target="_top"> compteur de visite

Avertir le modérateur

19/01/2012

Mais il est où M.Estrosi?

Mais  il est où M.Estrosi?

lejaby.jpg

Lejaby : "bluff" de Xavier Bertrand (employés)

Les défenseurs des salariés de la dernière usine française du fabricant de lingerie Lejaby ont dénoncé jeudi comme du "bluff" l'annonce de Xavier Bertrand selon laquelle 98% de leur rémunération serait maintenue pendant un an, alors qu'il ne s'agit que du dispositif légal.

"C'est pas qu'un effet d'annonce, c'est un bluff total !", a déclaré Raymond Vacheron, responsable textile à la CGT, après avoir participé à une assemblée générale sur le site de l'usine Lejaby d'Yssingeaux, en Haute-Loire.

"Il y a un contrat de sécurisation professionnelle qui a été mis en place qui va leur garantir pendant un an d'avoir 98% de leur salaire", s'était félicité jeudi matin sur France Info le ministre du Travail Xavier Bertrand.

"On savait depuis longtemps qu'on y avait droit! La loi prévoit le versement de 98% du salaire net", soit 80% du salaire brut, a décrypté Raymond Vacheron.

La justice a choisi le repreneur qui promettait de conserver le plus d'emplois : Alain Prost, ancien PDG de la marque de lingerie italienne La Perla et de la française Chantelle, s'est engagé à garder 195 des 450 salariés de la marque en France, mais a prévenu que l'usine d'Yssingeaux fermerait.

Les Lejaby accusent l'Etat de leur avoir «menti»

Les ouvrières du fabricant de lingerie reprochent à l'Etat ses «déclarations d'intention», au lendemain de l'annonce de la fermeture de la dernière usine hexagonale de la marque.

Les ouvrières du fabricant de lingerie Lejaby ont accusé jeudi les pouvoirs publics de leur avoir «menti», au lendemain de l'annonce de la fermeture de leur dernière usine dans l'Hexagone, érigée en symbole d'une industrie française en crise et soumise aux délocalisations.

«Les pouvoirs publics ont fait semblant de nous soutenir, nous ont menti, ont préféré les déclarations d'intention à l'action pour garder l'emploi», écrivent les «Lejaby»,dans une motion adoptée en assemblée générale à Yssingeaux (Haute-Loire), dernière usine du groupe basé près de Lyon.

«Ils ont laissé prendre le contrôle du groupe Lejaby par un fond de pension italien et l'arrêt des productions en France. C'est inacceptable et c'est l'exemple de l'échec du sommet social», de la veille à l'Elysée, dénoncent-ils.

Plusieurs salariés ont passé la nuit de mercredi à jeudi dans l'usine, après l'annonce par le tribunal de commerce de Lyon d'un repreneur, Alain Prost, ex-PDG de l'Italien La Perla, associé au sous-traitant de Lejaby en Tunisie. Il s'est engagé à garder 195 des 450 salariés en France, mais a prévenu que l'usine d'Yssingeaux fermerait.

«Nous refusons de baisser les bras»

Les 195 emplois conservés seraient regroupés à Rillieux, dans l'agglomération lyonnaise. Les 93 salariés d'Yssingeaux, dont 90 femmes, bénéficieront d'une priorité de réembauche durant deux ans.

Alain Prost a annoncé le maintien à Rillieux d'une «petite unité de production», de 20 personnes au départ, où sera lancé en 2012 «un projet haut de gamme». Mais 93% de la production de Lejaby se fait déjà à l'étranger (près de 83% en Tunisie et 10% en Asie), et cette proportion va être accrue.

«Notre lutte est le symbole de ce que subissent aujourd'hui les salariés. Nous refusons de baisser les bras», mettent en garde les salariés d'Yssingeaux, qui réclament «un plan de réindustrialisation» de leur site.

Pour l'heure, parmi les politiques, seul le socialiste Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation, a annoncé sa visite à Yssingeaux, vendredi matin, au moment où doit se tenir une nouvelle assemblée générale.

Le maire du Puy-en-Velay voisin, Laurent Wauquiez, par ailleurs ministre UMP de l'Enseignement supérieur, s'est quant à lui résigné à la fermeture, après avoir défendu le dossier d'un autre repreneur,Canat, qui gardait le site d'Yssingeaux mais avec de nombreuses suppressions de postes.

«L'Etat doit intervenir»

«Nous allons faire le maximum dans les prochains jours pour que l'on accompagne au mieux chaque salariée pour retrouver un emploi le plus vite possible. J'ai d'ores et déjà demandé à Xavier Bertrand que nous souhaitions toutes les aides possibles», assure-t-il dans un communiqué.

Une résignation qui ne satisfait pas les salariés, qui menacent de poursuivre le groupe autrichien Palmers, son propriétaire depuis 2008, pour «licenciements abusifs».

Ils ont également dénoncé jeudi le «bluff» de Xavier Bertrand, annonçant que 98% de leur rémunération nette serait maintenue pendant un an en vertu du contrat de sécurisation professionnelle, alors qu'il ne s'agit que du dispositif légal.

«C'est pas qu'un effet d'annonce, c'est un bluff total!», a déclaré Raymond Vacheron, responsable textile à la CGT, présent à l'assemblée générale d'Yssingeaux.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a lui aussi demandé une intervention de l'Etat en faveur des «Lejaby». «Il va falloir mettre de l'argent d'une manière ou d'une autre, l''Etat doit intervenir aussi, tout le monde doit intervenir», a-t-il déclaré jeudi sur Canal +.

(AFP)

 http://www.liberation.fr/economie/01012384446-les-lejaby-accusent-l-etat-de-leur-avoir-menti

En tout cas,il  faut se féliciter de voir un ministre qui annonce que l’état respecter la loi.C’était devenu tellement rare.M.Bertrand peut se permettre d’enfumer son monde à l’assemblée en citant des chiffres les plus fantaisistes sur la situation de l’emploi dans les collectivités territoriales de gauche,devant des salariés et des syndicales que peuvent lui répondre,c’est une autre paire de manche.C’est là que l’on constate aussi une difficulté du sarkozysme.Il repose sur le monologue des puissants.Le président est le seul qui doit parler  et toujours avoir raison,les ministres monopolisent le parole,coupent la parole à leurs interlocuteurs à volonté,les députés invités sur le plateaux de télévision invectivent,jappent,harcèlent les autres participant,à la imite de l’insulte comme M.Lelouche lors de la dernière édition de Mots croisés.

J’ai appris et enseigné cette technique en cours de vente,on la nomme le blitz…Bonne technique pour vendre ce que tout ce qui te passe sous la main,en politique c’est un peu différent.En politique on convainc….

On aura perçu au travers de sondages le malaise que crée ce blitz présidentiel et majoritaire sur l’opinion et le peu de résultats des offensives tout azimuts sur le moindre des faits et gestes – et paroles aussi - de M.Hollande et de ses petits copains.Nicolas a perdu le peu qu’il avait gagné lors de ces exploits européens et aussi putatifs avec Mme Merkel.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu