target="_top"> compteur de visite

Avertir le modérateur

01/09/2013

Syrie:Obama invente une nouvelle politique étrangère…. Le foutage de gueule de ses alliés.

Syrie:Obama invente une nouvelle politique étrangère….

 Le foutage de gueule de ses alliés.

 

La volte-face de Barack Obama sur la Syrie

http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/01/01003-201...

Le régime syrien appelle le Congrès à ne pas autoriser de frappe

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130901.AFP3879/syr...

 

Je voudrai,en ces temps où l’on voit tant de minus et médiocres ouvrir leur clapet pour ne rien dire,rappeler un moment important de l’histoire de nos deux pays.

Au moment de la crise des missiles russes installés sur l’île de Cuba,le général de Gaulle a apporté un soutien massif et inconditionnel  à son allié américain en l’occurrence au président Kennedy président alors que la France n’était en rien concerné par cette affaire.

Il ne me semble pas avoir lu,entendu que le président de la république française avait demandé la permission des concierges de formations politiques pour prendre sa décision.

Je n’ai pas entendu,lu que d’aucun s’était aventuré d’accuser le Général de Gaulle de suivisme de la politique des Etats Unis.A cette époque le général de Gaulle avait mis quelques points sur les I auprès des autorités américaines…

Je n’ose imaginer ce que fut la réaction du général de Gaulle si John Kennedy avait accepté après des semaines de tensions que les russes installent définitivement leurs missiles sur le territoire de cuba.

Aujourd’hui les Elkabbach de service se gaussent de l’isolement de la France,François Hollande serait bien seul selon certains medias.Et M.Elkabach va nous rabâcher pendant toute la semaine que nous sommes bien seuls.Seul mais ferme,que M.Cameron soit battu aux Communes pas grave,lui il n’est pas seul mais défait et sa parole fort entamée,Obama tout seul et confronté aux républicains plus faucons que jamais ce n’est pas grave.Il n’est pas seul lui mais est passé pour un lâche….On ne dit rien de cette attitude stupide et qui vient apporter de l’eau au moulin de ceux qui ont toujours considérer Obama comme un mauvais président frappé du syndrome de l’indécision.D’un certain manque de fermeté dirons nous.

Quoiqu'il en soit,cette séquence déplorable marquera sans doute une période de méfiance ente les deux présidents,ce sera dommageable pour les prochaines négociations sur le nucléaire iranien,par exemple.Ce qui est certain c’est que les alliés naturels des Etats Unis y réfléchiront à deux fois la prochaine fois.

En souhaitant que le président des Etats Unis aura eu la politesse de prendre langue avec son homologue français pour lui donner des explications comme il l’avait fait il y a deux jours encore pour confirmer a François Hollande que les frappes sur la Syrie étaient imminentes et que sa détermination était intacte. Manifestement il l’a fait comme le rapporte le JDD.

21h16 : Hollande et Obama ont échangé par téléphone

Les deux présidents ont eu un nouvel entretien téléphonique peu avant l'intervention télévisée du président américain. "Au cours de cet entretien, Barack Obama a informé le président Hollande de sa décision de saisir le Congrès américain, réaffirmant sa détermination à agir "contre le régime de Bachar el-Assad, a-t-on appris dans l'entourage du chef de l'Etat français. Une détermination partagée par le président français qui a convoqué dans la foulée un conseil restreint de défense, a-t-on ajouté.

http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Actualite/...

Enfin le coup de la France isolée,on ne nous l’a fait pour l’opération Serval,les mêmes recommencent leur petite tambouille.Sans noter qu’en fait c’est le principal acteur de cette séquence de quasi guerre virtuelle qui s’est déballonné.On verra dans le temps qui avait raison de ceux qui ont encore reculé et ceux qui restent intransigeants.La politique d’un pays ne se fait pas à coup de sondages truffés,d’une montée bien entretenue des inquiétudes de nos concitoyens qu’on entend confondre insécurité et terrorisme et de coups de menton de M.Borloo ou de  M.Copé.

1er septembre:gros scoop sur les antennes:François Hollande aurait demandé,quand il était député,un débat sur l’Irak.Primo il n’est plus deputé,information pour ceux qui ne le savent pas encore.

balkany hollande irak.jpg

M.Balkany a bonne mine de faire le malin en reprenant une info publiée par le site Slate,deuxio ce n’est pas sur l’engagement de nos forces mais sur l’attitude de la France dans le débat à l’ONU.La France n’envisageait pas de engager ses armées puisque le président Chirac et  le gouvernement par la voix du ministre de Villepin était définitivement contre cette opération militaire.

Encore un bobard,pas un bobard car l’information est vraie et incontestable,c’est son interprétation qui est le bobard.

Le texte de l’intervention tel que rapporté par Slate le voila :

« Intervenant après le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lors d'un débat sur la guerre en Irak,le député de Corrèze soutient ce jour-là la menace de veto à l'ONU brandie par le gouvernement mais estime que le Parlement doit lui être associé:

«Le recours éventuel au veto, comprenons-le tous, est la suite logique de la position de la France, dès lors qu'elle considère sincèrement que cette guerre est inutile et dangereuse. Certes, nous n'en sommes pas encore là. Mais le moment décisif approche, à mesure que la discussion de la résolution au Conseil de sécurité se précise. C'est pourquoi je demande, au nom des socialistes, qu'un autre débat, cette fois-ci avec vote, puisse être prévu au Parlement avant que la France n'ait à faire connaître sa décision.»

Si quelqu’un peut me démontrer que François Hollande évoquait l’engagement de nos armées en Irak,en 2003,je m’inclinerais et accepterais de confesser mon erreur.D’ailleurs,le texte est fort clair : »le député de Corrèze soutient ce jour-là la menace de veto à l'ONU brandie par le gouvernement mais estime que le Parlement doit lui être associé

Pour l’heure,il faut attendre le vote du congrès et il parait selon la correspondante d’I télé à Washington  que la Maison Blanche s’attend à un vote positif,je répète que les républicains veulent la guerre et trouvent qu’Obama ne va pas assez loin.En France,M.Ayrault recevra les responsables de nos partis politiques –ça ne servira à rien  mais il fait bien le faire,ça fera mousser Copé et Borloo de se montrer sur le perron de Matignon.et pas sur les marches de l’Elysée,une bonne leçon du mou.Ensuite,comme le prévoit la constitution,il y  aura un débat à l’assemblée nationale sans vote.Dés lors François Hollande sera devant ses responsabilités et lui seul.Lui seul décidera et assumera car toute les grandes gueules que l’on voit s’agiter aujourd’hui se défileront à la première pétarade.

En tout état de cause Bachar el Assad devra attendre jusqu'au 9 septembre pour connaitre son sort.

12/07/2013

Sarkozy:le Nabila de la politique....

Sarkozy:le Nabila de la politique....

 

sarko quoi.JPG


28/04/2013

UMP :Un petit coucou à Mme Boutin,un grand salut amical à M.Sarkozy…

UMP :Un petit coucou à Mme Boutin,un grand salut amical à M.Sarkozy…

boutin onpc.jpg

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=B09jf0nPtJk#at=23

 

boutin 800 000.jpg

kadhafi poing.jpg

Nouvelles accusations sur un financement libyen de la campagne de Sarkozy

Les preuves manquent toujours mais les témoignages s'accumulent. Les soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007, par la Libye de Mouammar Kadhafi, viennent d'être confortés par les déclarations de Jacques Dupuydauby. Cet homme d'affaires est en conflit depuis des années avec l'industriel Vincent Bolloré – dont il fut l'associé –, à qui il dispute le contrôle de la logistique de nombreux ports africains.

http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/04/27/nouvelles-accusations-sur-un-financement-libyen-de-la-campagne-de-m-sarkozy_3167677_1496980.html

 

Déjà en octobre 2011,M.Dupuydauby accusait M.Sarkozy et quelques une de ses amis de quelques turpides fort condamnables. Déjà ce monsieur mettait en cause l’action de M.Guéant « Allez donc demander à M. Claude Guéant pourquoi quinze jours avant la guerre en Libye, il a fait en sorte que M. Bolloré arrache le port de Misrata.Il l'avait obtenu grâce au système Kadhafi avant la guerre et il s'apprête à le garder après. ».Aujourd’hui M.Takieddine fait de même,au grand dam de M.Bourdin,fort décevant au cours de l’entretien avec ce dernier.Si  les juges trouvent le fil pour dénouer la pelote,ca va faire très très mal…

On verra  comment les amis de M.Sarkozy se débrouilleront pour trouver les pirouettes nécessaires pour lui sauver la  mise en tentant de discréditer les magistrats par de manœuvres de basse politique comme celle qu’ils viennent de produire en toute perte….

 

 

Affaires africaines : l'entretien qui accuse Sarkozy

L'homme reçoit dans un luxueux appartement du XVIe arrondissement de Paris. Les murs sont recouverts de toiles religieuses, mais lui n'a pas toujours des mots très catholiques. Sa cible : la «Sarkafrique». Au lendemain de son départ à la retraite, l'homme d'affaires franco-espagnol Jacques Dupuydauby, président du groupe portuaire Progosa, dénonce dans un entretien à Mediapart les pressions de Nicolas Sarkozy sur plusieurs chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest pour que l'industriel Vincent Bolloré, intime du président français, décroche de juteuses concessions portuaires. Un chantage d'Etat.

Ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux chiraquiens, M. Dupuydauby affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo) et Denis Sassou N'Guesso (Congo).

Agé de 65 ans, récemment condamné au Togo à vingt ans de prison dans une affaire dont il dit ne rien connaître et qu'il soupçonne avoir été orchestrée par Vincent Bolloré, l'industriel réclame désormais l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le « système Sarkozy en Afrique ».


 J. Dupuydauby « Quand M. Bolloré s'implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions », affirme Jacques Dupuydauby. L'homme d'affaires, qui avoue « ne pas être un perdreau de l'année », tranche : « On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions. »

 Votre société, Progosa, avait remporté en 2001 la concession du port de Lomé au Togo, que vous avez brutalement perdue en 2009. Que s'est-il passé qui puisse expliquer ce renversement de situation ?

Il s'est passé l'élection de Nicolas Sarkozy. Après le sommet de Lisbonne, qui s'est tenu en 2007 sur le thème « Europe-Afrique », Faure Gnassingbé, l'actuel président du Togo, que je voyais tous les mois, m'a soudainement expliqué : “J'ai un gros problème.” Au sommet de Lisbonne, Sarkozy lui a en effet annoncé que la France soutenait ses amis, dont le Togo fait partie, mais qu'en contrepartie la France attendait de ses amis qu'ils se comportent vis-à-vis d'elle de façon, disons, amicale.

C'est-à-dire ?

C'est-à-dire que, je cite, “quand on est l'ami de la France, on est l'ami des sociétés françaises”. Et Sarkozy lui a demandé de donner la gestion du port de Lomé au groupe de son ami Vincent Bolloré.

Vous le tenez de la bouche du président togolais ?

Parfaitement. Plusieurs ministres togolais me l'ont également confirmé. Faure Gnassingbé m'a dit qu'il allait résister, mais il n'a pas pu. Car le coupable, dans cette affaire, ce n'est pas Faure Gnassingbé. Vous êtes président du Togo, vous avez des élections qui approchent, vous savez que cela va être très tendu, par conséquent, vous espérez que le gouvernement français reconnaisse votre légitimité – ce type de geste diplomatique a encore beaucoup d'importance en Afrique francophone. La suite est assez simple à comprendre.  

La justice togolaise manipulée ?

La suite, donc. Vous avez été condamné le 7 septembre dernier à vingt ans de prison ferme et plus de 350 millions d'euros d'amendes par un tribunal de Lomé pour «abus de confiance», «délit d'escroquerie», «usage de faux», «fraude fiscale», «destruction volontaire» et «groupement de malfaiteurs». Quelle est l'origine de cette procédure ?

 

Port de Lomé  

C'est une histoire folle. Nous n'avons même pas été avisés par l'Etat du Togo ou par qui que ce soit de ce jugement rendu en 2011! Et pour cause: dès notre départ en 2009, on savait que nous ne pourrions plus y retourner, nos bureaux étaient occupés et nos dossiers saisis. En 2009, quand le groupe Bolloré a commencé à nous chasser de Lomé, nous savions seulement qu'il y avait un contrôle fiscal en cours contre nous.

En mai 2009, alors que j'étais au Burkina Faso, les autorités togolaises, sous la conduite du conseiller spécial du président Gnassingbé, l'ex-avocat Charles Debbasch, sont entrées dans l'une des maisons louées par ma société au Togo pour s'emparer de nos archives. Celles-là mêmes que l'on nous accuse aujourd'hui d'avoir fait disparaître. Extraordinaire !

Quand on a vu ce qui se passait, nous ne sommes pas rentrés du Burkina Faso au Togo. Et c'est comme ça que nous avons été accusés d'avoir fui, alors que nous avons quitté le territoire légalement – je tiens à votre disposition mon passeport tamponné–, et qu'un mandat d'arrêt international a été émis à notre encontre. Enfin, paraît-il... Avec plusieurs de mes collaborateurs, nous sommes donc allés à Ouagadougou, où nous nous sommes mis sous la protection du président Blaise Compaoré. Notre directeur local, M. Broutin, lui, a fait 45 jours de prison au Togo. Et l'ambassade de France n'a pas levé le petit doigt, elle n'est même pas allée le voir ! Les autorités locales l'ont finalement sorti parce qu'ils avaient peur qu'il meure en prison. D'après moi, toute cette affaire a été orchestrée par M. Bolloré.

 Comment le savez-vous ?

Dans l'heure qui a suivi notre départ, Bolloré a pris possession des lieux et récupéré la concession du port de Lomé. Ils ont tout pris ! Le directeur général de Bolloré a été nommé directeur de nos sociétés en une heure... Par la suite, toutes nos tentatives d'indemnisation ont été mises à mal par Charles Debbasch, qui, en plus de conseiller le président du Togo, semble aussi être le bras séculier de Bolloré dans le pays.

Et j'apprends début octobre par un site internet togolais officiel, Republic of Togo, que j'ai été condamné à vingt ans de prison ! Mais ce jugement n'est l'aboutissement de rien : je n'ai jamais été convoqué dans cette affaire. Je ne sais même pas ce qui m'est reproché factuellement. Je me pose beaucoup de questions sur ce soi-disant jugement qui fait suite à un soi-disant procès auquel nous n'avons pas été conviés...

Avez-vous l'intention de faire appel du jugement ?

Nous avons pris un avocat, ancien ministre de la justice du Togo, Me Abi, qui va faire opposition au jugement. Mais je vous rappelle que, dans ce procès, les parties civiles sont l'Etat togolais et le groupe Bolloré.

Un chantage d'Etat

Selon vous, la justice togolaise a été manipulée ?

 Je m'interroge fortement sur le mode de fonctionnement de la justice togolaise et de son indépendance à tous égards. Mais ma conviction, c'est que celui qui fait la pluie et le beau temps au Togo, sur la justice comme sur le reste, s'appelle Charles Debbasch, condamné en France dans l'affaire Vasarely, manifestement protégé depuis un certain temps puisqu'il circule librement alors qu'à ma connaissance, il n'a pas été dispensé de peine. Il est vrai, qu'entre-temps, il a écrit de magnifiques livres à la gloire du président Sarkozy... Ces œuvres sont disponibles sur Internet.

 Mais vous-même, quand vous aviez la concession du port de Lomé, vous avez fait travailler Charles Debbasch comme juriste. Vous avez même produit les factures sur votre blog...

Vous m'expliquerez comment on peut travailler au Togo sans avoir recours aux services de l'avocat Debbasch, aujourd'hui l'avocat radié Debbasch. Si vous connaissez une seule entreprise au Togo qui ait pu travailler sans passer par lui et ses éminents conseils juridiques, vous me la signalerez. J'ai chargé mon avocat français, Me Jean-Pierre Mignard, d'étudier la possibilité de déposer une plainte à Paris sur ces faits.

Si l'on en croit les confidences du président togolais que vous rapportez dans cet entretien, M. Sarkozy serait donc à l'origine de l'éviction de votre groupe ?

 Totalement. Absolument. Je mets directement en cause Sarkozy. D'ailleurs, je vous signale qu'un député socialiste, Jean Launay, a posé en octobre 2010 une question au gouvernement sur les pressions de Nicolas Sarkozy en faveur du groupe Bolloré au Togo. Le ministre des affaires étrangères de l'époque, Bernard Kouchner, n'a pas démenti. Il s'est abstenu de répondre.

 Le cas du Togo est-il un cas unique ?

Bien sûr que non. Il y a le Congo, entre autres.

Qui est intervenu contre vous au Congo ?

Toujours le même ! Sarkozy, directement. Les chefs d'Etat eux-mêmes me l'ont confié. Sassou N'Guesso (le président du Congo - NDLR), que je connais depuis trente ans, m'a dit : “Je suis désolé, j'aimerais bien te donner le port de Pointe Noire, mais je ne peux pas. Sarkozy met son veto.” J'entretiens de bonnes relations avec plusieurs chefs d'Etat africains, depuis la fin des années 1970, et je n'avais jamais connu ça auparavant. Quand M. Bolloré s'implante quelque part, il prend possession de tout, les infrastructures stratégiques en matière de transport notamment, tout, et il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions. Comment voulez-vous qu'un chef d'Etat résiste ?

Au Cameroun, vous avez eu les mêmes échos ?

Au Cameroun, nous avions gagné l'appel d'offres pour le port de Douala. La Banque mondiale a soutenu l'attribution. Le président Biya voulait nous donner la concession. Là-dessus, M. Sarkozy intervient et dit au président camerounais : “C'est pas Dupuydauby qui viendra vous exfiltrer lorsque vous serez encerclés dans votre palais.” Un juge d'instruction camerounais a tenté de faire sortir l'affaire. En vain.

Combien de concessions avez-vous perdues depuis l'élection de Nicolas Sarkozy ?

On n'a pas eu le Cameroun et nous avons perdu le Togo et le Gabon. Avant l'élection de M. Sarkozy, c'était une guerre classique entre groupes industriels. Et comme nous étions moins chers et au moins aussi performants, nous pouvions gagner. Le combat était équilibré politiquement, même s'il était déséquilibré financièrement, parce que Bolloré dispose de moyens de conviction que nous n'avions pas.

Ce système d'intervention de l'Etat, que vous décrivez, n'est pas vraiment nouveau...

Je vais être très clair. Quand il y a un appel d'offres international, qu'un ambassadeur aille dire au pouvoir en place que la France apprécierait qu'il regarde ce dossier de manière particulière, je ne trouve pas ça anormal. Par contre, il est anormal que les ambassadeurs se transforment en factotum de Bolloré et servent de courroie de transmission à l'Elysée. Sous Sarkozy, le message est : “Si vous ne faites pas ce qu'on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l'appui de la France.”

La rupture avec le passé

Il y a des menaces politiques, mais pour obtenir ces marchés, n'y a-t-il pas aussi de l'argent...

Cela a toujours été le cas, oui. Ce que je dénonce, c'est le fait que le président de la République française, directement puis indirectement, fasse pression sur les chefs d'Etat africains pour que des concessions soient données à Bolloré, ou retirées à des adversaires de Bolloré, pour être données à Bolloré, en leur disant: “si vous ne faites pas ce que je vous demande, la France ne vous soutiendra plus”. M. Sarkozy utilise ses fonctions de premier personnage de l'Etat pour que son copain puisse ramasser des concessions aux dépens d'un autre.

Et cela, Chirac ne le faisait pas ?

Ah non ! Je peux vous l'assurer. La France manifestait son souhait de voir des Français gagner, mais ça, c'est normal. Les prédécesseurs de M. Sarkozy n'ont pas proféré des menaces à caractère diplomatique pour favoriser les affaires d'Untel ou Untel.

 


Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré

 

Quel est l'intérêt pour Nicolas Sarkozy ?

La philanthropie, l'amitié... (sourires). Quelque chose m'a beaucoup frappé. Après avoir fait croisière sur le Paloma, le yacht de Bolloré (au lendemain de son élection, en mai 2007 - NDLR), Sarkozy a dit : “Je souhaiterais qu'en France, il y ait beaucoup d'entrepreneurs comme M. Bolloré.” Puis M. Sarkozy nous a expliqué que jamais le groupe de M. Bolloré n'avait travaillé pour l'Etat. M. Bolloré a été remboursé au centuple de son yacht et de ses avions.

Avez-vous des raisons de croire qu'il y a d'autres arrière-plans financiers à ce soutien apporté à M. Bolloré ?

Allez donc demander à M. Claude Guéant pourquoi quinze jours avant la guerre en Libye, il a fait en sorte que M. Bolloré arrache le port de Misrata. Il l'avait obtenu grâce au système Kadhafi avant la guerre et il s'apprête à le garder après. Autre exemple : la Côte d'Ivoire. M. Bolloré a obtenu un monopole sur le port d'Abidjan, une mine d'or, grâce au président Gbagbo, dans des conditions juridiquement rocambolesques. Je rappelle que M. Gbagbo a décoré M. Bolloré quelques jours avant sa chute et que Bolloré a soutenu Gbagbo jusqu'à l'extrême limite du possible.

M. Ouattara, qui a battu Gbagbo aux dernières élections, mettait explicitement en cause un institut de sondages appartenant au groupe Bolloré d'avoir livré des sondages favorables à Gbagbo. M. Ouattara arrive finalement au pouvoir : il invite M. Bolloré à sa table d'honneur le jour de son intronisation. Que pensez-vous qu'il se soit passé? L'un des industriels les plus proches du président m'a confié que Sarkozy lui-même avait exigé de M. Ouattara que Bolloré garde toutes ses positions sur le port d'Abidjan. Ces cas sont vérifiables. Une fois, on peut s'interroger. Deux fois, on peut douter. Trois fois, c'est une forme de certitude. A la quatrième, on a la preuve d'un système. On est passé des mallettes de M. Bourgi, qui étaient un secret de Polichinelle, à quelque chose de beaucoup plus fort. On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions.

Hortefeux, Carignon, Balkany...

On peut imaginer qu'il existait le même type de messages à Omar Bongo, au Gabon, pour favoriser l'attribution à Elf de telle ou telle concession pétrolière, non ?

Je ne parle que de ce que je connais. Mais les enjeux nationaux étaient autres avec le pétrole, dont dépendait une partie de l'indépendance énergétique de la France selon le général de Gaulle. Pouvez-vous me dire quel est l'intérêt stratégique pour la France de donner une concession à M. Bolloré ?

Il y a l'argument de la défense des entreprises françaises.

Et Getma, la société qui a été chassée par Bolloré du port de Conakry, en Guinée, ce n'est pas une entreprise française, peut-être ? C'est une entreprise française ! Elle est installée près des Champs-Elysées. Tout cela peut s'apparenter à un système. En tout cas, c'est systématique. Avec les pressions et les envoyés parallèles.

Qui sont ces envoyés ?

Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, intime de Nicolas Sarkozy, joue par exemple un rôle considérable dans ce système. Et il est sûrement là pour représenter l'honnêteté française... Franchement, quand on voit cet élu des Hauts-de-Seine accompagner en permanence le président de la République dans ses déplacements africains et revenir après dans les pays pour faire passer les messages, on a la nausée. Quand on voit la place d'Alain Carignon, autre grande figure de l'honnêteté française,

auprès de Brice Hortefeux, lequel est très actif dans toutes ces affaires africaines, on a du dégoût.

Comment considérer ce que vous dénoncez aujourd'hui comme autre chose qu'une vengeance de mauvais perdant face au groupe Bolloré ?

Ah, mais moi, j'ai perdu. C'est sûr. Il m'a éliminé. J'ai 65 ans, je prends ma retraite. Je ne suis plus actif dans ce secteur. J'ai vendu le fonds de commerce de mon groupe. C'est un problème qui ne me concerne plus personnellement. A mes yeux, c'est aujourd'hui de nécessité de mettre Sarkozy et ses relais, au premier rang desquels Bolloré, à la porte de l'Elysée. Je rappelle d'ailleurs que MM. Sarkozy et Bolloré ont le même conseiller : Alain Minc. Il faut mettre fin au système. Le système Bolloré est une pieuvre.

Réclamez-vous une commission d'enquête parlementaire ?

Je pense que le fonctionnement du système Sarkozy en Afrique, dont Bolloré est le pivot, serait en effet un excellent sujet d'enquête parlementaire. Mais au Sénat, qui vient de basculer à gauche, je lisais que la nouvelle majorité s'interrogeait sur des sujets marquant le changement. Voilà un beau sujet, le soutien politique apporté aux investissements privés de M. Bolloré en Afrique, les pressions exercées sur les Etats africains, les méthodes d'attribution des marchés au groupe Bolloré, et enfin qui en tire bénéfice.

Dans le livre Sarko m'a tuer (Stock), vous avez raconté une scène surprenante du début des années 1980 durant laquelle Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly et avocat, aurait demandé que la société que vous dirigiez alors couvre des prestations juridiques fictives à son profit. Quelles ont été les réactions de l'Elysée suite à ces confidences ?

Aucune. Peut-être savent-ils que j'ai des archives.

Source : Médiapart, le 24 octobre 2011

 

Déjà ce monsieur mettait en cause l’action de M.Guéant « Allez donc demander à M. Claude Guéant pourquoi quinze jours avant la guerre en Libye, il a fait en sorte que M. Bolloré arrache le port de Misrata.Il l'avait obtenu grâce au système Kadhafi avant la guerre et il s'apprête à le garder après. ».Aujourd’hui M.Takieddine fait de même,au grand dam de M.Bourdin,fort décevant au cours de l’entretien avec ce dernier .Si  les juges trouvent le fil pour dénouer la pelote,ca va faire très très mal…

On verra  comment les amis de M.Sarkozy se débrouilleront pour trouver les pirouettes nécessaires pour lui sauver la  mise en tentant de discréditer les magistrats par de manœuvres de basse politique comme celle qu’ils viennent de produire en toute perte….

 

boutin,ump,sarkozy,kadhafi,takieddine,guéant,hortefeux,balkany


A lire:

TOGO: Dupuydauby fustige la « Sarkafrique des concessions »

tp://koaci.com/articles-71084

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu