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06/12/2011

Ah !Ah !Ah!V’la le triple A…

Ah !Ah !Ah!V’la le triple A…

markel,sarkozy,aaa,standard por

Le communiqué de Standard & Poor

Standard & Poor met sous évaluation sur les emprunteurs souverains zone euro sur CreditWatch avec implications négatives

FRANCFORT (Standard & Poors) le 5 décembre 2011 -

Standard & Poor aujourd'hui placés à long terme sur les notations souveraines 15 membres de l'Union européenne Union économique et monétaire (UEM ou zone euro) sur le crédit avec négatives conséquences.

Nous avons également maintenu la CreditWatch statut négatif de nos long terme note sur Chypre et a placé ses notes à court terme sur le crédit avec implications négatives. Les notes sur la Grèce n'ont pas été placés sur CreditWatch. Les notes sur la zone euro sont souverains énumérés ci-dessous.

Stages d'aujourd'hui CreditWatch êtes invité par notre conviction que systémique

contraintes dans la zone euro ont augmenté ces dernières semaines dans la mesure où ils

maintenant mettre la pression à la baisse sur la solvabilité de la zone euro dans son ensemble.

Nous pensons que ces contraintes systémiques proviennent de cinq facteurs interdépendants:

(1) Le resserrement des conditions de crédit à travers la zone euro;

(2) les primes de risque nettement plus élevé sur un nombre croissant de souverains zone euro, y compris certains qui sont actuellement notés «AAA»;

(3) Poursuite des désaccords entre les décideurs politiques européens sur la façon d'aborder le immédiate crise de confiance du marché et, à plus long terme, comment assurer une plus grande convergence économique, financière et fiscale entre les membres de la zone euro;

(4) Les niveaux élevés du gouvernement et de l'endettement des ménages sur une grande surface de la zone euro, et

(5) Le risque croissant de récession économique dans la zone euro dans son ensemble en 2012. Actuellement, nous attendons la sortie de décliner l'an prochain dans des pays comme l'Espagne, Le Portugal et la Grèce, mais nous avons maintenant attribué une probabilité de 40% d'une baisse de la production pour la zone euro dans son ensemble.

Notre examen des notes CreditWatch zone euro souverains se concentrera sur trois des

les cinq facteurs clés qui forment le cœur de notre méthodologie de notations souveraines:

les "politiques", "externe", et "monétaire" scores nous attribuons à la les gouvernements de la zone euro (voir " Méthodologie Souverain Note Gouvernement Et

Hypothèses ", publié Juin 30, 2011).

Notre analyse de la« dynamique politique » mettra l'accent sur les questions à la fois spécifiques à chaque pays et de la zone euro à l'échelle qui nous paraissent à limiter l'efficacité des efforts visant à résoudre la confiance du marché crise. Notre analyse de la «liquidité externe» mettra l'accent sur l'emprunt

exigences des gouvernements et des banques à la fois la zone euro. Notre analyse de la «monétaire flexibilité »mettra l'accent sur les paramètres de politique de la BCE à relever les défis économiques et financière souligne les pays de la zone euro sont de plus en plus confrontés.  

Nous nous attendons à conclure notre examen des notes souveraines zone euro dès que possible après le sommet de l'UE prévue pour le 8 décembre et 9, 2011.

Selonsur le score change, le cas échéant, que nos comités de notation d'accord sont appropriés pour chaque souverain, nous pensons que les notes pourraient être abaissées d'au plus un cran pour l'Autriche, la Belgique, Finlande, Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg, et jusqu'à deux encoches pour les autres gouvernements. 

Nos notes sur la Grèce (République hellénique; CC / Negative / C) ne sont pas affectés par

les actions d'aujourd'hui, comme un «CC» note sous nos définitions de notre cote connote

croyance qu'il existe un niveau relativement élevé à court terme la probabilité de défaut.

Nous publions des communiqués séparés des médias avec la justification de chaque cote

action sur les actions CreditWatch 16. Nous publions également les éléments suivants

article: "Crédit FAQ: Facteurs Derrière Notre placement des gouvernements sur la zone euro

CreditWatch ".

Après listes aujourd'hui CreditWatch, Standard & Poor sera question distincte

communiqués de presse concernant les notes affectées sur le fonds, liés au gouvernement

entités, des institutions financières, compagnies d'assurances, les finances publiques, et

secteurs de la finance structurée en temps voulu.

LISTE COTES Vers De

À long terme sur les notes négatives CreditWatch

Autriche (République de)

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

Belgique (Royaume de)

Cote de crédit souverain AA / Regarder Neg/A-1 + + AA/Negative/A-1

Finlande (République de)

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

France (République du)

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

Allemagne (République fédérale d')

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

Luxembourg (Grand-Duché de)

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

Pays-Bas (Les) (Etat de)

Cote de crédit souverain AAA / Regarder Neg/A-1 + + AAA/Stable/A-1

Notes à long et à court terme sur CreditWatch négatif

Estonie (République de)

Cote de crédit souverain AA-/Watch Neg/A-1 + + AA-/Stable/A-1

Irlande (République de)

Cote de crédit souverain BBB + / Regarder Neg/A-2 BBB + / Stable/A-2

Italie (République de)

Cote de crédit souverain A / Regarder Neg/A-1 A/Negative/A-1 

Malte (République de)

Cote de crédit souverain A / Regarder Neg/A-1 A/Stable/A-1

Portugal (République de)

Sovereign Credit Rating BBB-/Watch Neg/A-3 BBB-/Negative/A-3

République slovaque

Cote de crédit souverain A + / A + Regardez Neg/A-1 / Positive/A-1

Slovénie (République de)

Cote de crédit souverain AA-/Watch Neg/A-1 + + AA-/Stable/A-1

Espagne (Royaume d ')  

Cote de crédit souverain AA-/Watch Neg/A-1 + + AA-/Negative/A-1

À court terme sur les notes CreditWatch négatif, des notations long terme encore sur

Négative CreditWatch

Chypre (République de)

Sovereign Credit Rating BBB / BBB Regardez Neg/A-3 / Regarder Neg/A-3

http://www.standardandpoors.com/ratings/articles/en/us/?a...

(traduit mais non corrigé)

Nota :le ministre de l’économie et des finances ment,cela devient une habitude.Le communiqué de Standards & Poors ne tient pas,effectivement,compte des pseudo décisions de cet énième raout franco allemand,il stipule,cependant,que des décisions définitives seront prises à l’issue du sommet des 8 et 9 décembre 2011.Sommet au cours duquel seront discutées les propositions franco-allemandes annoncées hier…L’agence de notation attend donc de savoir comment vont être reçues et acceptées les propositions du couple « Merkozy ».

Chat échaudé craint l’eau froide…

Autre petit menteur,chez lui c’est devenu non une habitude mais, un toc,le nouveau régent de la principauté de France et vassal du Saint Empire germaniques qui s’en va,tout de go,raconter qu’il était au courant depuis le matin de ce lundi du communique de L’agence SP et qu’il avait,de conserve,avec même Merkel,pris en  compte les remarques fort agréables contenues dans ce communiqué.Faux et ce pour deux raisons :le communiqué est édité à 16h27 ce lundi 5,on doute que l’agence SP ait pris le risque de le diffuser avant compte tenu de sa petite mésaventure que tout le monde connaît.On notera au passage que le communiqué adressé à certains acteurs du marché par erreur est la réplique,si j’ose dire,du présent communiqué.Premier mensonge donc - dans cette affaire il s’entend -,mensonge éhonté car le soir au journal du soir de la 3,M.Baroin était encore tout ébouriffé de la nouvelle et fort contrarié apparemment.Il est vrai qu’après un sommet annoncé comme une victoire contre l‘adversité,entendez les marchés,contre les autres méchants européens qui veulent faire que du mal à Mme Merkel et créer du souci à M.Sarkozy,l’enfant se présentait par le siège,un accord encore un,célébré comme il faut par la première agence de notation du monde,l’incandescent n’en menait pas large.Son petit argument selon lequel les économies des français  ne seraient pas affectées m’ont fait penser aux pingouins qui durant tout la dernière crise -laquelle au fait - nous assuraient que notre petit président aller sauver notre épargne… et surtout sauver lez banques.Autres remarques qui s’impose au regard des petits et permanents mensonges presidentiels,c’est celle qui concerne l’affirmation selon laquelle on aurait tenu compte des remarques de SP pour finaliser l ‘accord de ce lundi.Voila ce qu’on lit dans ce communiqué : » "La mise sous surveillance est provoquée par nos inquiétudes quant aux répercussions potentielles sur la France de ce que nous voyons comme une aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires au sein de la zone euro. Dans la mesure où ces problèmes étendus à la zone euro restreignent la disponibilité des crédits pour l'économie, les perspectives de croissance pour la France -et par conséquent la possibilité d'une réduction durable de son ratio de dette publique - pourraient être touchées. ».

Aucune allusion  la réunion du couple franco-allemand,aucune allusion à une quelconque proposition issu de ce raout….Bien au contraire.

Ainsi,notre président continue a embrouiller son petit monde,menant sa campagne sur le dos des difficultés de l’Europe et des pays qui la compose,sur notre dos en somme en  voulant se faire passer une fois par mois comme sauveur de tout cela et de rien en définitive.

Crise:Rien ne va plus,les jeux sont faits !

Crise:Rien ne va plus,les jeux sont faits !

Tels que des joueurs de roulette,nos bon amis Sarkozy et Merckel ont manifestement jouer leur dernier jetons en ce lundi 5 décembre Il est évident que Mme Merkel a gagné sur le tapis vert mais pas chez les agences de notation.Vouloir entreprendre la négociation d’un nouveau traité rendant plus sévères les règles budgétaires et les moyens de punir les récalcitrants alors nous n’avons pas été capables - tous y compris  l’Allemagne - de respecter les critères de Maastricht depuis leur mise en ouvre dans le traite du même nom apparaît au moindre des analystes comme une manœuvre délétère et fort mal appropriée.C’est sans doute une des raisons qui a motivé les avis de Standard & Poors et de Moodys.Pour ce qui concerne l’agence Fitch,ne connaissant pas le rôle qu’y joue son président et ses relations avec M.Sarkozy,je ne m’engagerais pas sur son avis.

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PARIS (Reuters) - Le AAA de la France est désormais directement menacé par Standard & Poor's qui l'a placé lundi sous surveillance avec implication négative, en même temps que les notes de 14 autres pays de la zone euro.

L'agence de notation met une pression particulière sur la France en précisant qu'elle pourrait être dégradée de deux crans contre un seulement pour les cinq autres pays AAA de la zone euro.

S&P précise que sa décision concernant la France a été motivée par ses craintes quant à l'impact de l'aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires au sein de la zone euro.

Le ministre français des Finances, François Baroin, a répété après l'annonce de S&P qu'il n'y aurait pas de troisième plan de rigueur en France.

"Nous avons de la marge pour un éventuel ralentissement économique donc nous n'avons pas besoin d'un troisième plan de rigueur", a-t-il dit sur France 3.

"Tout est fait pour protéger les Français, les économies des Français", a-t-il ajouté. "Tout est fait pour permettre aux banques de maintenir l'irrigation de l'activité économique."

S&P estime dans son communiqué que "les inquiétudes concernant la liquidité et la détérioration de la qualité des actifs des banques françaises pourraient augmenter la possibilité d'un besoin d'injection de capitaux supplémentaires par l'Etat".

Une remarque à laquelle François Baroin a répondu : "Il n'y aura pas besoin de participation publique à l'augmentation du capital des banques."  

MOODY'S POURRAIT AGIR À SON TOUR

La présidence française et la chancellerie allemande ont quant à elles déclaré qu'elles prendraient toutes les décisions nécessaires pour assurer la stabilité de la zone euro.

"La France et l'Allemagne réaffirment que les propositions formulées aujourd'hui conjointement permettront de renforcer la gouvernance de la zone euro afin de rétablir la stabilité, la compétitivité et la croissance", lit-on dans un communiqué commun diffusé après l'annonce de S&P.

"La France et l'Allemagne, pleinement solidaires, confirment leur volonté de prendre toutes les décisions nécessaires, en lien avec leurs partenaires et les institutions européennes pour assurer la stabilité de la zone euro", poursuit le texte.

Les autres pays AAA de la zone euro sont l'Autriche, la Finlande, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg.

L'agence précise qu'elle compte achever son évaluation le plus vite possible à l'issue du sommet européen qui doit se tenir en fin de semaine.

Moody's, une autre des trois grandes agences, a annoncé mi-octobre qu'elle se donnait trois mois pour évaluer la perspective "stable" qu'elle donne au triple A français.

La troisième grande agence, Fitch, note elle aussi la France AAA avec perspective stable mais elle a prévenu comme ses concurrentes qu'une aggravation de la crise en zone euro mettrait la note de ses membres sous pression.

Le AAA contribue à permettre aux pays qui en bénéficient d'emprunter à des taux avantageux sur les marchés financiers pour financer leur déficit et refinancer leur dette.  

Le gouvernement français s'est engagé à réduire son déficit à 3% du PIB fin 2013 contre 5,7% fin 2011 au prix d'une politique d'austérité. Deux plans d'économies et de hausses d'impôts ont été annoncés en deux mois, le dernier le 7 novembre.

La mise sous surveillance de la note de la France et la possible dégradation qui pourrait suivre devraient encore accentuer la pression sur les candidats à l'élection présidentielle du printemps prochain.

La majorité actuelle comme le candidat socialiste se sont engagés à ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013.

Le Premier ministre, François Fillon, s'exprimera mardi au journal de 20h00 de France 2, a annoncé Matignon.

Edité par Patrick Vignal

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7B5005201112...

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http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20111206.OBS6034/...

L’incandescent de Bercy radote…

C'était vendredi sur RTL

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 http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/francois-b...

 

15/11/2011

Achtung:L’anti-France est là

Achtung:L’anti-France est là!

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10 heures. L'Allemagne reste solide. Le pays a enregistré une croissance de 0,5% de son Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, un chiffre meilleur que celui publié par son voisin français et une preuve que la première économie européenne est en posture de résister au trou d'air attendu.

Sans renouer avec son dynamisme du début de l'année (+1,3% au premier trimestre), la croissance est repartie pendant les mois d'été, selon la première estimation, à prix constants et corrigée des variations saisonnières, publiée mardi par l'Office fédéral des statistiques Destatis.

9h30.

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9 heures. Monti au boulot. L'ex-commissaire européen Mario Monti, chargé par le chef d'Etat italien de former un nouveau gouvernement, a repris mardi matin ses consultations avec les principaux partis politiques pour la formation du nouvel exécutif.

M. Monti a débuté les consultations avec la délégation du Parti démocrate (PD), principal mouvement de la gauche italienne, qui était représenté par son leader, Pier Luigi Bersani, et les chefs des élus dans les deux chambres, Anna Finocchiaro et Dario Franceschini.

 

8 heures. Une étude descend la France. La situation économique de la France est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette, estime un rapport publié mardi. Cette étude de la banque allemande Berenberg et du centre d’études européen The Lisbon Council, classe le pays en queue d’un classement évaluant l’état de santé des membres de la zone euro.

«Il faudrait tirer la sonnette d’alarme pour la France», souligne ce baromètre Euro Plus Monitor. «Parmi les six pays bénéficiant d’un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note» selon l’étude qui place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. «Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête», indique l’étude avant une conférence qui doit se tenir mardi à Bruxelles en présence du président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.

Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France la place entre l’Espagne (12e) et l’Italie (14e), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée de l’avis de l’étude par une contagion de la crise de la dette.

Avec un triple A, la France devrait être plus proche de l’Allemagne, des Pays-Bas ou de la Finlande, les pays jugés vertueux au sein de l’Union monétaire, bénéficiant d’un triple A attribué par les agences de notation.

Par conséquent, maintenir la France en tête des économies européennes demande des réformes importantes, qui devraient démarrer «dans l’idéal avant les élections présidentielles» du printemps, note le rapport, qui prédit sinon un dérapage important de la France vis-à-vis de l’Allemagne.

http://www.liberation.fr/economie/01012371617-une-etude-e...

 

 

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Le deuxième plan d’austérité est un contresens économique dramatique. Tout le monde à Paris semble convaincu que c’est le prix à payer pour éviter de perdre le AAA. C’est en fait le meilleur moyen d’y arriver. D’ailleurs les marchés n’ont pas réduit les primes de risques sur la dette française après l’annonce de ce plan.

Nul n’ignore que la situation économique se détériore en France et en Europe, et même aux États-Unis. Ce n’est pas surprenant. Depuis deux ans, chaque jour on entend parler de la crise de la zone euro et on voit bien que les choses ne s’arrangent pas. Les consommateurs sont effrayés, et ils coupent dans les dépenses. C’est logique et prévisible. Dans un monde rationnel, le gouvernement ferait tout ce qu’il peut pour réconforter les consommateurs et éviter la spirale récession-chômage qui se met en place sous nos yeux. Et bien non, le gouvernement fait exactement l’inverse,il accroît la pression fiscale.On peut d’ores et déjà voir la suite : par rapport aux prévisions, la récession sera plus dure, les rentrées fiscales seront plus basses, les dépenses publiques (allocations de chômage et aides diverses) seront plus élevées et le déficit ne va pas diminuer, bien au contraire. Au revoir le AAA !

En fait, c’est le scénario le plus optimiste que l’on puisse faire. Le plus probable inclut une restructuration de dette involontaire et profondément désordonnée de la Grèce, puis du Portugal et de l’Italie, et nous aurons de la chance si l’Espagne ne s’ajoute pas à cette liste. Étant donnée l’exposition des banques françaises à ces pays, nombre d’entre elles, et pas les plus petites, vont alors se retrouver en faillite et le gouvernement devra alors les remettre à flot. Mais avec quel argent ? Au revoir le AAA !

La logique dominante du moment, à droite comme à gauche, est en contradiction parfaite avec cette analyse. Elle part d’une prémisse : il faut sauver le triple AAA. Il faut donc montrer aux marchés financiers – et donc aux agences de notation – que nous sommes des purs et durs, presque des Allemands. Alors on va couper dans les dépenses et augmenter les impôts. Simple et apparemment parfaitement convaincant. D’ailleurs, tout le monde fait pareil en Europe. Tout ceci est effroyablement à très courte vue. Ce contresens collectif est le miroir des erreurs commises dans la gestion de la crise des dettes publiques dans la zone euro. La preuve est en Grèce. On exige d’elle une austérité exemplaire et le PIB baisse tous les jours, empêchant toute amélioration des comptes publics. Alors on lui en redemande plus. Qui peut alors s’étonner de la panique politique et du gigantesque ras-le-bol qui s’empare de la population à qui on demande des sacrifices qui ne font qu’aggraver la situation. Le même scénario est en cours au Portugal et en Espagne. Français, préparez vous à prendre la relève.

Il aurait fallu faire l’exact contraire, à la fois pour éviter la récession et pour rassurer les marchés financiers. Les marchés comprennent parfaitement qu’une récession est mauvaise pour le chômage et pour l’équilibre budgétaire. Ils espèrent donc une reprise économique et donc que le gouvernement remonte le moral des ménages en réduisant la pression fiscale. Ils sont évidemment inquiets de la montée de la dette publique mais ils comprennent que ce n’est pas l’urgence du moment. Ce qu’ils veulent, ce sont des garanties solides que les déficits disparaîtront dès la reprise venue. C’est donc une action à double détente qui est indispensable pour éviter la catastrophe. Relance aujourd’hui, rigueur ensuite, pendant des années, en réalité pendant des décennies.

Comment promettre de manière crédible la rigueur sur trente ans tout en creusant le déficit aujourd’hui ? C’est beaucoup moins compliqué que ça ne paraît, mais à parfait contre-courant de la pensée dominante. Le point de départ est de se doter d’une législation anti-déficit robuste. Pas la funeste règle d’or qui est si complexe qu’elle est en deviendrait facilement manipulable, mais, par exemple, la règle allemande. D’ailleurs le sommet européen de la fin octobre prévoit que ce devrait être une obligation, mais qui en a parlé en France ? Personne, car la classe politique ne veut pas se lier mes mains. Or le seul objectif d’une règle budgétaire est de lier les mains de manière permanente à la classe politique qui n’a pas su atteindre l’équilibre budgétaire depuis 1974.

D’autres mesures sont également désirables. Par exemple, le gouvernement veut avancer d’un an le passage à la retraite à 62 ans. C’est bien mais dérisoire. Bien parce que les déficits futurs ne seront pas contenus sans un allongement progressif et continu (parce que la durée de vie moyenne augmente continuellement) de l’âge de départ effectif à la retraite. Dérisoire, parce qu’on exige des Grecs qu’ils passent à 65 ans et que la plupart des pays européens en sont à 67 ans. Une telle mesure n’est pas contractionniste (au contraire) mais de nature à rassurer les marchés financiers, qui verraient d’un bon œil de nombreuses autres mesures, par exemple parmi celles imposées aux Grecs.

Tout aussi important est de préparer la France au choc à venir. On parle de recapitaliser les banques françaises d’ici à juin 2012. Mais même si rien ne se passe d’ici là, des défauts importants sont hautement probables. La recapitalisation demandée ne suffira pas, et de loin, à absorber des remises de dettes pour la Grèce, le Portugal et l’Italie, et le gouvernement n’aura pas le moyens de remettre ses banques à flot. Même si l’on veut rester optimiste, il est essentiel de se préparer au pire. Cela signifie un toilettage en profondeur des banques françaises. Elles n’en veulent pas bien sûr, mais comment font-elles pour que la classe politique dans son ensemble feigne d’ignorer le risque majeur encouru par la France ?

La poursuite de la politique d’austérité va à l’encontre de ce que les marchés financiers réclament : un retour rapide de la croissance. Le refus de prendre des engagements budgétaires permanents est exactement ce qui inquiète les marchés. Le risque d’effondrement des banques va peser de plus en plus lourdement sur la notation de la France. La perte du AAA est en train de devenir inéluctable.

http://www.telos-eu.com/fr/article/plan-fillon-triple-a-o...

 

croissance 3.jpg

L’économie française s’est contractée au deuxième trimestre 2011, mais a ensuite rebondi davantage que prévu au troisième, avec une croissance de 0,4%, a annoncé mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Au printemps, le produit intérieur brut (PIB) a ainsi reculé de 0,1%, au lieu de stagner comme l’estimait jusque-là l’Insee. C’est la première fois que l’économie française se contracte depuis qu’elle est sortie de la récession au printemps 2009.

croissance 3 trimestre.jpg

Pour autant, grâce à la performance de l’été et surtout celle du premier trimestre (+0,9%), l’acquis de croissance pour 2011 est d’ores et déjà de 1,7%, proche de la prévision du gouvernement pour l’année (1,75%). Cela signifie que même si la croissance était nulle au dernier trimestre, ce que prévoient l’Insee et la Banque de France, la cible de 1,7% serait atteinte.

Une contraction du PIB en fin d’année pourrait en revanche empêcher le gouvernement de respecter l’objectif sur lequel s’appuient les mesures d’austérité prises pour tenir ses engagements de réduction du déficit public.

L’Insee tablait auparavant sur un rebond de 0,3% seulement au troisième trimestre. Il avait revu début octobre en nette baisse, à 1,7% contre 2,1%, sa propre prévision de croissance en 2011 en France, à la suite d’une forte détérioration cet été du climat des affaires, assombri par la crise des dettes souveraines, de mauvais chiffres américains et la chute des marchés boursiers.

A titre de comparaison, l’Allemagne a connu une croissance de 0,5% au troisième trimestre, selon un chiffre également publié mardi. Sans renouer avec son dynamisme du début de l’année (+1,3% au premier trimestre), la croissance est ainsi repartie en Allemagne après un deuxième trimestre plus contenu. Le chiffre de croissance du PIB pour celui-ci a été révisé en hausse, à 0,3% contre 0,1% annoncé jusqu’ici.

Dans le détail, en France, la dépense de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, a rebondi au troisième trimestre (+0,3%) après un recul au deuxième trimestre (-0,8%). En revanche l’investissement a ralenti légèrement (+0,4% après +0,6%). En particulier, l’investissement des entreprises non financières a baissé de 0,3% (après +0,3%). «Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à la croissance du PIB», note l’Insee.

Les importations se sont redressées (+0,3% après -1,2%) tandis que les exportations accéléraient légèrement (+0,7% après +0,5%). «En conséquence, la contribution du solde commercial à l’évolution du PIB reste positive mais ralentit», commente l’Insee.

La révision à la baisse de la croissance au deuxième trimestre résulte principalement de celles des indicateurs de production industrielle,a expliqué l’Insee.

http://www.liberation.fr/economie/01012371629-la-france-r...

 

 
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