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15/04/2009

Obama - Sarkozy:les moralisateurs du capitalisme

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Nul ne peut douter que le sommet de Londres,le fameux G20,a été une réelle avancée dans le règlement des problèmes et difficultés structurels que connait le capitalisme mondialisé.En ce qui concerne les réponses à la crise économique et sociale qui frappe les plus faibles,c'est une autre paire de manches.

Que le chef suprême des Mexicains puisse nous annoncer que ses positions,celles de la France,l'ont emporté ;quoi de plus normal tant ce sommet a été,médiatiquement,taillé sur mesure.Que reste - t - il des grands discours ?

Des informations récentes et concordantes tendent à démontrer que le capitalisme,outrancier,n'est pas mort et loin de là.

Si on possède un petit ou un gros portefeuille d'actions,les récents résultats de grandes banques américaines ont de quoi réjouir,il n'en est pas moins vrai que l'analyse de certaines déclarations viennent contredire les propos des tenants d'un capitalisme moral,comme si ce souhait était de l'ordre naturel.

Et la vraie question reste la même depuis Karl Marx,le capitalisme se nourrit-il de ses turpitudes et de son amoralité ?Vouloir ne pas prendre en compte que la réalisation de profits fondée sur l'exploitation de la force de travail ou sur la spéculation avec son argent ou l'argent des petits porteurs marque un aveuglement ou la manipulation organisée de celles et ceux qui souffrent du système que l'on veut moraliser ou réformer.

Qui peut dire,aujourd'hui que ces principes ont été remis en question par les 20 grands du monde ? Pas tous grands par la taille,on l'aura compris.

Il ne s'agit pas,pour nous,de remettre en question un système économique mais simplement de remettre les pendules à l'heure.

L'économie de marché est productrice de richesses et de progrès mais comme ce qui concerne le cholestérol,c'est l'excès qui bouchent les artères de la vie économique.La seule question qui vaille :éliminer les excès et assurer une meilleures répartition des richesses.Et là il faut des décisions....pas que des discours....

Au delà de ces grands discours,seuls les faits marquent la réalité de l'après sommet de Londres.La banque Goldman Sachs affiche des résultats brillants.1,66 milliards de dollars de résultats net au premier trimestre.Mieux,elle compte lever 5 milliards de dollars d'actions ordinaires dans l'objectif de rembourser,de manière anticipée,les 10 milliards reçus du Trésor américain.On peut être optimiste.Voila une banque qui,sauvée par les fonds publics,souhaite rembourser les contribuables.Qui ne pourrait s'en réjouir  et remercier les participants au G20 et les dirigeants de cette banque.

Malheureusement,ami lecteur,le réalité est quelque peu différente.Goldman Sachs souhaite rembourser l'Etat américain pour une bonne et simple raison :retrouver son indépendance pour la gestion de ses affaires et ne plus subir les contraintes appliquées aux établissements ayant reçu une aide de l'Etat américain.Et en particulier en ce qui concerne la politique de rémunérations

Voila pour Goldman Sachs

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D'autres informations attestent de la déferlante moralisatrice qui frappe nos capitalistes honteux.

Qu'on en juge.....

Selon le Wall Street Journal, le Comité supervisant les programmes de sauvetage du secteur financier et bancaire du gouvernement américain examinerait des hausses de taux d'intérêt et prix de commissions pratiquées par plusieurs grandes banques ayant reçu des milliards de fonds du TARP, et donc d'argent du contribuable. Le journal précise qu'il y a eu en effet des plaintes visant des banques destinataires de fonds du Troubled Asset Relief Program,qui auraient,par exemple,relevé très nettement les prix de certaines transactions basiques ou les taux d'intérêt sur les cartes de crédit. Le "Congressional Oversight Panel" travaille aussi sur la résurgence de pratiques "prédatrices" de prêts aux consommateurs américains.

Bank of America aurait créé la surprise,la semaine dernière,en expliquant à certains de ses clients que les taux d'intérêt sur les cartes de crédit allaient pratiquement doubler à environ 14%. Bank of America, qui a reçu 45 Milliards de dollars de fonds publics,ne renverrait donc pas vraiment l'ascenseur si l'on en croit le Wall Street Journal, qui cite aussi des pratiques tout aussi dans d'autres établissements (US Bancorp, Wells Fargo et bien d'autres...).

Moraliser qui disaient....et surtout touchez pas au grisbi....

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