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14/07/2014

Hollande:Il faut toujours trouver quelque chose...

Hollande:Il faut toujours trouver quelque chose...

Selon Europe 1 aurait une fois de plus été victime de son cerveau défaillant .Il a commis le péché de lapsus,denrée qui faut vivre la presse et en particulier les sites de certains medias.Sauf que ce sont toujours les mêmes.

François Hollande n’a pas commis un lapsus car un lapsus c’est ça :

« Lapsus linguae, lapsus calami,mots latins dont on se sert dans le langage ordinaire,et qui, signifiant manquement de la langue, manquement de la plume, expriment qu'on a prononcé ou écrit un mot l'un pour l'autre,ou qu'on a fait quelque faute en prononçant un mot ou en l'écrivant. »

Or,le président a immédiatement corrigé.Lapsus il y eut si le président avait laisser le mot prisonnier filer dans  son propos.Présumé coupable,ça c’est un lapsus.

Buter sur un mot est chose courante et si ce n’est jamais arrivé au rédacteur de cet extraordinaire article,qu’il en soit félicité.

Perdre son temps de la sorte,voila le signe de la pauvreté intellectuelle de nos journalistes,des feuilletonistes du lapsus.Beau dessein pour la presse française.

Il est vrai que globalement ce 14 juillet s’est bien passé à part quelques sifflets et quelques brouhahas qui ont fait bien rire le public présent.Faut pas avoir grand-chose à faire pour courir avec des sifflets tout le long des Champs Elysées.

Il fallait bien qu’Europe 1 trouve une bistouille,que personne n’a remarqué….

La réponse parfaite à ces chercheurs de lapsus et amateurs de petites histoires…

François Hollande et l'interview du 14 juillet : un lapsus sinon rien

Publié le 14-07-2014 à 18h23 - Modifié à 18h24

Par Thierry de Cabarrus

Chroniqueur politique

LE PLUS. Dans son interview à TF1 et France 2, François Hollande a bien fait de rappeler les principes intangibles que sont l’indépendance de la justice et la présomption d’innocence. Dommage que les commentateurs n’aient retenu que son lapsus, comme le souligne notre chroniqueur Thierry de Cabarrus.

fh 14 juillet.jpg

"On peut tout interpréter et on fait fausse route".

 Cette phrase, c’est François Hollande qui l’a prononcée lors de son interview du 14-juillet à TF1 et France 2 pour démentir la froideur supposée de ses relations avec son Premier ministre Manuel Valls.

Or, elle s’applique parfaitement à tous les commentaires amusés, ou méprisants, en tous cas jamais dénués d’arrières pensées politiques, qui ont fleuri ici ou , juste après que sa langue a fourché quand il a évoqué la mésaventure judiciaire vécue par Nicolas Sarkozy.

Garant de l’indépendance de la justice

Alors qu’on lui demandait de commenter la garde à vue et la mise en examen de son prédécesseur pour corruption et trafic d’influence, il a prudemment refusé ce terrain glissant, préférant rappeler les principes dont il est l’ultime garant en tant que président de la république.

Il a alors évoqué avec force l’indépendance de la justice en rappelant que jamais il n’interviendrait dans quelque dossier judiciaire que ce soit, avant d’aborder le sacro-saint statut de "présumé" innocent qui vaut dans notre pays pour tout citoyen mis en examen, qu’il soit ancien président de la république ou justiciable ordinaire.

Sauf que cette démonstration impeccable, cette façon de revendiquer ses distances avec le pouvoir judiciaire a été mise à mal quand François Hollande a prononcé le mot "prisonnier" au lieu de "présumé".

Il a eu beau corriger aussitôt son lapsus, celui-ci n’est pas passé inaperçu, attendu au virage comme l’était le chef de l'État par tous ceux qui, partisans ou opposants lui reprochent de ne jamais maîtriser sa communication.

Pas de petitesse politicienne

Il est facile de gloser sur le non-dit supposé de François Hollande qui, selon les interprétations pseudo psychanalytiques de certains, rêverait peut-être de voir Nicolas Sarkozy prisonnier au fond d’une cellule, obsédé qu’il serait par celui qui demeurerait, malgré les multiples affaires qui le cernent, son seul adversaire vraiment sérieux pour 2017.

Pour autant, j’ai la conviction que François Hollande est honnête quand il affirme que "nul ne doit intervenir, et encore moins au sommet de l'État, sur la justice" et qu’il ajoute "ne pas avoir songé à intervenir".

Il ne se contente pas d’ailleurs de rappeler ce principe et n’hésite pas à s’impliquer personnellement, avec une certaine hauteur et sans doute un peu d’exaspération pour dénoncer la petitesse politicienne dont une partie de la droite le soupçonne :

"Ceux qui peuvent imaginer que, ici (à l’Élysée), on puisse avoir une influence sur la justice, non seulement ne comprennent rien à ce qui est mon état de pensée, mais ne comprennent rien à ce qu'est l'exigence de la part de nos concitoyens."

Et de conclure ce sujet (comme 63% des Français qui ne croient pas à l'acharnement judiciaire) avec cette phrase bien connue, même si par le passé, sous les précédents quinquennats, elle n’a pas forcément été suivie d’effets :

"Laissons la justice faire son travail".

Le "présumé coupable" de Sarkozy

Des propos à la fois dignes et nécessaires, que certains ont préféré ne pas entendre pour ne retenir que ce lapsus soit disant "révélateur" sur le "prisonnier innocent".

À ceux-là, il me semble nécessaire de rappeler un autre lapsus, prononcé, (tiens tiens) par Nicolas Sarkozy en 2011, à propos de la remise en liberté du principal suspect du meurtre de Laetitia à Pornic (Loire Atlantique).

Il avait évoqué les "dysfonctionnements graves" de la police et de la justice qui avaient conduit à libérer "le présumé coupable" qui, évidemment, du point de vue du droit français, ne pouvait être que "présumé innocent" même s’il était gravement soupçonné.

François Hollande, lui, n’a pas parlé dans son interview d’un Nicolas Sarkozy « présumé coupable » dans l’affaire des écoutes, et même évité d’aborder plus précisément ce dossier, dans lequel son prédécesseur est soupçonné d’avoir promis un poste à Monaco à un avocat général près la Cour de Cassation qui lui aurait servi d’informateur.

D’ailleurs, François Hollande n’a pas non plus prononcé le nom de Nicolas Sarkozy, refusant de tomber dans le piège de ce dernier, quand, sur TF1 et Europe 1, il s’était posé en victime d’une affaire d’État montée de toutes pièces par l’Élysée, Matignon sans oublier la garde des Sceaux qu’il n’a pas hésité à nommer.

Qui est le plus honnête ?

En matière d’honnêteté, j’avoue que j’ai plutôt tendance à faire crédit à François Hollande (même si je ne suis pas d’accord avec sa politique) plutôt qu’à un Nicolas Sarkozy qui, choisissant de ne parler que de lui, de son humiliation et de ses souffrances durant sa garde à vue, a multiplié les mensonges.

Il suffisait d’ailleurs, ces jours derniers, de lire les nouvelles transcriptions des écoutes publiées par "Le Monde", pour se convaincre que l’argument selon lequel il n’aurait pas cherché à corrompre Gilbert Azibert  ne tient pas : il a notamment déclaré à son avocat Thierry Herzog, sur le téléphone portable enregistré au nom de Paul Bismuth : "je l’aiderai" ; et encore, "moi, je le fais monter". Un renvoi d’ascenseur programmé car le haut magistrat "a bossé" en le tenant informé de l’évolution de son dossier.

François Hollande n’a pas souhaité entrer dans le jeu de Nicolas Sarkozy qui, quelques jours plus tôt, l’avait carrément défié sur TF1 et Europe 1 en l’accusant d’être à l’origine de ses ennuis judiciaires.

Et il a bien fait, même si cette réserve a pu contrarier à la fois son camp (les adversaires de l’ancien président), qui aurait peut-être préféré de sa part une réaction plus virulente, à la mesure de l’attaque, et les propres amis de Nicolas Sarkozy qui espéraient prendre en défaut de partialité le président de la république.

François Hollande a évité le piège, pris de la hauteur, loin de ce président "normal", le rôle impossible qu’il rêvait de tenir au début de son quinquennat.

Pour cette troisième interview du 14-juillet, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy et ses amis, il a paru à l'aise dans son costume de président.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1223667-francois...

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