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28/08/2013

Taubira:Halte aux outrances des nuls qui nous pourrissent la vie…

Taubira:Halte aux outrances des nuls qui nous pourrissent la vie…

 

troupeau ane.jpgNe vous inquiétez pas outre mesure,messieurs et mesdames du Point,la fameuse pétition est sur le site de l’interessé.Il en publie en permanence.Ca ne sert strictement à rien…Des élus associés,point vus…..On attend avec impatience sa première question à la Garde des Sceaux.

 

petition taubira estrosi.jpg

Réforme pénale:derrière les outrances, de vraies questions

 "Le courage, je n'en manque pas, franchement. Les coups, je sais les prendre, franchement. Les rendre, je ne déteste pas... Franchement." Les convictions et la force de caractère de Christiane Taubira ne sont un secret pour personne. Cette combativité ne lui sera pas inutile face au pugilat qui s'annonce sur son projet de réforme pénale. Début mai sur le Huffington PostPhilippe Bilger, magistrat honoraire et célèbre blogueur, décrivait l'"humanisme doctrinaire" de la ministre de la Justice, son "dogmatisme compassionnel" et sa certitude de se trouver "du bon côté de l'Histoire et de la morale". Pour une partie de la droite, la ministre de la Justice prépare une forme d'"impunité pénale". Éric Ciotti, député UMP, affirme que "le laxisme a triomphé". Quand Christian Estrosi lance une pétition sobrement intitulée : "Stop à Taubira". Le sujet est de ceux qui,dans le meilleur des mondes,réclameraient mesure et raison. Mais dans le monde réel,il est de ceux qui autorisent toutes les outrances.

Sortir de l'opposition frontale

Sur ce projet Taubira, le premier coup est venu d'ailleurs de son propre camp. Samedi sur France 2, Jean-Marc Ayrault a tenté la méthode Coué. Obligé de reconnaître qu'il y avait bien "débat entre les ministres de l'Intérieur et de la Justice", il a soutenu qu'il n'y avait pas "deux politiques : les angéliques d'un côté, et les sévères de l'autre". Reste qu'une source proche du dossier confie : "Si à l'issue des arbitrages, les journaux titrent : Manuel Valls a perdu,ou Christiane Taubira l'emporte,c'est la réforme tout entière qui sera vouée à l'échec." Jean-Pierre Sueur, président PS de la Commission des lois du Sénat, confirme à mi-mots : "Si on présente cette réforme en donnant l'impression de s'excuser, ou qu'il y a des réticences, on a déjà perdu. Il faut dire : c'est une nécessité absolue." 

Étonnamment, certains à droite semblent en avoir conscience. "C'est un retour à l'esprit de la loi pénitentiaire de 2009", affirme ainsi Jean-René Lecerf, député UMP du Nord, à l'époque rapporteur du projet de loi défendu par la ministre Michèle Alliot-Marie. Selon lui, le projet Taubira "redit, de manière très claire, que la prison doit être, en manière délictuelle, la solution de dernier recours". Mais sur ces questions, l'UMP Jean-René Lecerf se décrit lui-même comme "un électron libre" : "Au sein de l'UMP, les positions ne sont pas aussi monolithiques que ne le dit la Rue de Vaugirard..." veut-il croire.

La délicate question des moyens...

Loin des postures idéologiques qu'autorisent la question sécuritaire et sa réponse répressive, restent les vrais enjeux d'une réforme explosive. Et en premier lieu son coût, exorbitant. En 2008, une étude d'impact avait été menée pour évaluer le coût de la loi pénitentiaire. "Actuellement, environ 200 000 personnes sont suivies en milieu ouvert et fermé, alors que les travailleurs sociaux sont au nombre de 2 700 (...). Au regard de la politique d'aménagements de peine (...), on peut estimer que le nombre de personnes devant être suivies par les travailleurs sera porté au minimum à 210 000 par an", peut-on lire dans le document. Celui-ci conclut : cela "nécessiterait la création de 1 000 postes de conseillers d'insertion et de probation (CPIP) pour un coût salarial total de 32,8 millions d'euros".

Or entre 2009 et 2012, "entre 300 et 350 emplois ont été créés, lâche Jean-René Lecerf. On est donc loin de ce que l'étude d'impact préconisait". Pire ! Ce que projette de faire Christiane Taubira est encore plus ambitieux, puisque "la contrainte pénale", une peine restrictive de liberté en milieu ouvert, concerne toutes les personnes condamnées à des peines de moins de 5 ans de prison. La ministre de la Justice a d'ores et déjà annoncé la création de 300 postes de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) en 2014. "Insuffisant", s'alarment les syndicats. "À l'heure actuelle, nous avons besoin de 1 500 postes de CPIP, pour que chacun puisse suivre entre 50 et 60 personnes", soutient Delphine Colin, de la CGT pénitentiaire. "Croyez-moi, renchérit Jean-René Lecerf, entre les chiffres qu'on annonce et ce qu'on décide, il y a une différence colossale !"

Et celle du calendrier ...

Autre point épineux, la collaboration police/justice. La volonté de la Chancellerie, dans son avant-projet de loi, était d'associer davantage les forces de l'ordre au contrôle des mesures d'aménagement de peine. Une manière de contourner le manque de conseillers. Mais la police renâcle. "Le suivi et l'accompagnement, c'est le travail de la justice. Nous mettons à la disposition de la justice des délinquants, afin qu'ils soient jugés. Nous n'avons pas à intervenir une fois qu'ils ont purgé leur peine. Va-t-on nous demander de devenir des agents de probation ? Pour nous, la réponse est claire : c'est non", clame Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, un syndicat de policiers.

Un proche de Manuel Valls assure que "l'on est sur le point d'aboutir à un texte équilibré, un texte qui ne reprendra pas, et de loin, tout ce qui était prévu par Christiane Taubira" (voir les articles du Point.fr qui relatent les mesures qui étaient envisagées par la Chancellerie. Le texte, une fois arbitré, doit passer en Conseil d'État début septembre, avant d'être présenté au Conseil des ministres, puis au Parlement. 

Mais quand ? Dominique Raimbourg (PS) s'inquiète : "Le débat s'annonce long, et il risque d'être complètement bloqué par les discussions budgétaires à l'automne." Jean-Pierre Sueur, le président de la commission des lois au Sénat, a déjà dit publiquement son opposition à toute procédure accélérée. Alors, lui aussi, est inquiet : "J'ai dit à Christiane Taubira qu'il fallait faire bien attention au calendrier. Il y a toujours des élections : municipales, européennes, cantonales... Et maintenant que le débat est sur la table, la droite continuera d'appuyer sur le bouton sécuritaire. Alors autant présenter le texte au Parlement le plus rapidement possible", martèle-t-il. Avant d'ajouter : "Si c'est pour le mettre au congélateur, ce n'était pas la peine de le faire."

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-penale-derriere-les...

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