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08/02/2011

Peyrat:chassez le naturel...

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Voila qui relance les affaires du Sénateur Maire.Estrosi va moins faire le malin...Pourquoi s'être emballé avec ce M.Vardon alors que rien n'était définitif avec le FN.

Cet accord remettra-t-il le Sénateur Maire dans la course en prenant par exemple la direction de lé Fédération locale du FN. Lui seul et Marine le savent.Shenardi s'écrasera de toute façon.Sans son mandat,elle n'est rien.

 

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Les coulisses:

 

Nice : les dessous de l’accord entre Jacques Peyrat et le Front national

 

Dans un communiqué publié aujourd’hui, Marine Le Pen, présidente du Front national, annonce qu’un accord a été conclu avec Jacques Peyrat, ancien maire de Nice, qui avait quitté le FN en 1994 afin de conquérir la mairie de la cinquième ville de France : « La commission d’investiture du Front national, réunie le 7 février 2011, a décidé de soutenir la candidature de Jacques Peyrat dans le 14e canton de Nice. » L’hebdomadaire Minute à paraître demain consacre une enquête à cet accord qui était encore débattu à l’heure où le journal était bouclé. En voici le début.

A Nice, tous les regards sont braqués sur le 14e canton, dans lequel Jacques Peyrat fut élu en 1992 sous l’étiquette du Front national. L’ancien maire de Nice veut reprendre ce canton. La femme du maire actuel, Christian Estrosi, y est candidate. Et la gauche veut le conserver. Or un accord se profile entre Jacques Peyrat et le Front national. Avec Marine Le Pen en personne à la manœuvre.

Vendredi dernier 4 février, Marine Le Pen était à Nice. Accompagnée de Steeve Briois, le secrétaire général du FN. Un voyage effectué dans la plus grande discrétion. Le déplacement ne figurait pas à l’agenda de la présidente du Front national. Il était pourtant d’importance. En jeu : la possibilité d’une réconciliation, et d’un accord électoral pour les cantonales du mois de mars, avec l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, qui avait quitté le Front national en 1994 afin de pouvoir conquérir la mairie l’année suivante. Il s’en était expliqué à l’époque dans les colonnes de Minute : « Il n’y a pas d’autres solutions pour emporter la mairie de Nice que de mettre son étiquette FN dans sa poche. J’espère que Jean-Marie Le Pen comprendra qu’en proposant aujourd’hui une autre forme d’action politique au niveau local, je ne fais que tracer le chemin qui nous permettra à terme de ne plus être diabolisés. L’efficacité politique doit primer sur tout le reste. » Jean-Marie Le Pen n’avait pas compris, ou pas voulu comprendre, mais l’opération avait fonctionné et Jacques Peyrat est demeuré maire de Nice jusqu’en 2008. Il était, en même temps, sénateur des Alpes-Maritimes.

Aujourd’hui sans mandat, Jacques Peyrat, président de l’Entente républicaine, s’est lancé à la reconquête du 14e canton de Nice dont il fut l’élu de 1992 à 1998. Le canton est très à droite : en 2004, le socialiste Paul Cuturello, qui lui a succédé, a été réélu dans un duel avec le candidat frontiste Gérard de Gubernatis : 54,38 % contre 45,32 %. Certes, le FN n’est plus, à Nice, sur le plan militant, que l’ombre de ce qu’il fut et, lors des dernières élections municipales, en 2008, sa liste conduite par Lydia Schenardi n’a recueilli que… 4,16 % des suffrages. Une véritable claque, doublée de la montée en puissance des Identitaires de Nissa Rebela dirigés par Philippe Vardon, qui avaient obtenu 3,03 %.

La démission de Lydia Schenardi se profile

 

Si Marine Le Pen s’est déplacée à Nice, c’est que, localement, la situation est tendue et la fédération des Alpes-Maritimes divisée – coutume locale ! – entre ceux qui souhaitent un accord avec Jacques Peyrat et ceux qui ne veulent pas en entendre parler, le considérant toujours comme un « traître ». Sans compter quelques rancunes personnelles qui devraient relever de la vie privée mais interfèrent sur les choix politiques. D’où la nécessité de réunir tout le monde, les militants et le bureau départemental, pour que chacun s’exprime et que la présidente du Front national puisse prendre une décision en toute connaissance de cause.

Selon nos sources, la réunion a été tendue. Parfois houleuse. Secrétaire départemental du FN pour les Alpes-Maritimes, Lydia Schenardi a menacé de démissionner de ses responsabilités si un accord était conclu – ce qu’elle nous a démenti lundi mais nous confirmons. Bruno Ligonie, secrétaire départemental adjoint, a fait de même. Mais la rupture a été évitée. Lydia Schenardi a même adressé depuis un courrier électronique à Marine Le Pen pour l’informer qu’elle se plierait à la décision du siège. « Ce n’est pas en jetant tout par-dessus bord qu’on parvient à ses fins, nous a-t-elle confié. Quelle que soit la décision prise, j’irai jusqu’au bout des cantonales. » Une façon de dire qu’elle n’ira pas… au-delà ? Sa démission après les cantonales est tenue pour acquise au sein du Front national.

Pour Xavier Garcia, porte-parole du Parti socialiste dans les Alpes-Maritimes, un accord entre Jacques Peyrat et le Front national « relancerait les élections cantonales à Nice ». « Notre objectif principal est de conserver le 14e canton, nous expliquait-il lundi. L’objectif principal de l’UMP est de le prendre, avec Dominique Estrosi-Sassone [la femme du maire, Christian Estrosi, Ndlr] comme candidate. » Aujourd’hui, estime-t-il, la présence d’un candidat FN face à Jacques Peyrat « fait le jeu de l’UMP ». « Cela ferait surtout le jeu du Parti socialiste », rétorque Jacques Peyrat. En revanche, ajoute Xavier Garcia, un accord Peyrat/FN constituerait « un tremblement de terre ».

Une OPA en vue sur la fédération du Front national

Lundi soir à vingt heures, à l’heure où nous étions obligés de boucler ce numéro, rien n’était encore fait. Depuis 16 heures, la commission nationale d’investiture du Front national était réunie pour trancher de nombreux cas, dont celui de l’accord ou pas avec Jacques Peyrat. « Nous attendons la décision de la hiérarchie », nous confiait Lydia Schenardi. « Je n’ai pas vu de fumée blanche », ajoutait Jacques Peyrat. Lydia Schenardi espérait-elle que le verdict soit défavorable ? Pour Peyrat, qui assure n’avoir pas rencontré Marine Le Pen lors de sa venue vendredi dernier, une éventuelle entente ne pouvait être scellée qu’« au corps défendant de cette adorable femme », contre laquelle il était particulièrement remonté :

« Vous êtes le cinquième journaliste à m’appeler après avoir eu Lydia Schenardi. Elle n’arrête pas de semer la m… en parlant à tort et à travers ! C’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour faire parler d’elle. Elle devrait […] »

 

La suite dans Minute,hebdomadaire qui ne figure pas dans mes lectures habituelles ainsi nous ne connaitrons pas les méandres de cet accord sauf si certains d’entre vous peuvent nous l’adresser ou que M. Vardon le mette sur son site…

 

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