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18/12/2011

Quelques saines lectures pour François.

Quelques saines lectures pour François.

 

Beau réquisitoire contre la politique du Meilleur

 

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Les actions des agences de notation se multiplient à l'encontre des pays de la zone euro. Sommet européen décevant, envolée des taux d'intérêt, crise bancaire et récession: quatre facteurs soutiennent leurs craintes.

Jamais, depuis le début de la crise, la zone euro n'a été soumise à autant de pression de la part des agences de notation que ces deux dernières semaines. Standard & Poor's, quelques jours avant le sommet européen du 9 décembre, a averti 15 pays de la zone et a menacé de prendre des sanctions rapidement si le sommet échouait. Moody's et Fitch ont réagi vendredi soir.

La première des deux a dégradé la Belgique de deux crans, à Aa3. La seconde a placé la France sous perspective négative et a prévenu 6 autres pays de la zone euro qu'elle pourrait les dégrader dans les prochains mois. La conjonction de quatre maux touchant la zone euro expliquent l'activisme des agences.

• Zone euro : pas de solution à court terme

Le dernier sommet européen n'a pas permis d'élaborer une solution immédiate à tous les problèmes de la zone euro, comme le souhaitaient les marchés. Les agences s'inquiètent des conséquences de ce blocage institutionnel sur les finances publiques de la zone euro. Moody's a déploré en début de semaine «l'absence de mesures» décisives. Selon Fitch, «la réunion a peu fait pour alléger la pression exercée sur la zone euro», une «solution complète» n'étant «apparemment pas sur la table». Standard & Poor's avait pour sa part averti en amont que si le sommet ne débouchait pas sur des avancées notables, elle pourrait réviser les notes de tous les pays de la zone. Depuis, les capitales visées attendent la sanction.

Les agences de notation relaient en outre la volonté des investisseurs de voir la Banque centrale européenne (BCE) acheter massivement la dette des États en difficulté pour apaiser les tensions à court terme. Or, la gardienne de la monnaie unique s'y refuse catégoriquement. Elle laisse aux États le soin de régler leurs problèmes. Cela pourrait provoquer la hausse de l'endettement de pays comme la France, via le versement d'aides aux pays partenaires en difficulté comme la Grèce, préviennent les agences.

• La hausse du coût de la dette

L'absence de plan anti-crise solide, en inquiétant les marchés, fait grimper les taux d'intérêt sur les dettes des États depuis plusieurs mois. Les pays les plus fragiles sont ceux qui font face à des taux d'endettement élevés, explique Moody's: «Cela se traduit par des tensions potentielles accrues sur le financement des pays de la zone euro avec une dette et des besoins de refinancement importants, comme la Belgique.» Ou encore l'Italie.

• La crise bancaire menace les dettes

«La crise de la zone euro s'est transformée en crise bancaire», analyse Pierre-Olivier Beffy, économiste en chef d'Exane BNP Paribas. Les dettes d'États européens qu'elles détiennent, auparavant réputées sûres, perdent de leur valeur. Les banques européennes rencontrent de plus en plus de difficultés pour se financer et leurs titres chutent en Bourse. Du coup, les agences de notation craignent que les pays ne doivent leur venir en aide. Standard & Poor's, en plaçant la note de la France sous perspective négative, le 6 décembre, a expliqué que «le risque que l'État doive injecter du capital dans les banques -ou mener des opérations du même ordre- s'accroît» (Paris a depuis indiqué qu'il n'était pas question de verser un euro aux banques). Mêmes inquiétudes en Belgique avec Dexia. Ou en Espagne, dont les banques possèderaient 176 milliards d'actifs douteux, selon les statistiques officielles.

• Rigueur partout, croissance nulle part

La zone euro se dirige droit vers une «légère récession» fin 2011-début 2012, prévi

ennent les prévisionnistes de l'OCDE comme ceux de l'Insee. Dans son argumentaire sur la France publié vendredi soir, Fitch explique que la mise sous perspective négative est motivée en partie par la situation économique «qui empire». L'entrée en récession accentue le problème de la dette et accélère du même coup les réactions des agences. Moins de croissance se traduit en effet pour les États par moins de taxes et impôts et plus de dépenses sociales, ce qui provoque plus de déficit -ou plus de rigueur pour équilibrer recettes et dépenses.

L'économiste en chef de Standard & Poor's, Jean-Michel Six, a enjoint ce samedi la zone euro de mettre en place «une stratégie de retour à la croissance». Comment faire, alors que ces mêmes agences dénoncent l'endettement excessif des pays? Les analystes se tournent vers Berlin. Laurent Moulin, économiste chez Lombard Odier, estime ainsi que l'Allemagne a les moyens d'injecter entre 25 et 50 milliards d'euros afin de relancer l'économie. Ce qu'elle ne semble pas prête à faire: elle mène actuellement un plan de rigueur.

 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/17/04016-20111...

 

Cet article de Jacques Attali - excellent - devrait servir à François Hollande d’épine dorsale pour expliquer les raisons pour lesquelles il faut renégocier l’accord de Bruxelles.Ce sont les peuples qui vont payer,voila qui devrait suffir à faire cesser les attaques imbéciles des spadassins présidentiels:les peuples vont payer les pots cassés et les banques vont encaisser !

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Comme j’aimerais avoir tort

Paru dans L'Express

L’accord de Bruxelles a été approuvé par tous. Et c’est un extraordinaire exploit du Président de la République Française et de la Chancelière allemande que d’avoir réussi (après avoir eux-mêmes enfin pris la mesure des risques à court terme sur la survie de l’euro), à faire partager cette prise de conscience par 26 pays sur 27 ; et d’avoir commencé à prendre les mesures nécessaires pour le sauver. De plus, quelques phrases éparses dans cet accord montrent aussi que les gouvernants ont aussi compris qu’aucune solution à la crise de la dette publique en Europe n’est possible sans une dynamique d’investissement, qui passe par le lancement de nombreux chantiers continentaux de la libération de la croissance.

Par ailleurs, les décisions simultanées de la Banque Centrale Européenne, qui, tout en prétendant le contraire, a en fait décidé d’inonder les banques commerciales de toutes les largesses possibles, pourraient faire redémarrer une économie continentale, dont le financement menaçait d’etre asphyxié à très court terme.

Pourtant, bien des obscurités subsistent dans cet accord ; et si on ne les clarifie pas, on peut en avoir une toute autre lecture, que les événements pourraient imposer, si les dirigeants ne s’en occupent pas au plus vite.

De fait, à lire de près les textes, voici ce qui semble avoir vraiment été décidé :

1. Les Etats solides de l’Eurozone garantissent, à partir d’aujourd’hui, les prêts des banques commerciales aux Etats fragiles, mis a part la Grèce.

2. Les banques commerciales empruntent à taux très bas à la BCE (grâce justement à la garantie donnée par les Etats sur les dettes publiques) et elles prêtent à taux très élevés aux mêmes Etats, ce qui leur permet de faire d’énormes profits.

3. Les banques commerciales ne sont soumises, en contrepartie, à aucune obligation d’augmenter leur capital, de supprimer ou au moins de réduire leurs bonus et leurs dividendes, ni même de diminuer leurs opérations spéculatives, qui restent plus rentables que les prêts à l’économie.

4. Les Etats devront débourser ou garantir immédiatement des sommes importantes pour établir le Mécanisme Européen de Stabilité (plus de 100 milliards pour la France en garantie et 3 milliards en déboursement budgétaire).

5. Les Etats devront réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts pour se plier à une règle d’or qui reste à proposer par la Commission, et qui sera beaucoup plus stricte que celle qui est sur la table en France aujourd’hui.

6. Décidé en 2011, signé au printemps par l’actuel Président de la République, ratifié par le parlement qui sortira des élections de Juin, le prochain traité, et la règle d’or qui en découle, ne s’appliquera qu’en 2013, qui que ce soit qui soit aux affaires, et ne s’appliquera pas au budget 2012, dont pourtant tout dépend.

7. Aucun financement européen n’est mis en place pour les programmes de croissance (en particulier pour le fonds européen des brevets) dont on a pourtant annoncé à grandes trompettes qu’on allait en décider au cours de sommets mensuels de l’Eurozone dès le mois prochain.

Au total, on ne fait que se donner un peu de temps, pour passer les élections de 2012 en France. Puis on cherchera à passer celle de 2013 en Allemagne. Pendant ce temps, les mêmes vont s’enrichir, les mêmes vont payer.

Mais, naturellement, une fois de plus, je ne souhaite que me tromper. Et j’espère ardemment recevoir, sur chacun de ces points, les démentis les plus formels et les plus précis.

http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/comme-j...

 
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