions d'euros de budget, du jamais vu en France. Il faut qu'elle puisse travailler sur des missions légitimes. Or, actuellement on se heurte au mur du secret-défense, qui tient à distance les magistrats et les journalistes. Les élections à venir sont vraiment l'occasion que tous les partis s'en saisissent et que le futur président ne reproduise pas le même schéma. »

C'était aussi la promesse de Mitterrand et Chirac…

« C'est vrai. C'était d'ailleurs le point de départ de notre enquête : savoir si cette promesse de Nicolas Sarkozy d'en finir avec les cabinets noirs et les barbouzeries était respectée. Au bout de trois ans et demi, on s'aperçoit qu'en fait c'est pire qu'avant. »

* Direction centrale du renseignement intérieur.

 

A chaud

Bernard Squarcini affirme n'être « l'espion de personne » et réfute toute instrumentalisation. Il va porter plainte.
> Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a démenti jeudi que « la DCRI soit un instrument politique au service du pouvoir ».
Synergie, syndicat de police, a apporté son soutien à la DCRI.

Recueilli par Chloé Bossard

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite...

Le livre:

l'espion du president.jpg

L'espion du Président de DidierHassoux, Christophe Labbé et OliviaRecasens (19 janvier 2012)

La source :

Fadettes : Bernard Squarcini en correctionnelle

Le Point.fr - Publié le 19/06/2013 à 15:15 - Modifié le 20/06/2013 à 08:09

L'ex-patron de la DCRI est poursuivi pour avoir fait requérir les factures téléphoniques d'un reporter du "Monde" pour identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt.

L'ex-patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini est renvoyé en correctionnelle dans l'affaire des fadettes, relative à l'espionnage téléphonique d'un journaliste du Monde en marge du dossier Bettencourt, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Les juges d'instruction SylviaZimmermann et Alain NguyenThe ont ordonné le 17 juin le renvoi en procès de Bernard Squarcini pour "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite", a-t-on précisé. Le parquet avait requis en mai le renvoi en procès de l'ancien patron des services du renseignement intérieur.

Bernard Squarcini est poursuivi pour avoir, à l'été 2010, fait requérir et analyser les factures téléphoniques détaillées (les fadettes) d'un reporter du MondeGérard Davet, et d'un conseiller du ministère de la Justice, David Sénat, dans le but d'identifier la source du quotidien. Le Monde venait de révéler les déclarations à la police du gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt - l'héritière de L'Oréal -, Patrice de Maistre, qui mettaient en difficulté Éric Woerth, alors ministre de Nicolas Sarkozy.

"Défense des intérêts nationaux"

Dans cette affaire, qui pose la question de la protection des sources de la presse, Bernard Squarcini avait reconnu devant les juges d'instruction avoir cherché la source du reporter en faisant analyser ses fadettes. Mais il s'en est justifié en affirmant avoir agi dans un cadre totalement légal et prévu par la loi de 1991 sur le secret des correspondances, en particulier de son article 20 qui autorise leur contrôle aux "fins de défense des intérêts nationaux".

Pour les juges d'instruction, l'article 20 "ne permet en aucun cas de recueillir des données individualisables, visant des personnes déterminées". Bernard Squarcini "ne peut donc sérieusement prétendre (...) qu'une violation du secret de l'enquête concernant une affaire de droit commun, aussi médiatique soit-elle, entre dans l'une de ces notions", estiment-ils, en référence à la définition de la "défense des intérêts nationaux".

La révélation des déclarations de Patrice de Maistre lors de sa garde à vue "ne pouvait que justifier éventuellement" la saisine de la justice pour violation du secret de l'enquête, ajoutent-ils. La collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite est un délit passible de 5 ans de prison et de 300 000 euros d'amende.

http://www.lepoint.fr/societe/affaire-des-fadettes-bernar...

04/02/2013

Affaire Merah:c’est pas fini…

Affaire Merah:c’est pas fini…

On peut jouer au malin à l’assemblée au cours de ce débat sur le mariage pour tous en pourrissant tous les débats,inventant des polémiques intragouvernementales,se plaignant du gouvernement ou du président de la commission des lois qui voudrait aller plus vite en appliquant les règles instituées par M.Accoyer au profit de son groupe.A l’époque,en effet,M.Accoyer avait la fâcheuse de confondre les rôles,président de l’assemblée nationale  et député UMP,il est vrai qu’ils étaient devenus en mai 2007 propriétaire de la France,pourquoi pas de l’assemblée nationale aussi.Quoiqu’il en soit,ce qui suit devrait nous alerter sur le professionnalisme de certains –les mêmes qui qualifient le socialistes d’amateurs ou font des grands sauts de carpes sur les incapacités de la gauche à assumer la sécurité des français.

L’UMP avec la duplicité de certains responsables politiques – M.Bayrou en particulier qui me semble t-t-il s’est égaré – et la complicité objective du Figaro Magazine a entrepris une nouvelle campagne d’enfumage sur une prétendue chasse aux sorcières,en lisant le dossier publié par l’Express  - et je le dis calmement – on n’en a pas assez viré.Des incompétents de ce calibre,des donneurs de leçons de ce calibre doivent être mis hors d’état de nuire.Souvenez vous du bilan catastrophique de cette opération et que cet ordure a massacré sept personnes dont 3 enfants.

On apprend par la bande que M.Sarkozy a ordonné à ses capucins de demander un commission d’enquête sur l’opération en Somalie qui devait permettre la libération de l’otage détenu depuis 3 ans,il conviendrait de lui clouer son clapet qui manifestement il ouvre un peu grand compte tenu de ces nouvelles informations.

Le gouvernement de M.Ayrault et en particulier le ministre de l’intérieur ont été très gentils si j’ose dire,cette affaire aurait sonné le glas pour longtemps de cette opposition trop coutumière de mauvaises manières.

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Les enquêteurs s'étaient trompés de Merah

Par Cécile Bouanchaud

Publié le 4 février 2013 à 16h59 Mis à jour le 4 février 2013 à 17h22

Pendant trois semaines, les enquêteurs de la DCRI ont pisté un mauvais Mohamed Merah.

Six mois après la déclassification des rapports de la DCRI concernant le suivi de Mohamed Merah avant ses tueries, le travail de la Direction centrale du renseignement intérieur est à nouveau pointé du doigt. L'Express, qui a eu accès à ces documents, relève en effet que la DCRI a pisté pendant plusieurs semaines le "mauvais" Mohamed Merah.

• Arrêté malgré des papiers en règle. Tout commence en novembre 2010, période à laquelle Mohamed Merah effectue son premier voyage en Afghanistan dans le but de rejoindre les rangs d'Al Qaida. Le jeune homme, alors âgé de 20 ans, se rend donc à Kandahar, un bastion taliban. Il est parfaitement en règle : passeport non falsifié et visa réglementaire. Malgré ces précautions, il est arrêté le 22 novembre par une patrouille de la police afghane, qui trouve suspecte sa présence dans cette région.

• Une alerte imprécise transmise à la DCRI. Remis à l'armée américaine, Mohamed Merah est finalement conduit à l'aéroport de Kandahar pour regagner la France au plus vite. Ce n'est que quelques jours plus tard que les services français sont alertés de la présence d'un de leur ressortissant sur le territoire afghan. L'antenne de la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DSPD) en effet l'identité de Mohamed Merah à la DCRI. Le hic : ces derniers ne disposent que du nom, prénom et année de naissance du ressortissant. La photocopie de son passeport n'est en effet pas transmise.

• De nombreuses similitudes avec le "faux" Merah. Les services antiterroristes parisiens vont alors se tromper de "Merah" et le confondent avec un homonyme. "Par le plus grand des hasards, ces deux jeunes gens sont nés la même année, en 1988, ont eu des ennuis avec la justice et ont tous deux cherché à s'engager dans la légion étrangère", détaille L'Express. Pendant trois semaines, la Direction centrale du renseignement intérieur va suivre le "mauvais" Mohamed Merah habitant à Douai, dans le Nord et né le 22 février 1988.

• "La personne désignée ne correspond pas". Après une convocation, il apparaît que le suspect ne correspond pas au ressortissant Français repéré à Kandahar le 22 novembre. "Il est probable, écrit-il, que la personne désignée dans la fiche DSPD du 6 décembre 2010 ne corresponde pas à la bonne personne. Il convient d'ailleurs de noter que l'antenne [...] de Kandahar ne s'était pas avancée quant aux éléments d'identité mais avait demandé l'identification formelle de l'intéressé en France", reconnaît la DSPD dans un rapport transmis à sa hiérarchie. La DCRI rectifie alors le tire et s'oriente vers Toulouse ou réside le tueur au scooter.

• La surveillance retardée à janvier. Ce n'est donc qu'en janvier 2011, que la surveillance du "vrai" Mohamed Merah débute. En novembre 2011, un "débriefing préventif" est prévu entre les services de renseignement toulousains et Paris. Dans sa note de synthèse, la DCRI conclut que la rencontre "n'a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau jihadiste". Le suivi dont fait l'objet Mohamed Merah est donc revu à la baisse. La suite, tragique, est connue de tous. Entre le 11 et le 22 mars 2012, Mohamed Merah organise trois tueries au cours desquels sept personnes seront tuées, trois militaires, trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive.

http://www.europe1.fr/France/Les-enqueteurs-s-etaient-tro...

 

En aout,la DCRI était bien sure d’elle…

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Merah était surveillé depuis 2009

Par Cécile Bouanchaud

Publié le 9 août 2012 à 12h58 Mis à jour le 9 août 2012 à 16h52

 

Les rapports de la DCRI évoquent clairement que Mohamed Merah représentait une "menace".

Les rapports de la DCRI sur Mohamed Merah suscitent le malaise. Ces documents, déclassifiés vendredi dernier par le ministère de l’Intérieur et transmis à la justice, soulignent que le tueur de Toulouse était surveillé et connu des services de renseignements depuis 2009.

Selon ces rapports rédigés entre 2007 et 2011, Mohamed Merah constituait une "cible privilégiée" de la DCRI. Les 23 pages du document détaillent en effet la proximité du tueur en scooter avec les islamistes radicaux toulousains. Des informations qui écartent donc la thèse du "loup solitaire" soutenue par l’ancien patron de la DCRI, Bernard Squarcini, au moment des faits. Europe1.fr revient sur les informations contenues dans ces documents de la DCRI.

Le frère de Mohamed Merah, principale cible de la DCRI. C'est dans un premier temps le profil d'Abdelkader Merah qui interpelle les enquêteurs. Ce dernier est décrit comme un proche du "groupe de Toulouse", des salafistes arrêtés en 2007 et condamnés en 2009 pour avoir développé une filière de candidats au jihad, rapporte Le Parisien.

Abdelkader Merah, installé en Egypte en novembre 2009 pour y suivre un enseignement religieux axé sur le jihad, entretenait "des contacts téléphoniques réguliers avec son frère", précise le rapport. De son côté, Mohamed Merah, sorti de prison en août 2009 pour une série de délits, figure dans la note de "suivi de la mouvance salafiste radicale toulousaine".

La formation de Merah suivie par la DCRI. En novembre 2010, une nouvelle note décrit le tueur à scooter comme "un membre d’une fratrie d’islamo-délinquants". L'islamisation de Mohamed Merah se précise. Les enquêteurs soulignent en effet que le suspect prend des cours de religion à domicile et de langue arabe.

Une formation qui coïncide avec "l'arrivée d'une nouvelle génération d'islamistes toulousains en 2010", indique le rapport. Un groupe de jeunes recrues avec "aux convictions intactes et une détermination renforcée", selon les notes de la DCRI.

La radicalisation de Mohamed Merah sous-estimée. Si les voyages du tueur à scooter en Afghanistan sont connus des services de la DCRI, ce dernier ne semble pas pour autant faire l'objet de mesures spéciales. Après avoir été entendu par la police locale à Kandahar, en Afghanistan, à la fin de l'année 2010, les renseignements intérieurs français décrivent "un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation".

Le rapport de la DCRI indique seulement que ce voyage dans une ville considérée comme un bastion de jihadistes "doit nous interpeller". Ils conviennent toutefois "d’approfondir l’environnement" amical et familial de Mohamed Merah, ajoute la note.

Un nouveau voyage de Merah anticipé par la DCRI. Dans un nouveau rapport daté de septembre 2011, le profil d’islamiste radical de Mohamed Merah ne fait plus de doute. Les enquêteurs de la DCRI anticipent même "un nouveau départ en octobre de Merah vers le Pakistan". Le tueur en scooter effectuera effectivement un séjour au Pakistan sans être inquiété par les membres de la DCRI.

Ce n'est qu'à son retour, en novembre 2011, qu'il est entendu par l’antenne locale de la DCRI à Toulouse. Mohamed Merah reconnaît s'être rendu au Pakistan mais évoque des motifs touristiques. Mais pour la DCRI, ses déplacements constituent une "menace directe car les jeunes djihadistes peuvent revenir avec pour instruction de conduire des actions armées". La suite, tragique, est connue de tous. Entre le 11 et le 22 mars 2012, Mohamed Merah organise trois tueries au cours desquels sept personnes seront tuées, trois militaires, trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive.

http://www.europe1.fr/France/Merah-etait-surveille-depuis...

 
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