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23/11/2011

Le paradis allemand n’est plus ce qu’il était.

Le paradis allemand n’est plus ce qu’il était.

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Berlin a tenté de lever 6 milliards d'euros de dette à 10 ans. Elle n'a réussi qu'à en écouler que 3,9 milliards. En cause, la nervosité des marchés, selon l'Agence de la dette allemande.

Les investisseurs ont adressé ce mercredi un petit camouflet à l'Allemagne. La première économie de la zone euro voulait lever 6 milliards d'euros de dette à 10 ans. Elle n'a trouvé preneur que pour 3,6 milliards de ces obligations. «Cela s'est mal passé», reconnaît Patrick Jacq, stratégiste chez BNP Paribas. «Avec un taux d'intérêt extrêmement bas de 1,98%, le prix fixé par l'Allemagne pour ses obligations était très cher.»

Plus un taux d'intérêt est bas, moins l'acheteur y gagne. Et, quand l'inflation (2,5% en octobre) dépasse le rendement, comme aujourd'hui, ils peuvent y perdre. L'émission ratée a d'ailleurs contribué à faire bondir le taux allemand de près de 13 points de base, passant au-dessus des 2% à 2,11%.

L'agence de la dette allemande attribue pour sa part cet échec à la «grande nervosité» du marché. Elle précise que les 2,4 milliards non attribués ce mercredi seront écoulés petit à petit ces prochains jours. Reste que «cela fait plusieurs fois que l'Allemagne a du mal à écouler des gros montants sur le marché», ajoute Patrick Jacq.

Ces derniers mois, les taux d'intérêt allemands ont dégringolé à des niveaux historiquement bas, creusant le fossé avec les autres pays de la zone euro, en particulier la France. Toutefois, cette tendance a commencé à se retourner ces derniers jours et l'Allemagne a moins profité de la fuite des investisseurs vers la qualité. L'insuccès de l'emprunt obligataire allemand à dix ans est, dans ce contexte, «un signal d'alarme», a réagi Ewald Nowotny, gouverneur de la Banque centrale européenne

«Peu de portes de sortie»

«L'échec d'aujourd'hui est un peu de leur faute, souligne Cyrille Regnat, stratégiste chez Natixis. En refusant les propositions de mise en commun des dettes européennes ainsi que toute intervention plus conséquente de la Banque centrale européenne, les Allemands tiennent un discours, au niveau européen, qui n'offre que peu de portes de sortie aux investisseurs. L'échec de d'aujourd'hui peut montrer à Berlin que le pays qui se veut le modèle de la zone euro n'est pas immunisé contre cette crise ! »

Les investisseurs se rendent compte également que, dans les chiffres, l'économie allemande ne se porte pas si bien. Sa croissance devrait plafonner aux alentours de 1% en 2012 et la dette représente 83,2% du PIB. Seulement quelques points au dessous de celle de la France.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/23/04016-20111...

 

 
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