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09/04/2009

De Villepin:morceaux choisis…..En attendant le reste !

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Face aux élucubrations de certains qui pensent que fidélité riment avec affidés,il nous a semblé important  de appeler certaines déclarations de Dominique de Villepin.Ces déclarations,elles ont l'avantage de rappeler à celles et ceux qui se réclament d'un certain héritage que les principes intangibles énoncés par celui dont elles ou ils se réclament n'ont guère varié et que de les rappeler n'est pas synonyme « d'inspection des travaux finis ».Ca c'est poutrle chef des Mexicains azuréens.

Pour les autres,les tenants de l'explication philosophique du gaullisme,les tenants du néo-gaullisme pragmatique,il convient de rappeler quelques principes du gaullisme.En particulier sur l'OTAN et l'intégration de nos armées dans un conglomérat sous le férule américaine.

Alain Peyrefitte : « Attendez-vous quelque chose de la session de l'OTAN ?

De Gaulle. - Que voulez-vous que j'en attende ? L'OTAN ne sert à rien : il ne peut rien s'y passer ! Tout ça, c'est zéro, zéro, zéro. C'est fait pour faire vivre des fonctionnaires internationaux qui se font payer grassement à ne rien faire, sans verser d'impôt.

Alain Peyrefitte. - On ne reviendra pas sur le retrait de nos officiers de marine de l'OTAN ?

De Gaulle. - Pourquoi voulez-vous qu'on revienne là-dessus ? Il n'y avait aucune raison pour qu'ils y restent. C'était une anomalie qu'ils soient là. Bien sûr, ils se faisaient payer plus cher que s'ils étaient restés dans la marine française. Ces organismes internationaux sont bons pour y attraper la vérole. Nos représentants oublient le devoir d'obéissance à l'Etat. Ils y perdent le sentiment national.

Alain Peyrefitte. - La chose a été rendue publique à partir de l'Allemagne. Nous les avions prévenus de notre intention, dans le cadre des consultations prévues par le traité de l'Elysée ?

De Gaulle. - Non. Je ne crois pas. Pourquoi voulez-vous qu'on les prévienne ? Non. Il fallait bien que ça se sache un jour ou l'autre.

Alain Peyrefitte. - C'est le journal Die Welt qui a fait la fuite.

De Gaulle. - Les Anglais, qui sont des maîtres dans l'art de manipuler, ont colonisé la presse allemande. Adenauer était le premier à s'en plaindre. Les Allemands sont liés par leur presse aux mains des Anglo-Saxons.

Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L'Europe supranationale, c'est l'Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d'une autre manière, parce qu'ils sont de la même famille. Alors, il n'y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s'acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington. De Gaulle ne veut pas de ça. Alors, on n'est pas content, et on le dit à longueur de journée, on met la France en quarantaine. Mais plus on veut le faire, et plus la France devient un centre d'attraction. Vous nous voyez avaler la supranationalité, nous ? La supranationalité, c'était bon pour les Lecanuet !

Alain Peyrefitte. - On dit que vous allez recevoir Jean Monnet.

De Gaulle. - Pourquoi ne le recevrais-je pas ? Je l'ai toujours reçu quand il me l'a demandé. Il a été mon ministre. Ce n'est pas parce qu'il est devenu l'inspirateur des supranationalistes, c'est-à-dire des antinationaux, que je dois lui fermer ma porte. »

PEYREFITTE Alain, C'était de Gaulle

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Il est vrai que depuis l'avènement de l'UMP,il est de bon ton de tout expliquer par le pragmatisme,outil indispensable à toute fluctuation de la politique du président de la république.On nous dira bientôt que Nicolas Sarkozy est le légitime héritier de général de Gaulle en ayant accepté une réintégration du commandement de l'OTAN contre un plat de lentilles,On nous dira bientôt que la politique moyen orientale de Nicolas Sarkozy est inspirée,dans son essence,par celle mise en œuvre par le général de Gaulle et que c'est pour cela qu'il a désigné M.Kouchner comme exécutant en chef de cette politique.

On nous dira bientôt que l'UMP est le parti politique qui se situe dans la droite ligne du RPF(Rassemblement du Peuple Français) et que c'est pour cela qu'elle regroupe en son sein les pires ennemis de la politique d'indépendance nationale du Général de Gaulle. Et tout cela au nom du pragmatisme érigé en politique,le gaullisme pragmatique.

Le pragmatisme politique,il avait un visage a l'époque où le général de Gaulle a annoncé notre retrait de l'OTAN,celui des atlantistes outranciers et les valets de l'intégration forcennée.Il en un est qui sortait du lot,si j'ose dire,Monsieur Pleven.

Voici ce qu'il disait à la tribune de l'assemblée nationale dans son discours de réponse à Georges Pompidou,je cite la conclusion qui résume parfaitement,selon nous,la pensée profonde de ceux qui combattirent,en permanence,l'idée d'indépendance nationale et du rôle de la France du général de Gaulle.

 « Pour nous, la grandeur d'un pays n'est pas d'avoir les mains libres. Elle consiste à prendre sa part de responsabilité et, à ce titre aussi, nous condamnons votre retrait de l'O.T.A.N., non pas par esprit partisan, mais en fonction de la plus sincère des convictions.

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In Le 14 avril 1966, René Pleven, ancien ministre français de la Défense, dénonce devant l'Assemblée nationale la décision du président de Gaulle de retirer les forces françaises du commandement militaire intégré de l'OTAN et pointe les dangers de cette décision unilatérale pour la sécurité de l'Europe.

Sa part de responsabilités,cela ne vous rappelle rien....(écoutez bien ou relisez le discours de N.Sarkozy lors du sommet de Strasbourg)

C'est pout tout cela,et c'est bien peu encore,qu'il nous a paru intéressant d'opposer les déclarations de Dominique de Villepin aux logorrhées de certains chiens de garde du président de la république.

« J'ai la banane » : « La question, c'est que le président de la République, l'institution qu'il représente, soit capable de faire preuve non pas de banane, mais de vision, d'anticipation, de sagesse. (...) On n'attend pas d'un président qu'il soit survitaminé, on attend qu'il soit sage. » (Le 29 mars, dans l'émission « Dimanche soir politique » de France Inter, iTélé et Le Monde, écouter le son)

Affaire de la video « Sarkozy off » diffusée sur Rue 89 : « La liberté d'expression fonde notre démocratie. Elle ne trouve sa limite que dans l'atteinte à la vie privée ou à la sécurité d'autrui. A l'évidence, c'est ma conviction, cette affaire ne relève pas d'une de ces exceptions. » (Le 30 mars, sur Rue89)

Chaise vide et éventuelle au G20 : « Je ne crois pas qu'on puisse, à quelques jours d'intervalle, dire "je reviens dans le commandement intégré parce que les absents ont toujours tort" et, à la veille de participer à la réunion du G20, dire qu'on envisage de s'absenter. (...) Barack Obama et Gordon Brown ont rappelé que Nicolas Sarkozy serait présent des hors-d'œuvre au dessert. Je crois que la feuille de route est clairement fixée.(...)

« Cela me rappelle l'époque où certaines diplomaties prenaient leurs chaussures et la tapaient sur la table. Est-ce qu'il faut revenir aujourd'hui à des stratégies de ce type ? (...) Il ne faut pas se laisser guider par la passion et par l'émotion. L'émotion ne saurait être une stratégie. » (Le 1er avril, à l'Assemblée nationale)

Paquet et bouclier fiscaux : « Il faut faire preuve de justice sociale, c'est la condition pour pouvoir mener toutes les autres politiques. Or, les rendez-vous de justice sociale ont été jusqu'à maintenant des occasions manquées.

« Occasion manquée au lendemain de l'élection avec le paquet fiscal, même si on a fait des reproches indus. Occasion manquée avec la réforme du bouclier fiscal. Il fallait suspendre le bouclier fiscal parce qu'il faut que les Français soient rassemblés et donc qu'ils aient le sentiment que les efforts soient justement répartis. » (Le 3 avril, sur BFM TV et RMC, voir la vidéo)

Décret sur le salaire des patrons: « Je pense qu'une loi devrait être prise pour mettre sur la table l'ensemble de ces dispositifs, je pense personnellement sur une base volontaire ou incitative pour les entreprises aidées par l'Etat à une suspensions de toutes les rémunérations complémentaires. (...) »

« On a voulu faire confiance au Medef et au code de déontologie, on a voulu faire confiance au décret gouvernemental, un décret très tiède et qui n'est pas à la hauteur de la situation... Il faut en matière politique en temps de crise un électrochoc pour marquer notre volonté commune de justice sociale. » (Le 3 avril, sur BFM TV et RMC, voir la vidéo)


Retour de la France dans les structures de commandement de l'OTAN: « Elle intervient à contretemps », « à contresens », « à contre-emploi ». « Elle est source de dangers », « de blocages », « de distorsions ». « En définitive, cette décision va à rebours de l'histoire, car l'Otan est la réponse d'hier, occidentale et militaire, aux défis de demain. »

« Cette réintégration n'est pas sans risques, chèque en blanc signée à une Otan en quête d'un rôle et d'une légitimité, tentée par la fuite en avant. » (Le 3 avril, dans Le Figaro)

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