target="_top"> compteur de visite

Avertir le modérateur

25/02/2015

Hollande/Français de souche:La prochaine fois il faudra élire un président sourd et muet….

Hollande/Français de souche:La prochaine fois il faudra élire un président sourd et muet….


Le 5 sur 5 d'Apolline de Malherbe - C à vous - 24/02/2015


 

Merci,chère madame,de nous préciser combien votre chaîne d’animation vous paye pour encu….les mouches avec des gants de boxe ou au choix enfiler des perles avec des moufles.

Cette polémique concernant les mots français de souche  a été totalement fabriquée par les tenants de l’information-déformation alimentée  par ceux qui dans ce pays font de la politique comme cela….Voir Mme Le Pen montait au créneau pour critiquer le président Hollande à propos de l’utilisation de ces termes a de quoi faire réfléchir sur l’état mental non seulement de notre classe politique et de certains de nos journalistes.Si malgré le peu expérience du journalisme qui est la votre vous n’êtes pas capable de faire la différence entre le fond idéologique de ces personnes,c’est soit que vous êtes nulle soit vous êtes au service de votre chaîne et vous devez par voie de conséquences produire de l’information a tout prix au lieu d’informer tout court…

Vous n’informez,pas vous commentez….En quoi les propos de M.Boubakeur sont ils en contradiction avec ceux qu’a prononcés M Cukierman,sur quel fondement idéologique politique,sociologique fondez-vous votre jugement sur les mot prononcés par le président de la république.L’alliance de mesdames le Pen,Trierweller et Philipetti ne vous étonne pas.

Il n’y a pas de polémique,c’est vous qui la fabriquez pour alimenter vos programmes permanents.Vous fabriquez de l’information,vous êtes une vendeuse d’information et de commentaires qui,somme toute,ne regardent que vous.

Vous êtes déjà sur la sellette pour ce qui concerne votre traitement des funestes vêlements du mois de janvier,va venir le jour où on demandera à vos directions quelques explications sur cette imbuvable façon de traiter l’information….vous vous êtes particulièrement distinguées par l’affaire Dumas Bourdin….Il  ne manquait plus Hollande facho le peuple aura ta peau….

Un de vos confrères ou invité de vos confrères surLCI est allé encore plus loin car en plus de fabriquer l’info,il faut la démultiplier,l’améliorer,si j’ose dire,face à la concurrence….toujours plus fort…

 

Or qui a promu ce terme de souchiens...Je vous le donne Emilie.Mme Houria Boutelja des Indigènes de la république....les souchiens,ce sont les blancs pas les jeunes musulmans devenus français…..Les souchiens ce sont les français de souche,les blancs….

 

Manifestement le grand dadais de service sur LCI ne sait pas de quoi il parle....comment peut-on accepter qu'un dadais qui parle pour ne rien dire mette dans la bouche de François Hollande les mots usités par une militante anti-républicaine,anti laïcité et j'en passe!

Qu’est que vient faire le terme souchien à propos d’un discours d’un président de la république devant le CRIF qui vient d’annoncer une réforme fondamentale dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.On peut se poser la question qui tue :qui avait intérêt à ce que cette proposition fondamentale passe à la trappe grâce à une polémique totalement fabriquée et fort bien alimentée.

Dans la basse manœuvre,il y a mieux encore ou pire…M.Bercoff,porte parole officieux de M.Sarkozy qui voue une haine viscérale à François comme Jean Hédern à l’égard du premier François n’y va pas avec le dos de la cuillère….

Est-il sérieux ce monsieur quand il affirme :

« François Hollande a ouvert une boîte de Pandore que des décennies de politiquement correct,de cécité volontaire et de déni institutionnalisé avaient,semble-t-il, définitivement bouclée. »

Ils ont décidément tout oublié les aveugles et sourds du sarkoland.Ils ont même oublié le merdier qu’avait provoqué dans ce pays de France le débat sur l’identité nationale tant voulu par le plus grand président de la Vème république.Pas de débat sur l’identité nationale sous le mandat de monsieur 22%.

A ce niveau de saloperie,il n’y ya plus de mots…des gifles peut-être….

Si par hasard,M.Bercoff se félicitait d’un non événement dont plus personne ne parle aujourd’hui qui marquerait un changement de vision de la gauche française en la matière il sera à demi pardonné.

Je note avec satisfaction,chère  Pauline, que vous êtes tombée d’accord avec M.Berger sur le fait que le président avait utilisé ces termes pour signifier que ces actes n’était pas toujours,pas obligatoirement,le fait de jeune musulmans.Ces mots s’adressaient au deux parties et principalement M Cukierman.Et vous repartez au quart de tour,les jeunes musulmans ne seront jamais des français de souche selon ce méchant Hollande.Comme moi,si un jour je décidais de prendre la nationalité algérienne,je ne serai pas considéré par les algériens comme algérien de souche.

En fait vous avez créé un débat qui n’existe pas pas.Dans tous les pays de la planète il y a des nationaux de souche et des nationaux par naturalisation.où est le problème,en quoi le président Hollande a-t-il dit la contraire…En quoi a-t-il indiqué les jeuneurs musulmans ne seraient jamais français.Pas de souche bien évidemment.Quelle importance vous donnez à ce terme…Mohamed sait bien qu’il ne peut être français de souche,il ne s’en offusque pas apparemment,l’essentiel,chère madame,c’est qu’il soit un bon français (sic) et qu’il respecte les lois de notre pays qui sont les siennes aussi.

Croyez moi chère madame il n’y a que vous et votre tribu qui se posent de genre de problème et voient des polémiques partout.

Je vous ferai une petite concession au milieu de toutes ces louanges (sic).Le président Hollande,avec tout les respect que j’ai pour sa grande connaissance de notre langue,aurait pu remplacer « comme on dit «  par « comme ils disent »

09/03/2014

Hollande:Faudrait voir à cesser de lui casser les …..

Hollande:Faudrait voir à cesser de lui casser les….

hollande qualifie.jpg

Qu’est ce que c’est que cette nouvelle histoire de confusion de religion qui concernerait une des victimes de Merah l’ordure.Il n’a que ça à faire le père du ce jeune homme assassiné de sang froid par une ordure qui se prenait pour un héros.Au lieu de remercier le président d’avoir salué la mémoire de toutes les victimes,on vient chercher des noises sur une erreur de religion.et alors ça n’arrive pas ce monsieur de faire des erreurs,ça n’arrive pas à nos scrutateurs si scrupuleux de la gente politique de faire des erreurs.

Au lieu de remercier le président de ne pas avoir oublié ces tragiques événements et la mémoire de toutes les victimes,on vient chercher noise sur une erreur de religion,à quoi pensait-il la président de la république prés de 2 ans après ce drame national,comment a –t-il pu commettre un tel impair,vous vous rendez compte.

Sans doute avait-il eu à travailler sur l’Ukraine 2 heures avant,sur la pacte de responsabilité le matin,qu’un de ses conseillers ait fait une erreur dans son discours et on en fait un sac de fèves…

Une erreur de ce niveau autorise-t-elle ce genre de propos » "Mon épouse Katia, Tony et Sabrina mes enfants et moi-même, nous nous élevons et condamnons fermement votre inculture, votre agression verbale et votre mépris vis-à-vis de notre enfant Abel Samy Arnaud, qui est catholique de son état et non musulman".

J'ai honte de ce pays,j’ai honte de l’ambiance délétère  qu’on nous impose.Des avocats en furie,feinte bien évidemment ,qui viennent jouer aux victimes ,victimes  de leur turpitude puisque M.Herzog risque d’être  impliqué dans un trafic d’influence s’il est avéré,honte de tous ces gens qui ne pensent qu’à nuire en toute occasion,à chercher des poux ou il n’y en pas.Honte aux journalistes qui traquent un homme comme un bête immonde même s’il a commis une faute grave non envers la société mais envers celles et ceux qui lui ont fait confiance….si M.Buisson a écouté Sarkozy et sa petite bande,c’est un problème entre lui et l’écouté…et la justice tranchera mais pas la presse en tout cas…ni l’opinion d’ailleurs !

Honte à ce monsieur qui me paraissait bien digne qui mélange tout.Sans doute n’aime t-il pas François Hollande,sans doute n’est-il pas d’accord avec sa politique mais aller mêler la mémoire de victimes,il n’y a pas que son fils qui soit malheureusement concerné,à ce genre de petite carambouille me choque.Et choque sans doute beaucoup de français s’ils ont le temps ce s’intéresser à cette énième petite histoire qui va faire le buzz la journée entière et sera passée aux oubliettes demain comme M.Albert Chenouff d’ailleurs .

Voir un quotidien national,une télévision d’animation permanente,une radio reprendre cette information me semble tenir de l’obsession…

Il faut rappeler que le même Abel ou Albert Chenouff s’était insurgé de voir le président de la république s’inclinait sur les tombes des jeunes victimes de religion juive durant son voyage en Israël.Tout,en clamant que ce n’est pas un problème de religion,c’est quoi alors…

Cette grande télévision de niveau internationale,ce quotidien ont oublié,cette radio fort populaire comme par hasard que M.Chenouff avait déposé plainte contre M.Sarkozy et M.Squarcini pour non assistance à personne en danger.Un pur hasard et une fâcheuse coïncidence.

Il est vrai que M.Chenouff a choisi pour défenseur le célébrissime député M.Collard.la réaction au discours du CRIF est tout s'explique.le contenu outrancier de la lettre ouverte qu’on prête à ce monsieur aussi.

A ce niveau de bassesse,on peut s’incliner sur la tombe de son fils,respecter sa mémoire mais son père ne vaut pas qu’on le respecte à la même mesure.

Bien évidemment ,aucun responsable du CRIF aucune personnalité,aucun journaliste présents n’avaient relever l’énorme (sic) erreur qu’aurait commise le président Hollande.il,est vrai que M.Sarkozy n’y était pas….Il se trouve qu’il y en a un qui a du regarder,scruter,examiner à la loupe le discours de François Hollande et voila qu’on en faut l’info du jour.Lui et son avocat.

«Les amalgames n'ont aucun sens,je rappelle que deux de nos soldats étaient... comment dire... musulmans, en tout cas d'apparence, puisque l'un était catholique, mais d'apparence» avait affirmé M.Sarkozy.Plus grave qu’une erreur de religion…et M.Collard avait cette fois réagit personnellement  «La famille de la victime trouve outranciers les propos du président de la République,chef des armées,qui a osé confondre apparence et religion»,

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/26/01016-...

 
Sarkozy et les "musulmans d'apparence" par LeNouvelObservateur

Ca aussi le Parisien et BFM,Europe 1 l’ont oublié….

Entre nous,je ne vois aucun problème dans les propos de Nicolas Sarkozy,voyez que je suis et reste juste dans mes jugements.

Ce 19 mars prochain nous honorerons la  mémoire des victimes de cette ordure,le 19 mars 2012,il abattait de sang froid 4 personnes au motif quelles étaient juives,quelques jours avant il tuaient des soldats français dont le fils de M.Chenouff,que va-t-il faire si François Hollande se déplace comme il devrait le faire.Que va-t-il exiger ?Que va-t-il trouver à redire ?

Va-t-il exiger que nous organisions des cérémonies par religion ?Par date d’assassinat ?Veut-il que ce soit M.Collard qui les préside.

Je conseille à M.Chenouff la lecture de cet article,il comprendra que l’erreur du président de la république n’est rien par rapport à ce fatras.

http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/hollande-au-crif-...

 

Autre grosse info de la journée

Marre,assez !

Français ,reveillez vous !

22/12/2013

Hollande/Algérie:Les faits rien que les faits…

Hollande/Algérie:Les faits rien que les faits…

Puisqu’une fois de plus le contenu du discours du  président de la république aura été occulté par cette petite affaire de la petite phrase,voici le texte de ce discours et l’extrait qui concerne la Palestine et le CRIF…C’est cela qui reste important par les simagrées des responsables algériens et de certains responsables pardon irresponsables, politiques français.

 

Intervention lors de la réception à l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF)

Publié le 17 Décembre 2013

RUBRIQUE : CULTES ET LAÏCITÉ

Madame la Garde des Sceaux,qui na pas quitté depuis au mins huit jours,et que je retrouve avec bonheur ce soir,de retour de Guyane

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,qui revient d’Algérie,Mesdames et Messieurs les parlementaires et les élus,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Monsieur le Président, cher Roger CUKIERMAN,

Je salue aussi le Président du Consistoire et tant d’autres personnalités ici rassemblées.

Je tenais à vous accueillir pour le 70ème anniversaire du CRIF. Le 60ème anniversaire c’était Jacques CHIRAC, nous verrons bien qui sera là pour le 80ème anniversaire. C’est une bonne tradition que de pouvoir, ici à l’Elysée, renouveler le pacte de confiance qui existe entre la République et le CRIF.

Le CRIF, c’est une histoire. Une longue histoire, qui remonte à 1943, au plus profond de la Shoah. L’un de ses fondateurs, Adam RAYSKI, disparu il y a cinq ans, après avoir traversé près d’un siècle d’histoire du judaïsme français, disait que le CRIF était « né des profondeurs d’une souffrance exceptionnelle et d’une volonté farouche de survie ». Pour espérer il fallait s’unir, il faut toujours s’unir.

C’est dans cet esprit que fut constitué, en 1943, à peu près au même moment que le Conseil national de la Résistance, le Comité général de défense juive. Il regroupait tous les courants de pensée de la Résistance juive : communistes et gaullistes, sionistes et bundistes, de toutes origines, des Français mais aussi des immigrés de fraîche date.

Un peu plus d’un an après, à la suite d’un accord avec le Consistoire -dont le président, Jacques HELBRONNER, arrêté par la Gestapo, était mort en déportation- le CRIF tenait sa première réunion, dans Lyon libérée, le 5 septembre 1944.

C’était une réunion qui était encore marquée par la Shoah, par cette épreuve, par ce drame, par cette tragédie, qui n’était d’ailleurs pas encore achevée au moment où le CRIF se réunissait.

Une charte fut adoptée par l’ensemble des participants, qui fondait la reconstruction du judaïsme français sur les valeurs de solidarité et d’égalité, en fidélité avec les principes républicains et qui portait l’inaltérable patriotisme des Juifs de France.

Je suis toujours frappé par ce parallèle entre le Conseil national de la Résistance et le CRIF.

Le CRIF est né de la Résistance mais aussi d’une espérance, celle de pouvoir vivre en France et de participer pleinement au débat public. C’est ce qui s’est produit. Depuis 70 ans, avec dix présidents successifs à sa tête, le CRIF s’est imposé comme une composante de la société française et comme une voix écoutée et respectée.

Le CRIF, c’est une institution originale. Ce n’est pas l’Etat qui a encouragé, ni décidé la naissance du CRIF. Ce sont les Juifs qui se sont organisés eux-mêmes, qui ont choisi leurs représentants. C’est ce qui explique sans doute la liberté qui a toujours été la vôtre, encore aujourd’hui Monsieur le Président, car quand vous avez des choses à dire, vous les dites et vous les dites librement, franchement, sincèrement, et nous vous écoutons.

Le CRIF, c’est une fédération qui regroupe des associations de sensibilités très différentes, laïques comme religieuses.

Le CRIF, ce sont des valeurs, des valeurs qui sont communes à la République, mais qui forgent votre identité.

La première, c’est la transmission. Votre mission c’est que rien ne soit oublié, que rien ne soit occulté, pour rendre un nom aux martyrs, mais également pour assurer le passage de témoin, la compréhension. Cette mission est complémentaire de celle de l’Etat. Vous ne vous substituez pas à l’Etat, vous ajoutez, encore à travers ce que vous êtes, au travail de mémoire.

La deuxième valeur qui vous constitue et qui nous rassemble, c’est l’universalisme qui est exprimé à la fois par le judaïsme français et l’identité républicaine et qui a été porté par l’Alliance israélite universelle dont l’origine remonte à 1860 et dont plus tard René CASSIN fut président pendant 30 ans avant un autre grand nom du judaïsme français : le professeur Ady STEG, que je salue. L’Alliance israélite universelle, c’est un réseau d’écoles, c’est une bibliothèque qui est la plus grande bibliothèque juive que nous puissions connaitre en Europe. L’Alliance permet à la fois de diffuser la culture juive et de promouvoir la francophonie.

Vous avez aussi une valeur, qui est également celle que nous portons, la solidarité. A travers l’Œuvre de secours aux enfants qui, je le rappelle, avait sauvé des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale, recueilli des orphelins à la Libération.

Aujourd’hui, l’OSE gère 28 établissements accueillant plus de 1.000 enfants sans famille ainsi que des personnes âgées ou handicapées.

Vous avez aussi le Fonds social juif unifié qui est la principale organisation juive dans le champ de l’éducation, mais aussi des médias et la première source de collecte.

Enfin, vous avez confiance dans la jeunesse. Le CRIF a toujours fait en sorte que les jeunes juifs puissent également porter les valeurs, celles qui sont issues aussi de la Résistance, et être vigilants par rapport à l’antisémitisme. C’est le rôle donné notamment à l’Union des étudiants juifs de France.

Le CRIF, 65 organisations – je ne sais pas comment vous faites, nous-mêmes à trois nous avons parfois du mal – 65 et 70 ans. En même temps vous avez préservé le caractère laïc. Cela peut paraitre étrange, paradoxal même, de le dire ici. Le CRIF est une institution laïque.

 Les institutions religieuses ont bien sûr toute leur place pour l’organisation du culte. J’étais, au mois de juin, au Consistoire central et je sais le rôle qui est le sien dans notre pays depuis plus de deux cents ans. D’autres courants du judaïsme religieux sont aussi très présents en France, chacun selon ses conceptions et l’idée qu’il se fait de la tradition, de la religion juive mais toujours dans la Cité républicaine. Mais c’est bien que le CRIF puisse être l’interlocuteur politique des pouvoirs publics. Ce qui nous vaut l’occasion, quels que soient nos statuts, d’être au diner du CRIF. C’est toujours un grand moment, où l’opposition rêve d’être à la table centrale, et où la majorité sait que c’est forcément pour un temps précaire. Alors que vous, vous êtes permanents dans l’institution.

La communauté juive de France, vous l’avez rappelé Monsieur le Président, a connu aussi un certain nombre d’épreuves depuis 70 ans, que d’épreuves même ! Je ne parle pas simplement de celles de la Libération avec le constat, hélas, des disparitions.

Mais elle a su accueillir les Juifs d’Afrique du nord, dont l’apport a profondément modifié la culture, les traditions, et qui, dans de nombreuses villes de France, ont réussi à recréer une vie juive, là où elle avait disparu. Je veux, ici, les en remercier. Les Juifs du Maroc, d’Algérie, de Tunisie sont, non seulement pleinement intégrés dans la société française mais ont enrichi notre pays de leurs talents et de leur créativité dans tous les domaines.

Et il y l’antisémitisme, celui-là même que nous avions pensé disparu avec la Seconde guerre mondiale, avec hélas le spectacle terrible de la Shoah. Cet antisémitisme qui a ressurgi. D’abord au début des années 80 où il y a eu l’attentat de la synagogue de la rue Copernic, la fusillade de la rue des Rosiers en 1982, la profanation du carré juif du cimetière de Carpentras en 1990. Là encore, le CRIF a tenu bon, n’a pas cédé et a rappelé – et ce n’était pas facile – la confiance que vous portiez toujours dans la République pour qu’elle soit vigilante.

L’antisémitisme a continué, a redoublé même à partir du début des années 2000 avec des écoles juives, des synagogues, qui ont été attaquées, agressées, incendiées. Des enfants qui ont été molestés, qui sont encore molestés, parce qu’ils portent la kippa. L’antisémitisme qui a tué, oui qui a tué encore dans notre pays, en février 2006 – vous l’avez rappelé -, Ilan HALIMI, 24 ans ; en mars 2012, à Toulouse, Jonathan SANDLER, 30 ans ; Gabriel SANDLER, 3 ans ; Arieh SANDLER, 6 ans ; Myriam MONSONEGO, 7 ans. Je suis allé sur leurs tombes pour m’incliner devant leur mémoire, avec la délégation qui m’accompagnait lorsque j’étais en Israël.

Contre l’antisémitisme, la Garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur, sont entièrement mobilisés. Vous savez qu’ils ne laissent rien passer. L’antisémitisme, nous l’avons tous dit, ce n’est pas l’affaire de la communauté juive, c’est l’affaire de tous les Français. C’est pourquoi j’invite tous ceux qui sont victimes d’actes racistes, d’une manière générale, mais d’actes ou de propos antisémites, à ne rien tolérer et à s’adresser à la police, à la justice, parce que les coupables doivent répondre de ces actes et doivent être identifiés et sanctionnés.

De même, nous agissons, le Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT, pour que sur internet – on en a parlé souvent – nous puissions là-encore éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé. J’ai demandé au Gouvernement d’y veiller tout particulièrement et de lutter contre le sarcasme ou ceux qui se prétendent humoristes et qui ne sont que des antisémites patentés que nous devons également combattre.

Je sais la solidarité du CRIF avec l’Etat d’Israël. Et je veux y revenir, parce qu’elle ne pose pas problème. Parce que cette solidarité est légitime, et vous n’avez pas à vous en justifier. Israël est le pays refuge créé après la Shoa pour les Juifs et qui partout sur la terre auraient à souffrir du fait qu’ils sont juifs. C’est pour cela qu’ils savent qu’en Israël il y a un pays qui est là. L’existence d’Israël est nécessaire aux Juifs du monde entier.

C’est aussi une victoire sur la fatalité. Alors avec Israël, je le sais, les liens sont multiples, ils sont personnels, familiaux, ils sont humains, politiques, culturels et ces liens, je les respecte.

J’étais donc en Israël du 17 au 19 novembre, je sais aussi que les présidents des Assemblées s’y sont rendus et notamment le président du sénat.

J’ai été très sensible à l’accueil qui m’a été réservé et par le Président PERES et par le Premier ministre Benjamin NETANYAHOU. Je pense que ces accueils, cette hospitalité, n’étaient pas simplement de circonstance, qu’elles correspondaient à un lien qui dépassait les personnes, qui concernaient nos deux pays.

J’ai rappelé que la France était pleinement engagée pour la garantie de la sécurité d’Israël. Et notamment que nous ne laisserions pas l’Iran accéder à l’arme nucléaire. Les négociations qui ont pu aboutir à un accord intérimaire permettant de suspendre le programme iranien n’ont pas réglé définitivement cette question. Nous ne le saurons que dans quelques mois. Cet accord a correspondu à nos exigences, celles que j’avais posées avec Laurent FABIUS, dans la négociation.

Ensuite, nous maintiendrons notre vigilance, parce que pour nous, il n’est pas question que l’Iran puisse accéder, d’une manière ou d’une autre, à l’arme nucléaire.

Je me suis aussi rendu en Palestine, j’ai rencontré le Président Mahmoud ABBAS à Ramallah et je lui ai confirmé ce que j’avais dit d’ailleurs aussi au premier ministre israélien, que la paix est forcément exigeante.

S’il n’y a pas de concessions, il n’y aura pas de paix.

S’il n’y a pas de pas fait, l’un vers l’autre, il n’y aura pas de rencontre.

Il y a une chance, une circonstance pour que nous en finissions avec ce conflit qui remonte à trop loin. Et donc, il faut la saisir cette chance. Et c’est le devoir de la France de faciliter, parce que nous avons cette facilité de pouvoir parler et aux Palestiniens et aux Israéliens et de leur tenir le même langage.

A toutes étapes de mon voyage, le CRIF était là : Monsieur le président mais aussi une délégation. Vous étiez là en Israël mais aussi en Palestine. Je veux saluer ici l’ouverture d’esprit du CRIF. Et c’est très important que vous puissiez vous aussi contribuer à votre place, à la paix.

Plusieurs étaient donc à Ramallah, écoutant des jeunes Palestiniens nous interpeller, parfois avec des mots que nous n’aurions pas nous-mêmes endossés. Mais le fait même qu’ils puissent s’exprimer était important– je me souviens de ces deux jeunes qui étaient à Gaza- qui à la fois bien sûr nous exhortaient à tout faire pour lever un certain nombre de restrictions, et s’exprimaient en français. Parce que la France est aussi présente à Gaza. Nous avons une Alliance française qui permet justement à des jeunes Palestiniens de Gaza de pouvoir parler en français. Quand on parle en français, on commence déjà à parler avec les valeurs de la France, ce qui n’est pas automatique et qui au moins permet l’accès à la culture commune.

Voilà ce que j’étais venu vous exprimer pour ce 70ème anniversaire et au-delà de vous, c’est à tous les Juifs de France que je tiens à m’adresser. Parce qu’entre les Juifs de France et la République, nous partageons une longue histoire. Mais nous avons surtout un destin commun à travailler ensemble, à préparer ensemble. Les Juifs de France doivent être pleinement en France et la France a besoin de tous ses citoyens et des Juifs de France notamment. Merci.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu