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25/10/2012

UMP:On va compter les téléspectateurs avec un boulier

UMP:On va compter les téléspectateurs avec un boulier...

 

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cope,fillon

Ce soir, les deux candidats à la présidence de l'UMP seront face à face sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. François Fillon et Jean-François Copé sont "de la même famille politique" mais pas forcement identiques. Les deux hommes aux tempéraments différents ont quelques divergences. Passage en revue des points sur lesquels ils peuvent être en désaccord.

 1/ Une "primaire avant l'heure"?

- "Ce n'est pas une primaire avant l'heure". Peut-être plus par stratégie que par conviction, Jean-François Copé martèle cette phrase et accuse son adversaire de se tromper d'élection alors qu'il s'agit d'élire le président du parti "pour trois ans" soit jusqu'en 2015.

- "Hypocrisie", répond François Fillon, selon qui "tout responsable d'un parti politique a vocation à être candidat à une primaire à l'élection présidentielle. Ça a toujours été comme ça sous la Ve République".

2/ A droite ou "plus à droite"

- Jeudi 27 septembre, en marge de la journée parlementaire de l'UMP à Marcq-en-Baroeul, Jean-François Copé confie à LCP : "Je crois être plus à droite que François Fillon, c’est assez clair". Une semaine plus tard, les propos issus de son "Manifeste pour une droite décomplexée" sur le racisme anti-blanc et sur un enfant qui se serait fait arracher son pain au chocolat en raison du ramadan, provoquent une vive polémique. La ligne choisie par Jean-François Copé est sans détour : parler de tout "sans tabou".

- Un positionnement droitier et assumé pas forcément partagé côté Fillon. Ce matin encore, François Baroin, réputé proche de Jean-François Copé avant son soutien à l'ancien Premier ministre, s'en est pris à la stratégie du secrétaire général. "J'ai une autre ambition pour l'UMP que 'petits Blancs, pendant le ramadan, restez chez vous'", a-t-il déclaré.

 3/ Le "ni-ni" ou le Front républicain face au FN ? 

-  C'est peut-être le point de divergence le plus flagrant entre les deux candidats. Jean-François Copé a toujours été clair, il est contre le "front républicain" qui consiste à appeler à voter socialiste contre le Front national dans une élection. "On ne s'allie pas avec le Front national mais on ne va pas tendre l'autre joue", dit-il en substance. L'ancien Premier ministre est plus gêné. Le 26 septembre dernier, lors de la présentation de son projet, il déclarait : "Je suis contre le FN, je vote contre le FN, point".

- En mars 2011, dans l'entre deux tours des élections cantonales, en contradiction avec Nicolas Sarkozy, François Fillon avait appelé, devant les députés de la majorité, à la "responsabilité" face au FN et à voter "contre" le parti frontiste en cas de duel PS-FN, tandis que Jean-François Copé et l'Elysée avaient opté pour la stratégie du "ni-ni" (ni d'alliance avec le FN, ni front républicain). 

4/ Les courants

Lors du congrès, le 18 novembre prochain, les militants UMP voteront également pour les "motions" qui permettront aux différents courants du parti d'être représentés dans les instances dirigeantes de l'UMP dès lors que les motions atteindront 10% des suffrages. Un dispositif prévu dans les statuts du mouvement mais jamais appliqué, remis au goût du jour il y a quelques mois par Jean-François Copé. François Fillon, lui, y est plus réticent, il craint en effet que cela "balkanise" le parti.  

5/ Les sondages

- Jean-François Copé et son entourage le répètent inlassablement, les sondages (qui le donnent tous perdants) réalisés auprès des sympathisants ne représentent pas le vote des militants.

- François Fillon n'en parle pas directement mais ses soutiens sont confiants. Interrogé sur l'hypothèse d'une surprise comme lors de la primaire écolo qui avait vu la victoire d'Eva Joly face à Nicolas Hulot pourtant favori des sondages, Eric Ciotti rétorque : "Ca n'a rien à voir, il y avait 8.000 militants alors que nous sommes 260.000, et les candidats venaient de l'extérieur du mouvement".

6/ Nicolas Sarkozy

- Jean-François Copé l'a bien compris, l'ombre de Sarkozy plane encore sur le parti et planera sans doute ce soir sur le plateau de France 2. A chaque meeting, il fait l'éloge de celui qui "lui a donné une véritable leçon de vie" pendant la campagne présidentielle. Il rappelle aussi qu'il était là à chaque meeting, taclant aux passages ceux qui s'étaient montrés discrets. Lui, sera "à ses côtés" s'il prenait à Nicolas Sarkozy l'envie de revenir sur le devant de la scène.

- François Fillon, qui a pris quelques distances avec le bilan, ne néglige pas non plus la carte Sarkozy. Les deux hommes ont d'ailleurs déjeuné ensemble mercredi, images à l'appui. L'ancien Premier ministre rappelle aussi son expérience gouvernementale.

7/ La CMU

"Sur tous les sujets, il ne s'agit pas d'être extrémistes", a prévenu François Fillon lors de son meeting de Saint Mandé. Sur la couverture maladie universelle (CMU), il préconise une participation financière.

Jean-François Copé est sur ce point beaucoup plus radical. Lors de sa réunion publique avec Jean Sarkozy, le secrétaire général s'était prononcé pour une suppression pure et simple du dispositif, reprenant ainsi une proposition du Front national.

http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121025.OBS7...

 

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