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21/07/2012

PSA:C’est le pauvre M.Peugeot qui est à plaindre…

PSA:C’est le pauvre M.Peugeot qui est à plaindre…

C’est en l’espèce ce qu’a voulu nous faire avaler le Figaro…

Nous avons tous été ému par le plaidoyer très pro domo si j’ose dire de M.Thierry Peugeot, présentement président du comité de surveillance du groupe PSA, que publiait Le Figaro,ce dernier vendredi.si j’ai,bien tout compris,le groupe PSA n’est responsable de rien,sa stratégie est la bonne,c’est la crise qui a fait chuter le marché automobile et les ventes du groupe de ce monsieur de 20% ou 25% au choix qui est responsable de tout.Un seul argument peut lui être opposé,de suite,à ce monsieur fort estimable au demeurant est que le groupe WW est confronté aux mêmes marchés,aux mêmes conditions économiques,avec la même monnaie est dans une situation plus que florissante.Il vient même de s’offrir les établissements Porsche.Un petit coffre fort de plus.

Il nous dira que c’est le coût du travail qui l’empêche de rivaliser avec ses concurrents allemands,on connaît la rengaine.Toyota,on reprend cet exemple une fois de plus,fabrique des automobiles en France et mieux les exporte aux Etats Unis,même marché,mêmes conditions économiques,la monnaie d’échange,je ne sais pas,en tout pour ce qui concerne les charges et salaires,les établissements Toyota paient eu euros….les mêmes charges que le groupe Peugeot aussi.

Il se plaint,Monsieur Thierry Peugeot,de l’attitude quelque peu hostile de notre gouvernement et en particulier celle de M.Montebourg,ministre du redressement productif.C’est vrai que M.Montebourg n’est pas M.Estrosi qui lui a passé la brosse à reluire en se servant de lui pour faire la nique à M.Ghosn.C’est vrai que M.Ayrault ne cédera pas sur les aides sonnantes et trébuchantes sans obtenir le moindre compensation ou évolution stratégique…C’est vrai que le gouvernent socialiste,le parti qui le soutient n’ont aucune accointance avec l’UIMM que dirige M.Saint Geours,présentement directeur des marques du groupe de M.Thierry Peugeot.

Ils ont raison celles et ceux qui ont laissé Peugeot aller à la dérive en encourageant ses dirigeants à se concentrer sur le fabriquer en France – M.Peugeot n’explique pas pourquoi son groupe a pris tant de retard sur le marché chinois alors qu’il avait un des premiers constructeurs européens à s’y installer – il ne faut pas affaiblir cette entreprise en l’attaquant comme le font les socialistes,ces méchants bolcheviques qui n’aiment pas les patrons.Mais qui a flingué,passez moi cette expression,le marché automobile national en instituant un prime à la casse qui a été mortifère pour nos constructeurs.Qui a en ne limitant pas cette prime aux modèles nationaux favorisé l’arrivée en masse des véhicules coréens.Il est vrai que des mesures commercialement discriminantes sont interdites par l’OMC et la Commission.

De tout cela le gouvernement socialiste n’est pas responsable alors que M.Fillon fasse œuvre d’autocritique,fasse des propositions,au lieu d’imputer toutes les responsabilités au gouvernement actuel.La situation des nos constructeurs automobiles ne fait qu’empirer alors que celle de ses concurrents ne fait que s’améliorer,ce n’est pas en moins de 100 jours que cette situation peut être attribuée aux nouveaux gouvernants.

Quoiqu’il en soit et avec tout le respect que nous devons à M.Thierry Peugeot,voila quelques éléments qui devraient nous faire réfléchir à la véritable stratégie et réelles pratiques de ce groupe à l’égard de ses salariés,de l’Etat et aussi sur la singulière vision de la vérité si chère à M.Thierry.Bien évidemment,M.Peugeot ne connait pas ces projets ni documents.

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Le présent ac­cord n 'aura vocation à s'appliquer qu'à la condition que Sevelnord soit désigné par le groupe PSA Peugeot Citroën comme le site de production du projet de véhicule intitulé K-Zéro ». Dès le premier article, la direction du site de Se­velnord (Nord), dans un projet d'accord manifestement dicté par la maison mère PSA et ré­vélé aujourd'hui par l'Humanité (voir nos extraits en fac-similé), pose le chantage fait aux salariés et à leurs représentants syndicaux : l'arrivée du nouvel utilitaire -le K-Zéro - serait indissociable de l'adoption des mesures de flexibilisation particulièrement désastreuses pour les conditions de travail des salariés. « Les dirigeants veulent qu’on signe d'ici la fin du mois, avant les congés », rapporte le délégué FO, Jean-François Fabre. « On nous a clairement fait comprendre qu'on n’aurait pas le K-Zéro si on ne signait pas », affirme pour sa part Ludovic Bouvier, délégué CGT sur le site. L'objectif affiché : obtenir « une amélioration de la marge unitaire d'environ 1000 euros », annonce le préambule, en imposant une flexibilité à outrance «aux salariés, en même temps qu'un gel des salaires pour au moins deux ans.

C’est un véritable chantage

Alors que les constructeurs automobiles, dont PSA, ont largement bénéficié de dispositifs visant à assouplir l'organisation du travail, notamment par le recours massif au chômage partiel en partie indemnisé par l'État, le projet d'accord de Sevelnord va encore plus loin pour réduire ses coûts. A la mobilité interne (à l'intérieur de Sevelnord) et «externe» (dans le groupe PSA) déjà instituées pour limi­ter le coût des périodes de sous-activité, l'accord-cadre prévoit en outre la mise en place d'un système de prêt de main d'œuvre à des entreprises extérieures, y compris à des établissements « n 'appartenant pas au secteur de la métallurgie », précise le document. Une pratique qui -bien que légalement autorisée par un accord de branche de 2009 et une loi de 2011 - est rarement mise en œuvre, souligne la CGT. Théoriquement sur la base du volontariat, cette option fort intéressante pour PSA se voit largement encouragée par la direction dans un paragraphe qui précise que, si un nombre insuffisant de salariés se portent volontaires au prêt de main-d'œuvre, ceux-ci : verraient soumis à des journées de chômage partiel,dont l'indemnisation serait abaissée au minimum conventionnel de 60% du salaire brut. « C'est un véritable chantage pour nous faire partir dans d'autres entreprises sous peine d'avoir 40 de salaire en moins », analyse Ludovic Bouvier. Autre élément de flexibilité particulièrement délétère pour les conditions < travail des salariés posé dans ce texte : la déréglementation accrue du temps de travail,seIon le bon vouloir de la direction.« Les parties conviennent de supprimer les limitations nombre de séances d 'H+ (heures  supplémentaires, NDLR) collectives sur l'année et sur le moi, peut-on lire dans le document Une disposition qui laisseles mains libres à la direction sans signifier une quelconque amélioration du pouvoir d'achat des salariés, d'après la CGT, qui indique que les heures supplémentaires collectives ne sont pas indemnisées mais récupérées. Au jour le jour, la direction veut également s'octroyer le pouvoir d'imposer aux salariés des « temps de rattrapage quotidiens » dans le cas où l'objectif de production journalière ne serait pas atteint dans le temps imparti.« Les salariés seraient prévenus deux heures avant la fin de leur poste qu'ils doivent rester vingt minutes de plus à disposition de l'employeur : c'est inacceptable », juge Jean-François Fabre. « Néanmoins », précise l'accord dans un paragraphe particulièrement pervers, « dans l'éventualité où le rattrapage ne serait plus nécessaire au terme de la séance alors qu'il était prévu, la direction s'engage à annuler l'allongement d'horaire ». «En gros, ils vont pousser les mecs a accélérer la chaîne », dénonce Ludovic Bouvier, qui entrevoit déjà les dégâts que pourraient engendrer de nouvelles augmentations de cadences sur la santé de ses collègues.

On est un laboratoire»

Radicalement combattu par la CGT, et inenvisageable pour FO « en l'état », le pro­jet d'accord recueillerait pour l'instant les faveurs des deux autres syndicats représentatifs de l'entreprise : la CFE-CGC et le syndicat autonome SPI-GSEA. Pour Ludovic Bouvier, l'attitude du gouvernement face à ce coup de pression du patronat sur les salariés sera déterminante. « On est un laboratoire de ce que veut faire le patronat,exac­tement dans le veine des anciens accords compétitivité-emploi,l ' UIMM lorgne de près sur ce qui se passe à Sevelnord », met en garde le syndicaliste.

Pressions maximales en coulisses

Bien qu'il s'en défende, le constructeur fait bel et bien pression sur les pouvoirs publics pour obtenir des aides. Le retrait de Fiat renforce encore les craintes pour la pérennité du site

Dans l'hypothèse où Sevelnord obtiendrait la production du K-zéro,le plan de compétitivité que veut imposer PSA ne suffirait pas à dégager les 700 millions d'euros d'investissement nécessaires à la réalisation du véhicule, estime la CGT. Et même si les dirigeants du groupe se défendent publi­quement de réclamer de nouvelles aides,le constructeur automobile s'affaire en cou­lisses pour obtenir des financements des pouvoirs publics. Alors que l'opinion reste sous le choc de l'annonce de la saignée chez PSA, le groupe utilise habilement la menace de nouvelles fermetures pour faire pression,sur ses salariés comme sur l'État. Dès 2010, le constructeur automobile envisageait,dans la note interne qui condamnait Aulnay, deux hypothèses pour Sevelnord:la fermeture pure et simple ou le maintien tin site moyennant subventions publiques. Un chantage qui semble plutôt porter ses fruits puisque le gouvernement s'apprête à dévoiler de nouvelles mesures d'aide à la filière automobile pour le Conseil des ministres du 25 juillet. « PSA met même la pression sur les élus locaux », confie Alain Bocquet, député PCF du Nord et président de l'agglomération de la Porte du Hainaut, qui assure que des réunions en sous-préfecture de Valenciennes sont prévues dans les tout prochains jours, « dans lesquelles on sait déjà qu 'ils vont tendre la sébile, en nous disant que c'est la crise », affirme-t-il. Pourtant, même la participa­tion financière des pouvoirs publics au lancement du K-Zéro n'assurerait pas la pérennité du site à terme. C'est qu'entre la publication de la fameuse note interne de 2010 et maintenant, un événement d'ampleur s'est produit: l'annonce par Fiat - qui dispose de 50 % des parts de Sevelnord - de son retrait du capital dès 2012. Si le constructeur italien assure qu'il continuera d'acheter des véhicules au site nordiste jusqu'en 2016, celui-ci ne s'est engagé sur aucun volume de commandes, d'après la CGT. Jusqu'à maintenant,l'as­semblage des véhicules Fiat représentait 20 % à 25 % de la production du site. Soit 500 postes, aujourd'hui directement menacés. Autre source d'inquiétude sur la pérennité du site, le rachat des parts de Fiat officialisé par PSA le 11 juillet se serait effectué pour seulement un euro symbo­lique, d'après plusieurs sources proches du dossier. Ce cadeau de 40 millions d'euros - la moitié du capital de la société - serait surtout révélateur d'une envie pressante du constructeur italien de se décharger des conséquences d'un futur plan social, l'ont valoir ces sources. « PSA nous a déjà menti lors de la réunion avec l'ex-ministre de l'Industrie Éric Besson, où la direction avait annoncé avoir trouvé un nouveau partenaire pour remplacer Fiat », rappelle Alain Bocquet. « On ne peut pas accepter de donner de l'argent public pour enterrer les emplois », prévient l'élu communiste, qui estime que « s'il n 'y a pas une grande mobilisation de tous et toutes, rien ne se fera pour interdire les suppressions d'emplois ».

articles pubiés dans le numéro  20962 de l'Humanité

Ainsi les accords compétitivite-emploi supprimés par le gouvernement,refusés par les syndicats reviennent en douce sans que M.Thierry Pigeot en soit informé. Voila qu est bien ennuyeux et devrait susciter olus de curiosites des journalistes du Figaro.

Pour ce qui concerne le président déchu et son premier ministre avec lui,leurs projets pour Sevelnord étaient bien différents.En fait,M.Sarkozy,aprés en avoir parler avec M.Varin,avait conclu qu'il n'y  avait pas de  problèmes sur ce site et qu'il s'engageait,en tout état de cause,à ce qu'il n'y en ait pas.

C’était le  18 avril 2012 pendant la campagne présidentielle

 sar sevelnord.jpg

http://www.france24.com/fr/20120418-sarkozy-optimiste-lav...

C’était le 11 juillet 2012,le beau parleur était parti…pardon viré!

psa reprend.jpg

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/psa-reprend-...

Je comprends le dépit de M.Thierry Peugeot.Avant le 6 mai 2012,il allait lui ou son directeur général parlaient avec le président,avec les ministres et puis s’en aller vaquer à ses petites affaires. "J’en ai parlé avec …." formule magique de ces pantins,l’autre benêt de Nice qui va raconter qu’il a rencontré je ne sais combien de patrons de grands groupes français en 48 heures,j’imagine le contenu des discussions.On parlait,on parlait…

"Alors M.Varin que pensez vous de la situation de votre entreprise.

Tout va bien Monsieur le président,et puis vous avez été tellement gentil avec nous qu’on va pas vous gêner pendant la campagne…après votre victoire,je reviendrai pour reparler avec vous des vrais difficultés.Pour l’instant,soyez tranquille Monsieur le président,on va se mettre en sourdine sur cette affaire,vous savez tout ça c’est de la faute de ces salopards de la GGT,surtout l’autre d’Aulnay,le Mercier,celui-là il est pire que Mélenchon vous savez,c’est un sale type,un bolchevique….

Je vous comprends,mon cher Philippe,moi aussi j’ai des problèmes avec les bolcheviques de mon gouvernement.Tenez l’autre Baroin qui veut tout réformer.

Ah bon,qui dit Varin,François il est comme ça..M’en parlez pas qu’il lui répond,le président aux grandes chaussures,il est chiraquien qu’il dit,vous vous rendez compte.

Bon je m’en vais Monsieur le président, je compte sur vous ….pour la chèque voyez avec M.Saint Geours.

Et l’autre de venir à la télé pour nous dire que tout allait bien parce qu’il avait parlé avec M.Philippe Varin,le patron de Peugeot….

C’était bien avec M.Sarkozy,il parlait et tout était réglé.Comme Jésus,en fait,mais notre seigneur lui c’était avec les mains qu’il faisait des miracles.

M.Sarkozy,c’était avec la langue.

 

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