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15/09/2013

Taubira :Quand la droite soutenait les aménagements de peines et casser les services d’insertion….

Taubira :Quand la droite soutenait les aménagements de peines et casser les services d’insertion….

Ecoutez bien la démonstration sur le traitement transversal de la délinquance…

 

« Vous déplorez les dégâts des sorties sèches, et je suis d'accord ! Elles favorisent la récidive, il faut les éviter à tout prix. ».Cette affirmation vous la prêterez facilement à Mme Taubira,ennemie intime de tout ce que compte la France de responsables de la droite pseudo républicaine et d’extrême droite,ennemie intime de tous ceux qui considèrent que plus en on incarcère plus on est en sécurité,plus on crée de tribunaux plus on est en sécurité  - on l’a vu cette semaine avec le meurtre d’un délinquant qui en avait pris des doses de prison prises  après ses passages au Tribunal correctionnel pour mineurs et une fois sorti de prison a recommencé qui immédiatement.Elle est où la peur de la prison.Le meilleur reviendra à la vedette de la semaine,le vedette toute fabriquée par la frousse des faibles et les medias « la prison évite la récidive car elle évite que le délinquant « delinque » quand il est a la ratière…..Grande perspective pour une extraordinaire politique pénitentiaire.Voila  qui démontre  que la droite a failli dans toutes ses reformes de la justice et pire que tout elle voudrait que nous persistions dans leurs erreurs fatale.

Cette affirmation,j’y retourne,c’est Mme Alliot Marie qui l’a prononcée alors qu’elle était Garde des Sceaux.Mme Alliot Marie Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy,ministre d’un gouvernement Fillon,collègue de M.Estrosi et de toute la bande qui aujourd’hui nous fait le cinéma à propos de mesures qu’eux même proposaient et soutenaient sans avoir ce qui faut dans le falzar pour les  mettre en oeuvre.Par frousse de la Marine et de son papa.

Messieurs Estrosi et Ciotti sont allés à l’assaut des medias sabre au clair et brevet de sarkozysme à la boutonnière en critiquant d’abord la loi Taubira alors qu’elle n’est même pas dans les tuyaux de parlement oubliant au passage que ce délinquant avait été présenté devant les tribunaux 14 fois dont 13 devant le tribunal correctionnel des mineurs…entre janvier 2006 et octobre 2001.Or à ma connaissance Mme Taubira n’était pas Garde des sceaux sur ces périodes.a sa sortie de prison en avant 2013,place sous bracelet électronique dont l’utilisation a été suspendue quinze jours avant le jour fatal où ce monsieur a décidé de braquer une bijouterie alors qu’il semblerait qu’il voulait se ranger des voitures.Alors,on fait dire à  un haut fonctionnaire de police que le système de sursis mis à l’épreuve ne fonctionne pas et la cas ce  jeune homme en est la démonstration.Il est vrai que lorsqu’on cassé tous les services de contrôle,d’insertion on a tout le loisir après de prétendre que ce dernier ne fonctionne pas.Un système qu’on a cassé d’années en années pour mieux démontrer son inefficacité ne fonctionne plus,c’est une évidence…(1)

Sauf que ce principe de sursis mis a l’épreuve n’est pas l’apanage de la loi Taubira,je le répète cette loi n’est pas encore adoptée cas de ce monsieur relève des lois votées par la majorité à laquelle appartenaient messieurs Ciotti et Estrosi.

C’est un fait.

Pour finir un mot sur l’argument qu’utilisent ces barbots qui devraient mettre un peu d’ordre dans leurs idées avent de s’en prendre aux idées des autres.Argument selon lequel c’est la laxisme inspiré par Mme Taubira qui serait responsable de cette montée de délinquance.

Soit,on peut l’admettre sauf que ce sont leurs lois qui régissent notre système judicaire et pénitentiaire…Ce sont leurs tribunaux correctionnels des mineurs qui ont condamné ce monsieur et l’ont laissé dans la nature après ses sorties,ce sont les réductions de moyens de réinsertion qui ont créé ces difficultés de réinsertion et abandonné ce monsieur à son triste sort…Ceci posé,il faut réfuter,refuser avec force l’argument qui consiste à retirer toutes responsabilité des delinquants. D’un coté on a droit la chansonnette sur l’air du « c’est la faute à la société » ,de l’autre c’est la faute de la loi Taubira.Et quand Mme Taubira n’était pas là,ils créaient des lois à chaque événement crapuleux,alors….Ainsi le délinquant n’est plus responsable de ces actes.Il est victime soit de la société,soit des lois laxistes.Ainsi selon M.Estrosi ,les racailles ont dans leur poches ou sac Adidas le code de procédure pénale et les articles parus sur la loi Taubira et « calcule » leurs délits en fonction des articles d’une loi qui n’existe pas…...Si ce  monsieur Estrosi n’a pas conscience que tout le monde le prend pour ce qu’il est comme sur  Canal +  la semaine dernière c’est qu’il encore plus benêt que je le croyais.Lire ce qui suit va lui remettre les neurones à la bonne place.

La droite se mouille contre les "sorties sèches"

C'est le mot magique, chanté sur tous les tons depuis vingt ans à cha­que débat sur la prison. C'est la « sortie sèche », dont chacun clame qu'il faut l'éviter à tout prix, que les détenus ne doivent pas être libérés sans prépara­tion. Et, surtout, sans l'accompagnement, l'aide et le contrôle des juges d'application des peines et des travailleurs sociaux de l'administration pénitentiaire.

En fouillant les archives du Parlement, depuis 2004, « Le Canard » a trouvé, par dizaines, des serments professés par les ministres, députés ou sénateurs - de droite, du centre ou de gauche -,selon lesquels l'ur­gence absolue, pour éviter la récidive et donc de faire baisser la délinquance était d'empêcher les sorties sèches.C'est, beau, mais, hélas, en dix ans, le manque   de   personnel  s'est aggravée,et elles sont toujours là... Florilège.

• En novembre 2010, la commission des Lois examine le rap­port du député socialiste Do­minique Raimbourg sur les aménagements de peine, « qui doivent se développer afin d'évi­ter les sorties sèches », et l'ancien garde des Sceaux UMP Dominique Perben ne craint pas d'affirmer : « II y a eu de vrais progrès ces dernières années, afin qu'il n'y ait plus de sorties sèches... »

•   En novembre 2009, alors que l'Assemblée débat de la loi tendant à amoindrir le risque
de récidive
' », Jean-Paul Garaud, rapporteur UMP du pro­jet, tonne : « Il est intolérable
d'admettre des sorties sèches de détenus ayant déjà commis des faits gravissimes ! » Et ce dan­gereux laxiste prône les réductions de peine,qui « permettent de  mettre  en place   la  sur­veillance, car, sans elles, il n'y avait que des sorties sèches »...Michel Hunault (UMP) renchérit sur le « scandale des sorties sèches » et s'enthousiasme :« Nous ne dirons jamais assez l'importance de l'obligation de soins et du renforcement des moyens du suivi sociojudiciaire pour éviter les sorties sèches. »

Tous récidivistes

  • En septembre 2009, la loi pénitentiaire est discutée à l'As­semblée, où Michèle Alliot-
    Marie représente Rachida Dati :« La sortie sèche est un véritable choc pour le détenu, qui sort bru­talement d'une vie encadrée. »Elisabeth Guigou (PS) est d'ac­cord : « Les sorties sèches, non préparées, poussent à la réci­dive. » Et Michel Hunault lui propose l'union sacrée : « II fau travailler ensemble pour éviter les sorties sèches ! »

En mars 2009, le Sénat examine en première lecture la loi pénitentiaire. Nicole Borvo (PC) se réjouit : « Tout le monde s'ac­corde à considérer que,par rap­port aux sorties sèches, la libé­ration conditionnelle contribue mieux à la réinsertion. » Marie-Thérèse Hermange (UMP) n'est pas en reste : « Ne pas prévoir la réinsertion, c'est ouvrir la porte à la récidive, notamment avec les sorties sèches. » Alain Fouché (UMP) non plus : « II est primordial d'éviter les sorties sèches. » Et la garde des Sceaux elle-même s'exclame : « Vous déplorez les dégâts des sorties sèches, et je suis d'accord ! Elles favorisent la récidive, il faut les éviter à tout prix. »

La répétition étant,selon Bergson,le ressort de la farce,on pourrait continuer sur des pages et des pages. Mais, mal­gré ces proclamations enflam­mées sur les ravages des « sor­ties sèches », les gouvernements de droite, sous l'ère Dati en par­ticulier, ont ratiboisé sans ver­gogne le budget des aménage­ments de peine au profit de la construction de prisons. Entre 2009 et 2011, les effectifs des services pénitentiaires d'inser­tion ont même tellement baissé qu'un rapport conjoint de l'Ins­pection des finances et des ser­vices judiciaires sonnait le toc­sin en juin 2011 : « La faiblesse des recrutements est très inquié­tante (...), les effectifs diminuent alors que leur charge de travail augmente considérablement... » Juste ce qu'il faut pour pro­mouvoir... les sorties sèches. Dominique Simonnot

 (1)La réinsertion au régime sec

Au dernier comptage, à la fin 2012, le nombre de conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation était de 3 093, et cha­cun suivait en moyenne 88,4 dossiers. Les récents rapports par­lementaires chiffrent à 1 000 le nombre de postes à créer, et les 300 travailleurs sociaux promis par Taubira ne seront opé­rationnels qu'en 2016, après leur formation. En prison, il y a un éducateur pour 72 places.

Quant aux juges d'application des peines, leur manque est d'autant plus cruel que, dans les petits et moyens tribunaux, ils assurent simultanément d'autres tâches et n'exercent cette fonction qu'à temps partiel. Sans parler des médecins coor-donnateurs, qui sont au nombre de 237, quand il en faudrait au moins 350 pour suivre les 5 400 injonctions de soins ; 17 dé­partements en étaient totalement dépourvus à la fin de 2011,laissant lettre morte environ 2 000 de ces « obligations » de soins.

 

Sources :

http://www.lepoint.fr/societe/le-braqueur-de-nice-venait-...

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