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13/05/2014

UMP:Les mots pour dire ce quelle n’a pas le courage de dire elle même!

UMP:Les mots pour dire ce quelle n’a pas le courage de dire elle même!

La droite, sans vergogne…

le 4 mai 2014 16H00 | par 

Jacques Attali

Que le président actuel,et ses gouvernements successifs,n’aient pas encore réussi à sauver le pays, personne ne peut le contester : le chômage a, depuis 2 ans, augmenté de 500.000 personnes et la dette publique de 150 milliards ; le déficit extérieur atteint des niveaux extrêmes. Les départs de cadres, de jeunes, de chercheurs, de fortunes, de centre de décisions, se sont accélérés. Et, depuis deux ans, les réformes tardent à commencer.

Mais la droite française est la plus mal placée pour le dénoncer. Ses dirigeants ont pourtant atteint le sommet de l’impudeur avec leurs déclarations au moment du débat au Parlement du plan d’économies. Selon eux, la gauche n’aurait fait, depuis deux ans, que défaire un pays où tout allait bien. Et on les a entendus, sans vergogne, recommander à la gauche de se lancer d’urgence dans des réformes qu’ils n’avaient pas osé entreprendre quand ils étaient au pouvoir.

Il faut donc rappeler quelques vérités, que la droite aurait tort d’oublier :

  1. Le pays allait très mal quand la gauche a pris la relève. Pendant le mandat du président précèdent (qui a,comme son successeur, bien géré les crises internationales), presque aucune réforme d’importance n’a été lancée pour moderniser le pays. Il n’y eut que quelques ébauches, bien trop timides, portant sur les universités, le droit du travail, la concurrence, la représentativité syndicale et le statut de l’entrepreneur.
  2. La droite, comme la gauche, sait ce qui est nécessaire ; et il y a dans ce pays un consensus implicite de toutes les élites, politiques et syndicales, sur ce qu’il convient de faire pour moderniser le pays : rendre plus efficaces et plus justes les dépenses publiques, en particulier le financement du logement et des prestations sociales ; prolonger la durée du travail au rythme de l’augmentation de l’espérance de vie ; supprimer les départements ; concentrer la formation professionnelle sur les chômeurs ; développer la formation par alternance ; mettre en place une dévaluation fiscale pour améliorer la compétitivité ; développer la recherche ; relancer des grands investissements d’infrastructure ; briser les rentes des professions règlementées, des taxis aux commerces ; promouvoir la transition énergétique ; libérer les initiatives individuelles en particulier en renforçant les petites et moyennes entreprises; concentrer les moyens de l’éducation sur l’enseignement préscolaire. Et bien d’autres.
  3. La droite ne peut prétendre qu’elle n’a pas eu le temps de faire ces réformes. Elle a été au pouvoir sans interruption pendant dix ans. Au lieu de réclamer à la gauche de revenir sur les 35 heures, ou de faire des économies, ou d’élargir le travail le dimanche, elle doit donc s’excuser auprès du pays pour ne pas avoir eu le courage de le faire quand elle en avait le pouvoir.
  4. La droite ne peut prétendre que la crise lui interdisait de faire des réformes. Les autres pays d’Europe se sont justement réformés massivement pendant une crise, de l’Allemagne à la Grèce, de la Grande-Bretagne à l’Italie. De l’Espagne à la Suède. Et en France, les gouvernements de Lionel Jospin et de Jean-Pierre Raffarin ont démontré que, en cas d’abondance, on ne réforme pas d’avantage.
  5. La droite est responsable de la brutalité des réformes lancées aujourd’hui, parce qu’elle a laissé tout empirer : par exemple, si les économies budgétaires et la réforme de la formation professionnelle avaient commencé dès 2009, comme cela avait été proposé, on aurait aujourd’hui 500.000 chômeurs de moins et 10 points de PIB de dette publique en moins. Et la gauche n’aurait pas eu à lancer en catastrophe, avec courage, un plan de 50 milliards d’économies, qui sera sans doute insuffisant.
  6. La droite doit donc faire amende honorable et admettre ses propres erreurs. Car c’est d’elles qu’on apprend. Elle doit se faire un moment discrète, ne serait-ce que pour se préparer, éventuellement, à mieux gouverner la prochaine fois que les électeurs lui en donneront la charge.

Plus généralement, la classe politique française reste à des années-lumière de la maturité du peuple qu’elle est censée conduire. Et si les hommes politiques d’aujourd’hui ne sont pas capables d’affronter la vérité, et leurs erreurs, d’autres surgiront. De nulle part.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/05/04/la-droite-sans...

 

02/03/2014

Sarkozy:Quelle classe!

Sarkozy:Quelle classe!

 


 

Y a pas à dire il est vraiment différent…

Son petit couplet sur le leadership,destiné a François hollande bien évidement,devrait être diffuse en masse en Lybie,en Géorgie,chez Peugeot,chez Goodyear et autres entreprises ayant profité du leadership de notre champion de l’esbroufe.

Un petit gamin qui s’amuse a parlé de l’Europe en affirmant tout le contraire ce qu’il racontait à ses ouailles buissonisées au Trocadéro ou ailleurs….

Il se trémousse moins il est vrai,moins agité,soit le manche à balai a été raccourci….soit il joue au était président.

Plus sérieusement,quand on parle de leadership et qu’on se résout à reprendre les positions de M.Cameron d’une part ou celles qui sont dans les tuyaux entre François Hollande et Mme Merkel d’autre part,on ne vient pas la ramener…

Quand on reprend des propositions du rapport Attali qu’on n’a pas été capable de mettre en place pendant 5 ans et qu’on vient annoncer triomphalement ces mêmes mesures 7 ans après,on ne la ramène pas….

Quand on a critiqué Schengen et que 2 ans après on vient réclamer plus de fédéralisme,on ne la ramène pas…

Des enfonceurs de portes ouvertes ces gens de cette droite anémiée,comme M.Le Maire qui réclame à cor et a cri des négociations avec l’ONU qui sont sur le point d’aboutir…qu a des idées sur tout et surtout des idées.Quand on parvient a ce niveau de nullité,c’est que soit on a rien à dire,soit qu’on a rien dans le pantalon.

Français réveillez-vous…

 

Sarkozy protectionnisme

Sarkozy 23/01/2007


Argumentaire ump 2011

http://issuu.com/lemouvementpopulaire/docs/argumentaire_u...

M.Attali commente le discours de M.Sarkozy

 

Nota:Il faudra offrir à Mme Elkrief un recueil des discours du président de la république (le vrai) sur ses positions concernant l’organisation de la gouvernance de  l’Europe.


18/12/2011

Quelques saines lectures pour François.

Quelques saines lectures pour François.

 

Beau réquisitoire contre la politique du Meilleur

 

zone euro.jpg

Les actions des agences de notation se multiplient à l'encontre des pays de la zone euro. Sommet européen décevant, envolée des taux d'intérêt, crise bancaire et récession: quatre facteurs soutiennent leurs craintes.

Jamais, depuis le début de la crise, la zone euro n'a été soumise à autant de pression de la part des agences de notation que ces deux dernières semaines. Standard & Poor's, quelques jours avant le sommet européen du 9 décembre, a averti 15 pays de la zone et a menacé de prendre des sanctions rapidement si le sommet échouait. Moody's et Fitch ont réagi vendredi soir.

La première des deux a dégradé la Belgique de deux crans, à Aa3. La seconde a placé la France sous perspective négative et a prévenu 6 autres pays de la zone euro qu'elle pourrait les dégrader dans les prochains mois. La conjonction de quatre maux touchant la zone euro expliquent l'activisme des agences.

• Zone euro : pas de solution à court terme

Le dernier sommet européen n'a pas permis d'élaborer une solution immédiate à tous les problèmes de la zone euro, comme le souhaitaient les marchés. Les agences s'inquiètent des conséquences de ce blocage institutionnel sur les finances publiques de la zone euro. Moody's a déploré en début de semaine «l'absence de mesures» décisives. Selon Fitch, «la réunion a peu fait pour alléger la pression exercée sur la zone euro», une «solution complète» n'étant «apparemment pas sur la table». Standard & Poor's avait pour sa part averti en amont que si le sommet ne débouchait pas sur des avancées notables, elle pourrait réviser les notes de tous les pays de la zone. Depuis, les capitales visées attendent la sanction.

Les agences de notation relaient en outre la volonté des investisseurs de voir la Banque centrale européenne (BCE) acheter massivement la dette des États en difficulté pour apaiser les tensions à court terme. Or, la gardienne de la monnaie unique s'y refuse catégoriquement. Elle laisse aux États le soin de régler leurs problèmes. Cela pourrait provoquer la hausse de l'endettement de pays comme la France, via le versement d'aides aux pays partenaires en difficulté comme la Grèce, préviennent les agences.

• La hausse du coût de la dette

L'absence de plan anti-crise solide, en inquiétant les marchés, fait grimper les taux d'intérêt sur les dettes des États depuis plusieurs mois. Les pays les plus fragiles sont ceux qui font face à des taux d'endettement élevés, explique Moody's: «Cela se traduit par des tensions potentielles accrues sur le financement des pays de la zone euro avec une dette et des besoins de refinancement importants, comme la Belgique.» Ou encore l'Italie.

• La crise bancaire menace les dettes

«La crise de la zone euro s'est transformée en crise bancaire», analyse Pierre-Olivier Beffy, économiste en chef d'Exane BNP Paribas. Les dettes d'États européens qu'elles détiennent, auparavant réputées sûres, perdent de leur valeur. Les banques européennes rencontrent de plus en plus de difficultés pour se financer et leurs titres chutent en Bourse. Du coup, les agences de notation craignent que les pays ne doivent leur venir en aide. Standard & Poor's, en plaçant la note de la France sous perspective négative, le 6 décembre, a expliqué que «le risque que l'État doive injecter du capital dans les banques -ou mener des opérations du même ordre- s'accroît» (Paris a depuis indiqué qu'il n'était pas question de verser un euro aux banques). Mêmes inquiétudes en Belgique avec Dexia. Ou en Espagne, dont les banques possèderaient 176 milliards d'actifs douteux, selon les statistiques officielles.

• Rigueur partout, croissance nulle part

La zone euro se dirige droit vers une «légère récession» fin 2011-début 2012, prévi

ennent les prévisionnistes de l'OCDE comme ceux de l'Insee. Dans son argumentaire sur la France publié vendredi soir, Fitch explique que la mise sous perspective négative est motivée en partie par la situation économique «qui empire». L'entrée en récession accentue le problème de la dette et accélère du même coup les réactions des agences. Moins de croissance se traduit en effet pour les États par moins de taxes et impôts et plus de dépenses sociales, ce qui provoque plus de déficit -ou plus de rigueur pour équilibrer recettes et dépenses.

L'économiste en chef de Standard & Poor's, Jean-Michel Six, a enjoint ce samedi la zone euro de mettre en place «une stratégie de retour à la croissance». Comment faire, alors que ces mêmes agences dénoncent l'endettement excessif des pays? Les analystes se tournent vers Berlin. Laurent Moulin, économiste chez Lombard Odier, estime ainsi que l'Allemagne a les moyens d'injecter entre 25 et 50 milliards d'euros afin de relancer l'économie. Ce qu'elle ne semble pas prête à faire: elle mène actuellement un plan de rigueur.

 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/17/04016-20111...

 

Cet article de Jacques Attali - excellent - devrait servir à François Hollande d’épine dorsale pour expliquer les raisons pour lesquelles il faut renégocier l’accord de Bruxelles.Ce sont les peuples qui vont payer,voila qui devrait suffir à faire cesser les attaques imbéciles des spadassins présidentiels:les peuples vont payer les pots cassés et les banques vont encaisser !

attali jacques.jpg

Comme j’aimerais avoir tort

Paru dans L'Express

L’accord de Bruxelles a été approuvé par tous. Et c’est un extraordinaire exploit du Président de la République Française et de la Chancelière allemande que d’avoir réussi (après avoir eux-mêmes enfin pris la mesure des risques à court terme sur la survie de l’euro), à faire partager cette prise de conscience par 26 pays sur 27 ; et d’avoir commencé à prendre les mesures nécessaires pour le sauver. De plus, quelques phrases éparses dans cet accord montrent aussi que les gouvernants ont aussi compris qu’aucune solution à la crise de la dette publique en Europe n’est possible sans une dynamique d’investissement, qui passe par le lancement de nombreux chantiers continentaux de la libération de la croissance.

Par ailleurs, les décisions simultanées de la Banque Centrale Européenne, qui, tout en prétendant le contraire, a en fait décidé d’inonder les banques commerciales de toutes les largesses possibles, pourraient faire redémarrer une économie continentale, dont le financement menaçait d’etre asphyxié à très court terme.

Pourtant, bien des obscurités subsistent dans cet accord ; et si on ne les clarifie pas, on peut en avoir une toute autre lecture, que les événements pourraient imposer, si les dirigeants ne s’en occupent pas au plus vite.

De fait, à lire de près les textes, voici ce qui semble avoir vraiment été décidé :

1. Les Etats solides de l’Eurozone garantissent, à partir d’aujourd’hui, les prêts des banques commerciales aux Etats fragiles, mis a part la Grèce.

2. Les banques commerciales empruntent à taux très bas à la BCE (grâce justement à la garantie donnée par les Etats sur les dettes publiques) et elles prêtent à taux très élevés aux mêmes Etats, ce qui leur permet de faire d’énormes profits.

3. Les banques commerciales ne sont soumises, en contrepartie, à aucune obligation d’augmenter leur capital, de supprimer ou au moins de réduire leurs bonus et leurs dividendes, ni même de diminuer leurs opérations spéculatives, qui restent plus rentables que les prêts à l’économie.

4. Les Etats devront débourser ou garantir immédiatement des sommes importantes pour établir le Mécanisme Européen de Stabilité (plus de 100 milliards pour la France en garantie et 3 milliards en déboursement budgétaire).

5. Les Etats devront réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts pour se plier à une règle d’or qui reste à proposer par la Commission, et qui sera beaucoup plus stricte que celle qui est sur la table en France aujourd’hui.

6. Décidé en 2011, signé au printemps par l’actuel Président de la République, ratifié par le parlement qui sortira des élections de Juin, le prochain traité, et la règle d’or qui en découle, ne s’appliquera qu’en 2013, qui que ce soit qui soit aux affaires, et ne s’appliquera pas au budget 2012, dont pourtant tout dépend.

7. Aucun financement européen n’est mis en place pour les programmes de croissance (en particulier pour le fonds européen des brevets) dont on a pourtant annoncé à grandes trompettes qu’on allait en décider au cours de sommets mensuels de l’Eurozone dès le mois prochain.

Au total, on ne fait que se donner un peu de temps, pour passer les élections de 2012 en France. Puis on cherchera à passer celle de 2013 en Allemagne. Pendant ce temps, les mêmes vont s’enrichir, les mêmes vont payer.

Mais, naturellement, une fois de plus, je ne souhaite que me tromper. Et j’espère ardemment recevoir, sur chacun de ces points, les démentis les plus formels et les plus précis.

http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/comme-j...

 
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