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15/07/2015

Sarkozy:parlez moi de moi il n’y que ce qui m’intéresse!

Sarkozy:parlez moi de moi il n’y que ce qui m’intéresse!

Quelques appréciations de l’attitude de l’ex président à vie dans la résolution de la crise grecque.

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Bruxelles : Sarkozy «ne supporte pas de ne pas avoir le pouvoir»

ALAIN AUFFRAY 13 JUILLET 2015 À 18:14

Tout à sa volonté de surpasser ses rivaux et d'incriminer Hollande, le patron du parti Les Républicains (LR) s'est pris les pieds dans le tapis grec, entraînant Eric Woerth dans le ridicule.

Dur métier, par les temps qui courent, que celui de porte-parole de Nicolas Sarkozy. Eric Woerth en a fait la cruelle expérience ce lundi matin. Quelques minutes après l’annonce officielle que le sommet de la zone euro avait débouché sur un accord unanime, l’ex-ministre des Finances a dû se ridiculiser, en direct sur BFMTV, en tentant de justifier les critiques assassines formulées la veille par Nicolas Sarkozy.

Dimanche, alors que les chefs d’Etats et de gouvernements de la zone euro commençaient leur marathon, l’ex-président sommait François Hollande de «se ressaisir» afin de «reconstituer» une unité franco-allemande qu’il aurait fait voler en éclat. Las : 17 heures de négociations plus tard, la démonstration était faite que le couple franco-allemand avait tenu bon. Il avait accouché au forceps d’un compromis, dans la grande tradition de l’histoire européenne.

Le patron du parti Les Républicains (LR) se serait-il laissé emporté par sa volonté de surpasser ses rivaux (Alain Juppé, François Fillon et Bruno le Maire) dans l’escalade anti-Hollande ? En aucun cas, proteste Woerth, qui ose ce scoop sur les coulisses de l’accord de Bruxelles : «visiblement l’appel de Nicolas Sarkozy n’est pas resté lettre morte» puisque les propositions allemandes ont, in fine, été acceptées par la France. François Hollande se serait donc bien «ressaisi» grâce aux conseils de son prédécesseur... Cette thèse audacieuse a fait le bonheur des réseaux sociaux et la prospérité du hashtag #graceaSarkozy. Elle a valu à Woerth une nomination au «prix de l’humour politique» par le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, Thierry Mandon.

«PATHÉTIQUE»

Interrogé sur «l’appel» du chef de la droite, Manuel Valls s’est contenté de souligner, l’air désolé, que le rôle d’un dirigeant politique, «surtout quand il a été Président de la République» lui semblait être «de se hisser au niveau du moment». Certains responsables de l’UMP ne sont pas loin de partager cet avis. Un ex-ministre confie à Libération combien Nicolas Sarkozy lui a paru «pathétique», en laissant voir qu’«il ne supporte pas de ne pas avoir le pouvoir» et cédant à la surenchère pour ne pas laisser le monopole de l’intransigeance à Juppé. Il est vrai que ce dernier avait plaidé pour un Grexit dès le 6 juillet, au lendemain du «non» grec au référendum. Mais le 10 juillet, le même Juppé changeait de pied et se réjouissait que «la voie soit ouverte à la négociation d’un accord équilibré».

Sur fond de primaire à droite, le maire de Bordeaux et le chef de LR ont zigzagué en plein brouillard, au risque de se contredire, oscillant entre la condamnation du démagogue Tsípras et la recherche d’un compromis pour maintenir la Grèce dans l’euro. Mieux inspiré, l’ex-ministre aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, a gardé le silence pendant toute celte séquence, se contentant de mettre en garde «ceux qui confondent fermeté et intransigeance».

Spectateur inquiet des errances de son camp, le député LR Jean Leonetti (autre ex-ministre des affaires européennes) reconnaît que l’Allemagne et la France ont joué, dans cette partie, leurs rôles habituels : la fermeté d’un côté, le compromis de l’autre. Une division du travail assumée que les deux partenaires se gardent bien, d’habitude, d’étaler au grand jour. La nouveauté, pour Leonetti, c’est que Hollande se serait directement lancé dans «le coaching de Tsípras», sans prendre soin, comme c’est l’usage, de s’expliquer préalablement avec Merkel : «Du coup, il laissait l’Allemagne seule, dans le rôle de celui qui va baisser ou lever le pouce.» Passée cette erreur, au début de la négociation, Leonetti estime qu’on ne saurait reprocher à Hollande, comme l'a fait Sarkozy dimanche, de ne pas s’être aligné sur les positions allemandes dans le round final, au moment du compromis. 

Alain AUFFRAY

http://www.liberation.fr/politiques/2015/07/13/bruxelles-...

 

Grèce:mais pourquoi Sarkozy a-t-il été autant à côté de la plaque?

Par Maurice Szafran

Publié le 13-07-2015 à 14h49 Mis à jour à 21h32

L'ancien président de la République a demandé dimanche à François Hollande qu'il "se ressaisisse" dans le dossier grec et qu'il reconstitue une unité avec Angela Merkel. 

On peut considérer, avec force arguments d'ailleurs, que ce troisième plan grec échouera comme les précédents. On peut considérer qu'il eût été préférable qu'Athènes soit chassé ou s'extirpe de la zone euro. C'était en tout cas la ligne des libéraux orthodoxes à la Schäuble, le ministre allemand; c'était le souhait des souverainistes de tout poil qui, eux, avaient décrété que le bonheur du peuple grec passait nécessairement par la rupture. On peut considérer que François Hollande, artisan incontestable de l'accord final, a défendu une position erronée, que la France aurait dû "coller" à l'Allemagne de Merkel et co-organiser en douceur l'expulsion grecque.

Toutes ces positions sont acceptables. Toutes ces analyses ont une part de vérité. Le seul qui soit à côté de la plaque? Nicolas Sarkozy. Le seul qui, d'un bout à l'autre de cet affrontement crucial pour l'Europe, ait varié telle une girouette? Nicolas Sarkozy.

Une valse à trois temps

Premier temps: l'ex-président de la république adopte une position modérée, en réalité assez conforme à celle de Hollande: les inconvénients d'un "Grexit" sont bien supérieurs aux avantages; il s'agit donc de trouver une solution.

Deuxième temps: changement de pied, virage et tête à queue. Impossible de faire confiance à Tsipras  et à ce peuple de charlatans. Le chef de LR (Les Républicains) surenchérit sur Merkel et les leaders des pays du nord de l'Europe. Pourquoi? Ses proches s'interrogent encore, guère convaincus par ce looping arrière.

Troisième temps: alignement millimétré sur la stratégie allemande. Au prétexte qu'il ne doit pas y avoir une divergence, une seule, entre Berlin et Paris, que le fonctionnement politique d'un couple politique, si on comprend bien Nicolas Sarkozy, se réduit à la domination de l'un- l'Allemagne- sur l'autre- la France. Et dire qu'il prétend diriger un parti issu du mouvement gaulliste... Les contradictions et le ridicule, en politique, ne tue jamais, les citoyens des démocraties l'ont appris à leurs dépens depuis fort longtemps.

La haine aveugle Sarkozy

Le cas Sarkozy est particulier: la haine l'aveugle. Elle le rend parfois minable, c'est le cas dans cette si décisive tourmente grecque. La détestation de François Hollande, irraisonnée, névrotique, maladive. L'incapacité, donc, à prendre du surplomb, de la distance, à mesurer l'intérêt conjoint des Français, des Allemands, des Grecs, de l'ensemble des Européens. Puisque Hollande prétend à une fonction de modérateur, de facilitateur, il ne peut être qu'un prétentieux inconscient-ou l'inverse, un inconscient prétentieux. Peu importe l'ordre, seule comptent et importent la dénonciation, le ton, le mépris affiché.

Or un minimum d'objectivité et de raison gardée auraient consisté à admettre que, à partir de choix par définition contestables, d'une posture modératrice qui lui convient le chef de l'état français a plutôt bien travaillé. Au lieu d'accompagner les Allemands, de les suivre sans exigence, il les a modérés. Certains observateurs considèrent d'ailleurs que la démarche de Hollande était complémentaire à celle de Merkel, que seul ce jeu à 2 ainsi mené pouvait éventuellement déboucher sur une ébauche de compromis puis de solution. Tout cela, Nicolas Sarkozy le sait mieux que chacun d'entre nous. Mais il ne peut pas. Hollande lui fait perdre la raison.

Cette névrose serait anecdotique si elle n'avait pour conséquence d'affaiblir non pas seulement l'actuel président de la république, mais surtout l'influence politique de la France. Car la voix de Nicolas Sarkozy continue de porter, de peser et c'est légitime. Principal leader de la droite républicaine, ex-chef de l'état, en course pour la prochaine présidentielle avec l'hypothèse non négligeable de vaincre, proche de la toute puissante chancelière Merkel... Sarkozy dispose de quelques atouts non négligeables. Cela devrait le contraindre de "bien" se tenir, de ne pas galvauder son statut, de s'opposer (c'est la définition de sa mission) mais avec hauteur, avec discernement. Ce n'est pas gagné et les électeurs de droite en prennent chaque jour davantage conscience.

 http://www.challenges.fr/politique/20150713.CHA7821/grece...

Le 14 juillet souverain de Hollande: la tragédie de Sarkozy se poursuit

Par Bruno Roger-Petit

Publié le 14-07-2015 à 14h37Mis à jour à 21h00

François Hollande s'est posé ce mardi en chef d'une France ambitieuse et déterminée à jouer son rôle en Europe et dans le monde. Un habile contre-emploi au rôle joué par Nicolas Sarkozy?

Face à Claire Chazal et David Pujadas, François Hollande a achevé sa pièce de la semaine en deux actes: La Tragédie de Nicolas Sarkozy. La Grèce et le 14 juillet ont permis à Hollande de montrer qu'en certaines circonstances, il sait être un gouvernant décent. Le calendrier l'a bien servi. Se poser en sauveur de l'Europe avant de prendre la pose du protecteur de la France, la séquence est réussie.

Ce 14 juillet, le président Hollande s'est montré à son aise. Comme porté par son succès européen de la semaine. Face à un David Pujadas qui cherchait la petite bête identitaire, le chef de l'Etat s'en est sorti à l'aise: "Ce que nous devons porter, c'est l'idée de la France", "Un pays comme le notre doit être porté par le mouvement", "C'était mieux avant le 20e siècle, avec deux guerres mondiales ?", "Je ne suis pas pour la France crispée", "C'est la France qui a la réponse"... Et cette phrase enfin, comme inspirée par les Forces de l'esprit : "Ce que j'ai à faire en tant que président c'est emmener la France et préserver son âme"...

Jamais le président Hollande n'avait autant parlé de sa vision de la France, allant même jusqu'à évacuer la question de l'élection présidentielle à venir face à Nicolas Sarkozy d'un "Ce n'est pas sur ma table de travail"... Du bon usage du mépris gaullien... 

Un président acteur et non commentateur

Crise grecque résolue (pour un temps au moins), accord avec l'Iran sur le nucléaire, défense des services français en première ligne contre le terrorisme... Le président n'était pas le commentateur de son action mais l'acteur. Signe de l'époque, pour une fois le président Hollande n'a pas commencé son intervention télévisée par un pénible cours de macro-économie, mais par les problèmes de la planète. Les temps changent... Hollande en Président souverain. Tout peut arriver à point pour qui sait attendre...

Avant Hollande le souverain, on avait eu Hollande le négociateur habile de la question grecque. "Pour lui, c'était une nuit de commission de résolutions" confiait ces derniers jours un (très haut) responsable du Parti socialiste afin d'expliquer les succès hollandais à l'échelle de la crise grecque. Comment dire mieux que, dans le fond, François Hollande demeure un éternel Premier secrétaire? Mieux vaut un accord que pas d'accord, et peu importe le prix. Mieux vaut une apparence qu'une réalité car en politique, ce sont les apparences qui comptent. A François Hollande les apparences et les congratulations comme on les aime en France, à Angela Merkel la réalité et le silence, comme on les apprécie en Allemagne.

François Hollande ne sera jamais Président de la Ve République comme le furent les cinq premiers titulaires de la charge. Il n'est pas de ceux dont le profil est de médaille. C'est ainsi. Le quinquennat a bouleversé le destin d'un homme qui, dans le fond, était taillé pour être le second Premier ministre d'un septennat, quand, passé le temps des réformes, vient le temps du statu quo. François Hollande n'est pas la Figure du Roi vantée par Emmanuel Macron. Les Français devront faire avec. Encore.

Un personnage balzacien

Le Chef de l’État n'est pas un personnage hugolien. Une réunion Hollande, Jouyet, Désir n'aurait pas inspiré à l'écrivain la même verve que la scène de la confrontation Robespierre, Marat et Danton décrite dans 93. Non. En vérité, François Hollande est balzacien. Il est César Birotteau retrouvant sa boutique grâce à Anselme Popinot. En 2015, Popinot, c'est Gaspard Gantzer, l'énarque communicant de l’Élysée, qui apprend à Birotteau comment reconquérir des parts de marché via Twitter et Facebook. Puisque l'on renonce à la figure du Roi, alors va pour le petit commerce de proximité...

Il n'est pas question ici de disserter, une fois de plus, sur la "représidentialisation" de François Hollande. Comment pourrait-il y avoir "représidentialisation" alors même qu'il n'y a jamais eu de présidentialisation ? L'essentiel n'est plus là. Dorénavant ce qu'est et propose François Hollande se doit d'être pesé et mesuré au regard de la concurrence qui se profile en 2017, notamment du côté de "Les Républicains", car la chance du président est d'être confronté à Nicolas Sarkozy.

L'ancien président, lui, se "déprésidentialise" à grande vitesse. Sa dernière semaine médiatique, comparée à celle de Hollande, est exemplaire de tous les travers qui empêchent le leader de « Les Républicains » de s'élever aux yeux des Français. Sarkozy a commis toutes les erreurs qu'il ne fallait pas commettre. Tour à tour girouette, tournant au gré du vent soufflé par Alain Juppé, ou cocu mauvais joueur, s’agaçant de voir Hollande s'égayer en compagnie d'Angela Merkel, l'ancien président a raté sa séquence. L'esprit du 11 janvier façon Nicolas Sarkozy, c'est de s'imposer sur des photos où il n'a plus rien à faire aux yeux des Français.

Le favori pour 2017... mais à quel prix?

Quel étrange paradoxe... Alors que la droite ne devrait avoir qu'à se baisser pour ramasser le pouvoir en 2017, la voilà prête à offrir le sceptre du candidat à celui qui est le seul à être capable de la faire perdre... Combien de temps le noyau dur de la droite, parmi les militants, sympathisants et électeurs de LR, va-t-il continuer à vouloir confier le destin de son camp à celui qui est le plus susceptible de transformer une inéluctable victoire à l'élection présidentielle en défaite surprise?

Certes, nous n'en sommes pas encore là. Pour le moment, malgré son retour raté, ses numéros de stand-up en mode Jamel comedy club de patronage, ses volte-faces déconcertantes, sa dépression politique chronique, Nicolas Sarkozy demeure le favori du rendez-vous de 2017. Pour le moment, il rassemble son camp et seulement son camp et cela seul lui importe. Mais à quel prix ?

Nicolas Sarkozy est un personnage à la Goscinny, entre Iznogoud et Joe Dalton. "Lucky Luke je le hais !", scande sans cesse le leader des frères Dalton, à l'image d'un Sarkozy obsédé par Hollande, et qui s’abîme tout seul, jour après jour, comme en proie à un syndrome d'échec pour le moins surprenant. La haine tue la lucidité, mais apparemment, l'ancien président l'ignore. Quel est le secret de Nicolas Sarkozy pour se rendre chaque jour un peu plus impopulaire?

Cela étant, n'en déplaise aux admirateurs de la maestria hollandaise déployée ces derniers jours, la séquence Grèce et 14 juillet ne bouleversera pas le rapport actuel des forces en présence. En l'état, Nicolas Sarkozy demeure le favori de la prochaine échéance présidentielle. Mais cette même séquence a le mérite de montrer que rien n'est figé. Que le favori porte sa propre faiblesse. Qu'il demeure un boulet qui empêche la droite française de se régénérer. Que François Hollande, César Birotteau de la communication politique sous la Ve République, n'a pas encore rendu les armes. Que son meilleur allié, n'en déplaise au noyau dur sarkozyste, demeure bien Nicolas Sarkozy lui-même. Et que si l'on était les communicants élyséens, à l'exemple de leurs prédécesseurs de 1980 qui avaient théorisé l'affrontement Giscard/Mitterrand en Roosevelt/Louis XV, on continuerait à creuser le sillon.

2017 se doit d'être le duel César Birotteau/Joe Dalton. Parce qu'on a beau dire, quand bien même César Birotteau est certes peu exaltant, il est quand même plus rassurant que Joe Dalton!

 http://www.challenges.fr/politique/20150714.CHA7833/le-14...

 

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