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07/02/2013

UMP:Une bande de voyous…

UMP:Une bande de voyous…

Belle prestation de la droite décomplexée hier soir l’assemblée nationale…

Mariage pour tous:nuit sans vote mais avec incident à l'Assemblée

L'Assemblée nationale s'est séparée jeudi 7 février, peu avant 4 heures du matin, sans avoir voté l'article 4 du projet de loi sur le mariage pour tous, qui prévoit que, dans le code civil, les termes de "père" et "mère" doivent être compris comme celui de "parents" en cas d'un couple homosexuel.

La majorité avait pourtant décidé, vers 1 h 30 du matin, de prolonger une fois de plus de nuit la séance, dans l'espoir d'adopter cet article sur lequel l'opposition a déposé quelque 1 400 amendements, dont plusieurs centaines restent à débattre. La discussion reprendra jeudi à 15 heures. A l'origine, l'article 4 dressait la longue liste de dispositions du code civil où les termes de "père" et de "mère" auraient été remplacés par celui de "parents".

Mais la commission des lois de l'Assemblée l'a modifié, et le texte débattu par l'Assemblée se contente de préciser que, généralement, les termes de "père et mère" doivent être compris comme celui de "parents", sans qu'il y ait besoin de modifier le code civil.

INCIDENT DE SÉANCE : "ASSIS", "COUCHÉS", "BARTOLONE", "MACHOS"

Les discussions se sont achevées dans un climat relativement serein. Mais, en fin de soirée, un vif incident de séance a opposé les députés UMP à une vice-présidente de l'Assemblée nationale, Laurence Dumont (PS), qui remplaçait temporairement au perchoir le président Claude Bartolone. Les députés UMP se sont levés pour protester quand Mme Dumont a coupé la parole à leur chef de file, Christian Jacob, et a fait procéder à un vote, précédemment annoncé, sur un amendement. "Bartolone !, Bartolone !", ont-ils alors crié pour réclamer le retour du président, dont la conduite du débat, depuis dix jours, fait l'unanimité à gauche et à droite.

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"Assis ! Assis !" ont alors crié les députés socialistes, pendant que, prudemment, les huissiers de l'Assemblée se levaient autour de la tribune présidentielle pour prévenir tout éventuel contact physique entre les députés. "Couchés ! Couchés !", ont répliqué les parlementaires de droite, qui reprochent à leurs collègues de gauche de se "coucher" devant le gouvernement.

La séance a alors été suspendue pendant cinq minutes, mais les affrontements verbaux ont continué dans l'hémicycle pendant la suspension de séance. "Machos ! Machos !" ont crié les députés socialistes, laissant entendre que le comportement de la droite à l'égard de Mme Dumont était due au fait qu'elle est une femme.

Claude Bartolone, qui préside presque sans exception les séances depuis l'ouverture du débat le 29 janvier,a quitté son poste car il doit assister jeudi matin à un enterrement, avait-il expliqué précédemment dans les couloirs et sur son compte twitter.

Lors de son intervention interrompue, qu'il avait présentée comme un rappel au règlement – ce que contestait Mme Dumont –, Christian Jacob répliquait à la ministre de la justice, Christiane Taubira. Celle-ci avait opposé une fin de non-recevoir à la demande des députés UMP de publier l'avis qu'avait donné le Conseil d'Etat au gouvernement sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels.

Les avis du Conseil d'Etat au gouvernement, avant que celui ne présente un projet de loi, sont confidentiels, mais le premier ministre peut décider exceptionnellement de les rendre publics. Durant toute la journée de mercredi, les députés UMP ont demandé à Jean-Marc Ayrault de le faire.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/07/mariage-...

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A l’Assemblée, l’UMP s’en prend aux tribunes du public

Il est 2 heures du matin, jeudi 7 février, l'Assemblée poursuit ses travaux sur le "mariage pour tous", comme elle le fait depuis mardi 29 janvier. Ce soir là, encore plus que les précédents, le débat s'effondre totalement, on tourne en rond, et l'UMP cherche tout et n'importe quoi pour créer un incident de séance. A commencer par s'en prendre directement à la députée PS Laurence Dumont, 5 minutes à peine après qu'elle a relayé Claude Bartolone au perchoir, pour présider la séance vers minuit.

Il est 2 heures du matin donc et, pour changer de ma place en tribune de presse située au-dessus des rangs du PS, je me déplace en tribune du côté de la droite, voir un peu si l'ambiance qui se dégage de ces bancs était différente. La bonne idée.

Appuyée sur la rambarde, je suis en train de rédiger un tweet depuis mon iPhone – je ne sais même plus à quel sujet – et un député, que je ne reconnais pas, me pointe du doigt en me disant : "il est interdit de faire des photos !" Je lui réponds que "je ne fais pas de photos", mais un autre prend le relais : "Madame la présidente, on a un problème ici !" Puis trois, quatre, cinq, six députés qui se lèvent de leur siège, s'agitent et me montrent du doigt en étant de plus en plus véhéments pendant que j'essaie de leur dire que "je ne fais pas de photos". C'est peine perdue et ils vocifèrent tellement que je ne comprends même plus ce qu'ils disent. Ah si, j'entends juste un "le monsieur fait des photos !" qui fait rigoler toute la gauche et moi aussi... Bon, j'ai les cheveux courts et j'étais deux étages au-dessus d'eux...

PALME DE L’AGRESSIVITÉ À WAUQUIEZ ET DOUILLET

En revanche, rien n'excuse une telle agressivité, une telle haine dans le regard et dans les gestes. D'autant que je me trouvais en fait sans le savoir en tribune du public. Ce qui veut dire que les députés de la droite hurlaient sur quelqu'un qu'ils pensaient être une personne lambda du public... Merveilleux. Sans conteste, la palme de l'agressivité la plus hargneuse revient à David Douillet suivi de près par Laurent Wauquiez qui me regardait les bras levés en criant "oui bon, ça va maintenant ! ça va !" "Ça va", quoi ? Il ne faut pas se défendre quand on se fait agresser gratuitement, c'est ça ? Et ces deux-là, pratiquement jamais présents depuis le début des débats, n'étaient sûrement pas fatigués ou à bout de nerfs !

Et quelle classe M. Douillet, quelle classe que de pointer du doigt un à un tous les journalistes en tribune et de demander aux huissiers d'aller y voir plus clair. Oh, ils sont venus les huissiers, six en même temps, des fois que nous pourrions être des dangers publics, on ne sait jamais. Après avoir expliqué ma situation, ces dames et messieurs n'ont trouvé qu'une seule chose à me dire : "remettez vos chaussures mademoiselle". Quand on vous dit que ce débat touche le fond.

http://parlement.blog.lemonde.fr/2013/02/07/sen-prendre-a...

 

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